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Guyane : Une mule de 14 ans arrêtée à Paris avec 456 ovules de cocaïne.


Un trafic de cocaïne démantelé entre la Guyane et Limoges, quatre personnes ont été interpellées parmi lesquelles une mule de 14 ans a annoncé ce mardi 20 décembre, un communiqué de la gendarmerie.

Il semblerait que les passeuses de drogue soient de plus en plus jeunes. A en croire l'information rapportée par nos confrères de La 1ère, ne jeune fille de 14 ans a été arrêtée à l’aéroport d’Orly vendredi dernier, elle transportait 456 ovules de cocaïne dans son estomac.

Cette arrestation a eu lieu dans le cadre du démantèlement d'un trafic de cocaïne alimentant la ville de Limoges, a annoncé, mardi 20 décembre, la gendarmerie dans un communiqué.

Le même jour une seconde personne était aussi interpellée à Orly, cette personne âgée de 40 ans était en possession de 2,8 kg de cocaïne. Le chef de ce réseau et ses complices ont été identifiés. Selon la police ils sont originaires de la Guyane et du Surinam.

Une opération simultanée :

L'opération, menée simultanément à Limoges et en région parisienne, a permis de saisir au total 3,3 kilos de poudre blanche et d'identifier le responsable du trafic et ses principaux complices, originaires du département de la Guyane et du Suriname.

Tous sont placés en garde à vue dans cette vaste opération entre la région parisienne et Limoges. Quatre sont mis en examen et trois en détention provisoire selon la gendarmerie.

Cette nouvelle saisie en provenance de la Guyane, prouve que le département français d'Amérique latine est au coeur de la route du trafic de cocaïne. Ainsi, comme nous l'évoquions dans notre article " LES ANTILLES-GUYANE AU CENTRE DU TRAFIC DE COCAÏNE" le département de Guyane a longtemps été épargné par le trafic. Ce n'est que depuis à peu près quatre ou cinq ans que des saisies de cocaïne se font et elles sont en constantes augmentation. En effet, la position géographique du plus grand département français favorise l'essor d'un trafic et l'implantation d'importants réseaux de stupéfiants. "Département enclavé entre le Suriname et le Brésil, avec lequel il partage plus de 1 200 km de frontières terrestres, la Guyane, située non loin de la Colombie et du Venezuela, et dotée d’une large façade maritime s’ouvrant sur l’Atlantique, est affectée par le développement du trafic de cocaïne dans la région. La topographie du département pré- sente en outre de multiples avantages pour les trafiquants, notamment un réseau fluvial très dense, vecteur traditionnel des échanges commerciaux et humains dans la région, comme c’est le cas avec le Suriname par le fleuve Maroni. En outre, la forêt équatoriale – couvrant près de 90 % de la superficie du territoire – est un lieu idéal pour l’implantation d’aérodromes clandestins. Tous ces facteurs contribuent à compliquer largement le travail des forces de l’ordre. Comme en Martinique et en Guadeloupe, le trafic de cocaïne est apparu au début des années 1980 dans le but de répondre à la demande d’une population plutôt marginalisée la consommant principalement sous sa forme « basée » dite « crack », pour l’essentiel fabriqué au Suriname. C’est seulement à partir du début des années 1990 que le trafic de cocaïne en direction de l’Europe s’est lentement développé pour s’accélérer depuis cinq ans. Cette attractivité pour les trafiquants de cocaïne est attestée par l’augmentation importante et régulière des saisies réalisées à la fois localement et en métropole. Entre 2012 et 2014, les saisies en provenance de la Guyane ont augmenté de 64 %, passant de 86 à 141 kilogrammes..."

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