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HAÏTIENS DEHORS !


Des centaines de milliers d'Haïtiens ou de descendants d'Haïtiens avaient jusqu'à hier Mercredi 19h pour régulariser leur situation sur le territoire de la République Dominicaine. Ils sont donc des milliers a être menacés d'expulsion vers Haïti !

En Septembre 2013, Le gouvernement dominicain a mis en place le Plan Nacional , Qui était censé retirer la citoyenneté à toute personne née de parents sans-papiers » résidant dans le pays après 1929. Face à l'ampleur de la polémique, le gouvernement dominicain s'était rétracté car l'ONU s'en était mêlé.

A l'époque, les personnes visées devaient fournir des certificats de naissance pour eux-mêmes et leurs parents. Malgré les preuves fourni, certains résidents de la République Dominicaine, qui pour la plupart sont nés dans ce pays, ne sont toujours pas reconnus comme résidents. Depuis, ils sont menacés d'expulsion vers Haïti, pays de leurs parents ou arrières grands-parents.

Il s'avère que le Gouverement Dominicain, soit désidé à mettre la majorité des "clandestins" comme ils les appellent dehors, pourtant certains haïtiens sont nés en République Dominicaine ou sont la quatrième génération d'immigrés qui sont nés dans les provinces rurales, malgré cela ils ne disposent d'aucun papier d'identité garantissant leur identité : dominicaine !

Depuis Février, dernier les tensions raciales refont surface. Dans certains quartiers de Santo Domingo on peut apercevoir des graffitis visant les haïtiens :"Les Haïtiens dehors" ou "Sale nègre". Le même mois, un haïtien était retrouvé pendu à un arbre mais il n'est pas le seul, ils sont des centaines à être victimes de ces violences gratuites de la part de ceux qui se considèrent supérieurs à eux. Le racisme est généralisé à St Domingue, depuis que vous être foncé de peau, vous êtes considérés comme "Haïtien" et vous êtes mal traités ou mal reçus !

Il n'y a pas que la population dominicaine, qui est raciste, le gouvernement l'est aussi, car avec cette décisionn il y a une volonté de faire un nettoyage social déguisé en réforme de l'immigration . Plus de 300.000 personnes sont touchées par cette décision, qui est une mise en œuvre de nettoyage social, alors que le monde et les médias sont assis en silence . Ironie du sort , aux Etats-Unis , 1,5 millions de Dominicains sont aussi des immigrants.

Hier, mercredi ils étaient des milliers d'haïtiens ou d'origine haïtienne à travers la République Dominicaine à faire leur régularisation, une foule interminable sous un soleil de plomb, qui campait en espérant se voir délivrer le précieux papier. Après la fermeture des bureaux d'immigration à 19h00, certains n'ont pas eu la possibilité d'avoir les papiers nécessaires, et sont donc menacés d'expulsion...Les Haïtiens constituent la communauté étrangère la plus importante de République dominicaine, voisine de Haïti, mais également la plus pauvre. Selon un recensement de 2012, ils sont 458.000, soit 87,3% des immigrés et 5,4% de la population totale, travaillant notamment dans l'industrie de la canne à sucre. Seulement 10% d'entre eux sont en situation régulière. Le Plan de régularisation concerne tous les immigrés, dont une minorité de Nord-Américains, de Chinois ou encore de Mexicains.

Jusqu'à mercredi matin, 275.000 personnes étaient déjà inscrites au Plan. Le gouvernement, qui a déjà préparé plusieurs bus et des centres de rétention pour assurer ces rapatriements, tablait sur la régularisation de 250.000 étrangers.

"Environ 200.000 Haïtiens vont se retrouver dehors", estime Roudy Joseph, coordinateur du Mouvement justice migratoire, qui regroupe des organisations de la communauté haïtienne et des syndicats. La presse locale a rapporté que plusieurs centaines d'Haïtiens avaient déjà renoncé à une éventuelle régularisation et commencé à se déplacer vers la frontière. Fin mai, le pape François avait appelé les évêques de la République dominicaine à faire tout leur possible pour que le gouvernement et la population accueillent ces travailleurs immigrés haïtiens. Les relations entre Saint-Domingue et Port-au-Prince sont émaillées de tensions, notamment depuis que la justice dominicaine a déclaré fin 2013 que les descendants d'immigrés clandestins ne pouvaient bénéficier de la nationalité dominicaine, privant de papiers des dizaines de milliers d'enfants et petits-enfants d'Haïtiens partis travailler dans les exploitations agricoles locales au cours du 20e siècle. Les problèmes migratoires entre les deux pays se sont encore aggravés après le tremblement de terre qui a ravagé Haïti en janvier 2010, faisant 200.000 morts et un million de déplacés.

Précisions sur les expulsions :

Tous les rapatriements auront lieu entre 06h00 du matin et 17h00 du lundi au samedi, sauf le dimanche et les jours fériés. En cas de résistance, de désordre ou de mouvement de foule, les membres des forces armées qui apporteront leur soutien opérationnel n'utiliseront aucune armes létales et ne sont autorisées qu’à un usage limité de matraque et du taser. C’est la DGM qui fixera les normes, formulaires et les instruments juridiques qui seront utilisés dans le processus d'expulsion des immigrants illégaux. Chaque opération de rapatriement sera filmé du début à la fin, pour disposer d'outils pour évaluer les procédures établies tous les jour et en cas de contestation ou d’allégation de violence. Dans le cas des ressortissants haïtiens à être rapatriés, un représentant du ministère des Affaires étrangères sera présent au point de sortie de la République dominicaine à la frontière. Les rapatriements seront encadrés au minimum par une équipe composée d’un inspecteur et de deux agents de Migration, en plus de représentants des Forces Armées et de la Police Nationale. Ces rapatriements disposeront également du soutien de représentants de l'Organisation Internationale des Migrations (OIM), de l'Organisation des Nations Unies (ONU) et du Conseil National pour l'Enfance (Conani), ainsi que d'autres organismes et agences de l'État dominicain, qui garantiront la régularité, la légalité et la légitimité du processus d'interdiction migratoire conformément aux normes nationales et internationales, qui seront garant de l'intégrité de la protection des droits de l'homme.

Durant ce processus, 7 Centres de transit sont prévu pour accueillir les ressortissants haïtiens et les étrangers d’autres nationalité et chaque cas sera traité individuellement. Il sera vérifié s’ils ont des documents, un dossier avec données biométriques sera établi et ceux qui ne sont pas inscrit au PNRE, qui sont sans document pour se régulariser, leur transfert dans leur pays d’origine, sera alors mis en marche. Ces Centres sont équipés de toute la logistique pour recevoir dignement les personnes en situation irrégulière ou sans papier qui ne séjourneront pas plus de 48 heures dans ces endroits. Des soins seront donnés aux personnes qui le nécessitent ainsi que de la nourriture et de l'eau.

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