• Admin

BRESIL / GUYANE : TENSION A LA FRONTIERE


Selon une information de l'AFP, sous confirmation du Procureur de la République de Cayenne Eric Vaillant, deux mandats d'arrêt ont été délivrés par le Brésil à l'encontre d'un chef coutumier amérindien et d'un agent du Parc amazonien de Guyane (PAG).

Deux mandats d'arrêt ont été délivrés par le Brésil à l'encontre d'un chef coutumier amérindien et d'un agent du Parc amazonien de Guyane (PAG) a indiqué, hier, le procureur de la République de Cayenne Eric Vaillant. Tous deux sont des habitants de Camopi, petite commune amérindienne de 600 habitants située dans l'Est du PAG, sur la frontière franco-brésilienne, et uniquement accessible en pirogue.

Le mandat d'arrêt a été dressé par le tribunal de la ville brésilienne d'Oiapoque en mars 2016 et transmis récemment au parquet de Cayenne. Oiapoque est la ville frontière avec la Guyane française où a été construit le pont qui relie la France et le Brésil. Ce pont, construit en 2011, n'a toujours pas été ouvert à la circulation, ni inauguré. Le 20 février 2016, une enquête judiciaire avait été ouverte par le parquet de Cayenne suite à des échanges de tirs présumés entre des habitants de la commune et des garimpeiros. "Dans cette affaire il y a deux blessés par armes à feu, un Français (chef coutumier) et un Brésilien, et deux thèses qui s'opposent, chacun accusant l'autre d'être l'agresseur" selon le procureur de la République qui juge l' "affaire très sérieuse". Le président de la collectivité territoriale de Guyane, Rodolphe Alexandre (Guyane rassemblement) a réclamé, vendredi 15 avril, "le déploiement d'hommes supplémentaires sur zone, et ce avant que la situation ne dégénère totalement". Il a affirmé "qu'il s'opposera fermement à toute demande d'extradition susceptible d'être transmise à la France par le Brésil dans le cadre de cette affaire." Camopi est la porte d'accès pour l'orpaillage clandestin opéré dans le PAG. Elle est uniquement accessible par pirogue après 3 à 8 heures de navigation depuis Saint-Georges de l'Oyapock.

Le président de la collectivité territoriale de Guyane, Rodolphe Alexandre (Guyane rassemblement) a réclamé, vendredi 15 avril, «le déploiement d'hommes supplémentaires sur zone, et ce avant que la situation ne dégénère totalement». Il a affirmé «qu'il s'opposera fermement à toute demande d'extradition susceptible d'être transmise à la France par le Brésil dans le cadre de cette affaire.» Camopi est la porte d'accès pour l'orpaillage clandestin opéré dans le PAG. Elle est uniquement accessible par pirogue après 3 à 8 heures de navigation depuis Saint-Georges de l'Oyapock.

#Guyane #antillesguyane #Brésil #politique #justice

10 vues0 commentaire