• L.B

RAPHAEL CONFIANT, LAURÉAT DU PRIX "CASA DE LAS AMERICAS"


L'écrivain martiniquais, Raphaël Confiant, l'un des piliers de la littérature antillaise a reçu le prix "Casa de las Americas" à Cuba.

Raphael Confiant, réputé pour ses écrits et notamment pour son mouvement de la cause créole. Celui qui fut le premier Martiniquais à avoir publié un roman en créole "Bitako-a" a été lauréat pour la deuxième fois à Cuba du prix "Casa de las Americas" pour son roman "Le bataillon créole".

Résumé

Parle-moi de « Là-bas » ! Parle-moi surtout-surtout de La Marne, grand vent qui voyage sans répit de par le monde ! On dit que Théodore est mort dans une tranchée. Je ne comprends pas. Pourquoi l’armée de « Là-bas » se cachait-elle dans des trous au lieu de monter au front ? Pourquoi y attendait-elle que le Teuton fonde sur elle ? Man Hortense a perdu son fils Théodore, coupeur de canne émérite, à la bataille de la Marne, pendant la guerre de 14-18. Mais elle ne comprend pas ce qui s’est réellement passé sur ce front si loin de la Martinique… Théodore faisait partie du « bataillon créole » dans lequel des milliers de jeunes soldats s’enrolèrent pour aller combattre dans la Somme, la Marne, à Verdun et sur le front d’Orient, dans la presqu’île de Galipoli et aux Dardanelles. C’est du point de vue martiniquais, celui des parents des soldats, que Raphaël Confiant a choisi de nous faire vivre cette guerre. Il y a donc Man Hortense ; mais aussi Lucianise, qui tente d’imaginer son frère jumeau Lucien à Verdun ; Euphrasie, la couturière, qui attend les lettres de son mari, Rémilien, prisonnier dans un camp allemand. Et à leurs côtés, ceux qui sont revenus du front : rescapés, mutilés et gueules cassées créoles… Éloge de la mémoire brisée et sans cesse recousue, Le bataillon créole donne la parole à ces hommes et ces femmes qui, à mille lieues des véritables enjeux de la Grande Guerre, y ont vu un moyen d’affirmer leur attachement infédectible à ce qu’ils nommaient la « mère-patrie ».

#Martinique

9 vues0 commentaire