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LA BOURDE RACISTE D'UNE MINISTRE DE LA REPUBLIQUE


La phrase de la semaine : « Il y a des femmes qui choisissent, il y avait aussi des nègres américains qui étaient pour l’esclavage. (…), par Laurence Rossignol, ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes du gouvernement Hollande. ELMS répond

“Il y avait des nègres afric… des nègres américains qui étaient pour l’esclavage”. Non, vous ne rêvez pas. Vous l'avez sans doute entendu, ou lu. Non ? Qui a pu dire cela ? La réponse : Laurence Rossignol : ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes du gouvernement Hollande.

La ministre était l'invitée de la matinale de Jean-Jacques Bourdin " où elle devait parler de sa politique pour les familles françaises. Interrogée par l'animateur, sur l'islamisme qui frappe directement certaines familles et le fait que certaines femmes portent le voile, la ministre a comme qui dirait, fait, une bourde qui a secoué la toile.

Il y a de quoi. En effet la ministre, dans ses propos a osé les femmes choisissant de porter le voile aux « nègres américains qui étaient pour l’esclavage ». Une comparaison plutôt mal vue, par les minorités mais aussi par les français.

Tout partait d'une question, de Jean-Jacques Bourdin, portant sur ces grandes marques, telles que H&M, Uniqlo ou encore Marks&spencer, qui se lancent dans la mode islamique et proposent à la vente burkinis et autres voiles tendance. Et la ministre d’embrayer : "Quand les marques investissent dans ces vêtements, elles se mettent en retrait de leurs responsabilités sociales et font la promotion de l’enfermement du corps des femmes. Ça me choque, parce que quand on enferme le corps des femmes sous des vêtements qui vont des orteils jusqu’au bout des doigts, l’enfermement global n’est pas loin pour elles derrière."

Son intervention, n'est pas passée inaperçue. Sur internet, ils étaient nombreux à dénoncer les propos racistes de la ministre d'un gouvernement de gauche. Parmi ceux qui se sont insurgés, il y a l'écrivain : Claude Ribbe qui dans un long message sur le réseau social Facebook, faisait part de son mécontentement. L'écrivain et historien s'exprimait ainsi :

« Il y avait des nègres afric… Des nègres américains qui étaient pour l’esclavage ! » : tels sont les propos de Laurence Rossignol, tenus en direct sur RMC, l’une des radios les plus écoutées de France.Si le mot «nègre» a parfois été utilisé par des Afro-descendants, c’était pour dénoncer l’esclavage et le racisme qui en fut le ciment. Mais à celui qui le traitait de nègre, Césaire répondait aussitôt : « Le nègre vous emmerde ! »Quels sont donc ces « nègres afric…», pardon, ces « nègres américains » qui étaient « pour l’esclavage » ? Nat Turner ? Harriet Tubman ? Frederick Douglass ? Henry Bibb ? Solomon Northup ? Toussaint Louverture ? Louis Delgrès ? Solitude ? Flore Gaillard ?À quelques semaines de la commémoration de l’abolition de l’esclavage, qu’une loi votée en 2001 déclare crime contre l’humanité, la déclaration de cette ministre et l’absence de réactions officielles immédiates conduisent, hélas, à se poser des questions."

De plus, le CRAN (Conseil représentatif des Associations noires de France) par la voix de son président Louis-George Tin, n'a pas manqué de réagir. Interviewé par nos confrères de "People Bokay" Le président du CRAN, trouve que Madame Rossignol, a commis une triple faute. Les mots sont indéniablement négrophobes d’une part, mais empêcher aux jeunes femmes d’avoir leur libre arbitre de porter ou non un foulard c’est de l’islamophobie et de plus les paroles de la Ministre sont sexistes.Si le mot Nègre est employé dans certaine circonstance, par exemple, dans un contexte revendicatif, comme l’a fait Aimé Césaire en écrivant : « Nègre je suis, Nègre je resterai » (avec Françoise Vergès, édition Albin Michel), « on sait parfaitement qu’utiliser le mot nègre est une insulte ». Pour le Représentant du Conseil Représentatif des Associations noires, Mme Rossignol ne pouvait l’ignorer en tant que membre du Gouvernement. Il demande de fait, sa démission et saisit le Tribunal de Grande Instance de Paris.

Dans la foulée, Louis-George Tin porte plainte contre la Ministre des Droits de la Femme, Laurence Rossignol, et demande sa démission du Gouvernement.

Le plus choquant dans cette histoire, comme a pu le souligner Louis-George Tin, est le fait que Jean-Jacques Bourdin, journaliste émérite, star de la matinale de RMC, connu pour être l'homme qui "brise" les politiques, n'ait rien dit. Sommes nous en France ? Comment se fait-il qu'un grand journaliste, puisse à une heure de grande écoute, laisser passer ce genre d'insulte ? A croire que, lorsqu'il s'agit des "noirs" tout est permis ? Jusqu'à quand la négrophobie continuera t-elle ? Car, il me semble quand France, le racisme est condamnable, qui plus est lorsqu'il s'agit d'une personnalité politique, des mesures devraient être prises, mais rien y fait.

Seule la stratégie des excuses a été favorisé, mais quelles excuses ? La ministre a reconnu une "faute de langage" sur l'emploi du mot "nègre", en soulignant qu'elle n'employait jamais ce terme "sauf quand on évoque l'esclavage et les négriers".

En attendant, comme disait Aimé Césaire : " n'allez pas le répéter mais le ‪‎nègre‬ vous emmerde !

E.L.M.S pour TheLinKFwi@L'actualité en un clic !!

#racisme #France #Monde

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