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EUZHAN PALCY A L'HONNEUR DANS LA PRESSE ANGLO-SAXONNE


Euzhan Palcy, plus grande réalisatrice martiniquaise à l'honneur, dans la presse Anglo-Saxonne. Pas moins de quatre institutions ou médias anglo-saxons ont placé la réalisatrice martiniquaise parmi les femmes les plus importantes de l’histoire du cinéma.

Née le 13 janvier 1958 en Martinique, est la première réalisatrice noire produite par un studio de Hollywood (Metro Goldwyn Mayer), la seule femme qui ait dirigé Marlon Brando. Très jeune, elle se passionne, pour le cinéma. C'est à l'âge de 17 ans, qu'elle réalise pour la télévision française de Martinique son premier téléfilm, La Messagère. En 1975, Euzhan Palcy s’envole pour Paris sur les conseils de son père qui l’encourage dans son amour du cinéma mais lui conseille aussi de s’inscrire à l’université. Diplômée de la Sorbonne (Lettres et Théâtre), elle étudie également à l’École Louis-Lumière et se spécialise en tant que directeur de la photographie. Elle est connue pour son film notable, "LA RUE CASE NEGRE" qui est un adaptation du roman éponyme.En 1983. Rue Cases-Nègres émeut le public qui découvre la Martinique an tan lontan et l’existence miséreuse des familles noires attachées aux plantations de canne. Le film est un succès public. Le long métrage remporte dix-sept prix internationaux, en France et aux États-Unis. Face au succès de ce premier film international, elle se lance dans la réalisation d'un deuxième film"Une saison blanche et sèche", qui est une adaptation du roman de l’écrivain sud-africain André Brink raconte son pays déchiré par l’apartheid et le racisme.

Euzhan Palcy a effectué la majorité de sa carrière aux Etats-Unis. Mais elle avait ses raisons, en particulier le manque d’opportunités en France, et ce n’est un secret pour personne, surtout pour les metteurs en scène et les acteurs noirs. « Si j’étais restée en France, j’aurais peut-être changé de métier. Je n’aurais jamais pu faire ce que j’ai fait. Il fallait partir », confiait la cinéaste à La1ere.fr en mai 2015.

Elle réalise le film "SIMEON" qui est une sorte de conte fantastique et musical, entre la vie et la mort dans lequel le fantôme d’un musicien, poète et séducteur célèbre, est le captif d’une petit fille Orélie dont il ne peut se délivrer qu’en accomplissant une bonne action. Les acteurs de ce nouveau film seront les musiciens du groupe musical antillais KASSAV', qui composeront la bande originale. Forte de son succès local, national et international, Euzhan part s'installer aux Etats-Unis où en janvier 1999, la télévision américaine diffuse le film Ruby Bridges, une fresque historique qu’elle réalise et coproduit sur une enfant de cinq ans qui se bat pour mettre à bas les barrières de la discrimination raciale dans les années 1960.

Dernièrement récompensée en Afrique du Sud, Euzhan Palcy fait de nouveau parler d'elle au niveau international.

Première femme noire réalisatrice à Hollywood

Ces dernières semaines, Euzhan Palcy a été particulièrement honorée par le monde de la culture anglo-saxon. Début octobre, le prestigieux British Film Institute publiait dans son magazine Sight and Sound une liste des 100 films dirigés par des femmes et tombés dans l’oubli de l’histoire du cinéma. La cinéaste martiniquaise y figure avec son premier film « Rue Cases-Nègres » (1983). Sight and Sound rappelle par ailleurs qu’Euzhan Palcy fut la première femme noire metteur en scène d’un film grand public produit par Hollywood pour « Une Saison blanche et sèche » (1989).

Le 13 octobre, c’était au tour du « Telegraph », l’un des quotidiens britanniques les plus populaires, d’inclure Euzhan Palcy dans la liste des 34 femmes « les plus importantes, créatives et influentes » qui ont changé le cinéma à Hollywood. Le journal rappelle à l’occasion le rôle des « parrains » de la cinéaste, le Français François Truffaut et l’Américain Robert Redford. Le classement ne comporte pas seulement des réalisatrices, mais aussi des actrices comme les Afro-Américaines Dorothy Dandridge (« Porgy and Bess ») et Pam Grier (« Jackie Brown », de Quentin Tarantino).

Enfin, aux Etats-Unis, l’institution Turner Classic Movies (TCM) programme ce mois-ci 47 films réalisés entre 1912 et 2012 par des femmes cinéastes pionnières, pour souligner leur rôle et dénoncer également le manque de femmes dans les postes de décision à Hollywood. Euzhan Palcy figure dans la sélection intitulée « Les années quatre-vingt, un pas en avant », avec « Une Saison blanche et sèche ». Par ailleurs, durant les trois ans à venir, TCM et l’organisation Women In Film mettront en avant le travail des réalisatrices femmes afin de susciter des vocations et faire pression sur l’industrie américaine du cinéma pour obtenir davantage de parité et de diversité.

E.L.M.S pour TheLinkFwi@l'Actualité en un clic !!

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