• E.L.M.S

PRESSION DE L'ETAT SUR LES DIRIGEANTS DU CHU !


Les dirigeants du CHU Pointe à Pitre/ Abymes sont sous pression de l'Etat lui-même qui a placé des conditions dans le financement du nouveau CHU. Le déficit estimé à 58,5Million d'Euro doit être résorbé en sept ans !

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Le permis de construire qui a été signé avant-hier par le dicteur général Christian Delavaquerie, sera déposé cette semaine en préfecture pour instruction et validation de la part du Préfet, la réponse se fera dans quatre ou six mois maximum. Cependant l'autorisation de déposer ce permis n'a été donnée par le Copermo (comité interministériel de performance et de la modernisation de l'offre de soins) qu'à condition qu'un travail précis pour un retour à l'équilibre financier soit réalisé et remis au plus tard le 30 juin à l'Agence régionale de santé (ARS).

En mars, l'État a, en effet, émis un avis favorable sur le projet de reconstruction du futur hôpital et sur son financement à hauteur de 590 millions d'euros. On comprend aisément qu'avec un tel investissement, des garanties soient exigées et notamment un retour à l'équilibre financier à l'horizon 2022, soit au moment de l'ouverture du futur hôpital.

Ce plan de retour à l'équilibre (PRE), dont les grands axes ont été fixés par l'État, devra résorber le déficit structurel de 58,5 millions d'euros en intégrant 70% d'économie, soit environ 40 millions (optimisation des organisations administratives, logistiques et techniques) et 30% de recettes supplémentaires, soit 18 millions d'euros (voir ci-contre). Un plan d'actions particulièrement ambitieux, évalué tous les six mois, et qui conditionnera le versement des crédits alloués par l'État à l'avancée des travaux.

Des conditions qui peuvent ralentir les travaux :

Devra-t-on dire adieu au futur CHU si l'hôpital ne parvient pas à se redresser dans les délais ? Pas du tout, selon le directeur général interviewé par France-Antilles : « L'hôpital sera totalement reconstruit et financé par l'État pour deux raisons majeures : le risque sismique et la situation très insuffisante des moyens de l'hôpital pour y arriver seul, explique-t-il. Mais il y a une contrepartie. Si des efforts ne sont pas faits, il pourra y avoir un ralentissement de l'opération. »

Plusieurs autres craintes, et pas des moindres, subsistent notamment : l'impact de ce retour à l'équilibre sur les biens et les personnes du CHU. En effet, la direction mise sur 17 millions d'économie au niveau des achats (médicaments, nourriture, etc.) et 4 millions sur les ressources humaines. « Au niveau des achats, il ne s'agit pas de jouer sur la qualité et la quantité, mais sur une optimisation des coûts par le biais de la mutualisation (groupes d'achat) et des mises en concurrence, précise Patrice Lecomte, directeur général adjoint en charge de la coordination du projet de reconstruction.

Quant aux 3 500 salariés, la direction est claire, il n'y aura pas de licenciements. « Il est prévu une soixantaine de départs à la retraite ces prochaines années, précise Christian Delavaquerie. Les deux tiers de ces personnes ne seront pas remplacées. La logique est d'être plus économique sur nos ressources et plus productif. Il y aura donc moins de personnels dans un premier temps, mais à plus long terme, nous recruterons des professionnels de haut niveau et très spécialisés. Les partenaires sociaux ont été informés en ce sens. » .

Le plan de redressement prévoit également une baisse du nombre de lits et de places, censée apporter une économie de 12 millions d'euros : on passe de 596 à 526 lits et de 80 à 106 places. Toutefois, l'hôpital sortira renforcé au regard du nombre de lits de soins critiques (réanimation, soins intensifs) qui passent de 45 à 73 et de la densité de son plateau médico-technique avec un IRM et un bunker de radiothérapie supplémentaires et un Tep Scan.

E.L.M.S pour TheLinkFwi@l'Actualité en un clic !!

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