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MENACE : LE CIGUATERA DE RETOUR !


Depuis 2012, qu'on l'avait oublié, il s'avère que depuis le début de l'année 2015, la Ciguatera est de retour dans l'archipel.l'ARS et la DAAF (direction de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt) ont enregistré 8 épisodes d’intoxications alimentaires dues aux ciguatoxines contenues dans les poissons, pour un total de 13 malades.

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Depuis le début de l’année 2015, l'ARS (agence régionale de santé) et la DAAF (direction de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt) ont enregistré 8 épisodes d’intoxications alimentaires dues aux ciguatoxines contenues dans les poissons, pour un total de 13 malades. Les intoxications de ces derniers mois, constatées en restauration commerciale et lors de l'achat de poissons à l'étal, se concentrent en particulier sur la consommation de carangues notamment l'espèce de carangue jaune (yellow jack) qui semblerait de plus en plus présente sur nos côtes et dont la pêche et la vente sont strictement interdites.

Qu'est ce que la Ciguatéra ?

La ciguatera est une intoxication alimentaire provoquée par la consommation de certains poissons prédateurs vivant à proximité ou dans les récifs coralliens abîmés contaminés par une toxine produite par une micro algue (Gambierdiscus toxicus) présente dans ces récifs coralliens. Dans la majorité des cas, les symptômes apparaissent entre 1 à 4 heures après le repas, plus rarement au-delà de 24 heures. Les douleurs abdominales, nausées, vomissements et diarrhées sont les symptômes digestifs les plus souvent rencontrés. Mais aussi un prurit de la paumes des mains et plantes des pieds qui peut parfois être généralisé. Les autres symptômes possibles sont des troubles de la coordination et de l'équilibre, hallucinations, céphalées, vertiges, engourdissements, fourmillements surtout au niveau des extrémités, et du visage. Le patient peut se plaindre de sensations de brûlure ou de décharges électriques au contact d'objets froids ; il peut présenter une bradycardie, une hypotension ainsi que des douleurs musculaires, articulaires et une fièvre. Une identification précise des espèces permet de limiter les risques d'intoxication ; aussi il convient que chacun, pêcheur ou consommateur, soit vigilant vis-à-vis des espèces pouvant présenter un risque : Les pêcheurs, qu'ils soient professionnels ou amateurs, doivent savoir reconnaître sans faute les différentes espèces vénéneuses, ou susceptibles de l’être compte tenu de leur taille ; les écarter de la vente et ne pas les consommer. Les consommateurs doivent être vigilants quant à l'origine du poisson qu'ils achètent. En cas de doute, il convient d'interroger le poissonnier ou le pêcheur afin de se faire préciser l’espèce ainsi que le lieu de pêche. Les professionnels de la restauration ne doivent pas commercialiser les espèces vénéneuses mentionnées sur la plaquette jointe. En cas de troubles après un repas de poissons, il convient de consulter son médecin rapidement et de conserver les restes du repas au congélateur. Leur analyse permettra, le cas échéant, d'identifier l'origine de l'intoxication.

E.LM.S pour TheLinkFwi@l'Actualité en un clic !!

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