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Pointe-à-Pitre à travers ses monuments


Pointe-à-Pitre c'est à la fois une ville monde et la capitale économie des îles de Guadeloupe. Pointe-à-Pitre est aussi une ville multi-culturelle et jeune. Centre d'affaire et centre culturel, la ville du centre de la Guadeloupe a tout d'une ville caribéenne. Ses marchés locaux très colorés, ses vieilles bâtisses de type coloniale et ses rues se coupant à angle droit, ses espaces publics et ses équipements administratifs datant de l'ère coloniale font de la deuxième capitale de l'archipel une ville d'histoire.

Vous êtes passionné de voyage, photographe ou simplement aventurier , si vous vous arrêtez en Guadeloupe, un conseil, visitez Pointe-à-Pitre. Ville monde et capitale économique des îles de Guadeloupe, Pointe-à-Pitre est aussi une ville multi-culturelle et jeune. Centre d'affaire et centre culturel, la ville du centre de la Guadeloupe a tout d'une ville caribéenne. Ses marchés locaux très colorés, ses vieilles bâtisses de type coloniale et ses rues se coupant à angle droit, ses espaces publics et ses équipements administratifs datant de l'ère coloniale font de la deuxième capitale de l'archipel une ville d'histoire.

Lorsque vous parcourrez le centre ville, vous découvrirez les différents monuments qui font le charme de la ville. Parmi eux :

1) La Place de la victoire :

La place de la Victoire est la référence pointoise des lieux urbanistiques centraux de détente et d'espace vert. Côté mer, elle donne sur la Darse. Dans une note un peu vieillotte, elle se cale, côté terre, contre les maisons créoles à étages, les établissements bancaires, l'office du tourisme de style néo-classique, le théâtre-cinéma "la Renaissance" et la sous-préfecture de l'arrondissement de Grande-Terre. En parrallèle, une rangée d'arbres à peu près continue délimite le carré récréatif en savane d'un hectare de la ville. Sa configuration actuelle diffère naturellement de l'ex Grand-Place (appellation attribuée quasiment lors de la fondation de Crooked Island, à la fin des années 1760), puis de la Place Sartine, du nom de l'ancien ministre de la Marine et des Colonies avant d'être rebaptisée. Elle est rebaptisée Pace de la Victoire en 1794, pour célébrer le triomphe des sans culottes sur les aristocrates et des esclaves enfin libérés par le conventionnel Victor Hugues. Lequel y installa durant la Terreur, la guillotine.

Elle prend le nom de Place John Skinner en 1813 du nom du gouverneur et général britannique qui s'était emparé de l'île pour deux ans. Elle change de nouveau de nom lors du rétablissement de la Monarchie, et devient la Place Royale, puis à nouveau et définitivement nommée Place de la Victoire.

Aujourd'hui, manguiers et palmiers-royaux ont complété la vocation paysagère du site. Un kiosque à fanfare y a été également construit en 1930 par l'architecte guadeloupéen Gérard-Michel Corbin. L'activité musicale a du reste été élargie depuis 1990 à l'organisation tous les 4 ans d'un festival de jazz et de salsa où se sont produits entre autres Willie Colon, Nina Simon...La place accueille aussi depuis 1996 le super écran géant du festival du cinéma et des arts visuels "noir tout couleurs". En bout de site, devant la Darse, un aménagement spartiate à base d'esplanade en demi-cercle, de porte-drapeaux métalliques et de plate-forme en cadran solaire, a été récemment opéré, octroyant au lieu un sceau urbanistique des pays de l'Europe du Centre et de l'Est.

Plusieurs Monuments architecturaux se situent aux abords de la Place.

2) Le monument du premier jour :

Situé sur la Darse, aux abords de la Place de la Victoire et de la Sous-préfecture, c'est à l'initiative du Conseil général et de “Bharat a gua“, l'association qui a fédéré les associations indianistes de la Guadeloupe que cette œuvre en cuivre martelé du plasticien indien Inderjeet Sahdev, fut inaugurée en décembre 2004 à l'occasion du 150è anniversaire de l’arrivée en Guadeloupe des premiers Indiens. Ce monument rappelle en effet l'arrivée des premiers immigrants indiens sur les terres guadeloupéennes, rend hommage à ceux qui fondèrent la Guadeloupe multiculturelle et célèbre la reconnaissance de la culture héritée de l’Inde comme un des traits essentiels de la culture plurielle de l'île. Après la deuxième abolition de l’esclavage de 1848, il y a eu une diminution brutale de la main d’œuvre sur les habitations. La production cannière déclinant, il fallut trouver un moyen pour relancer cette économie, or, les affranchis exigeaient un salaire que les planteurs estimaient trop élevé. Le recours à l’immigration fut jugé nécessaire pour maintenir les coûts. On se tourna vers l'Inde, qui avait déjà fait ses preuves dans les îles britanniques, le travail du “coolie“ ayant déjà pu être apprécié. Ce principe a été retenu d’autant plus aisément que la France possédait 5 comptoirs en Inde (Pondichéry, Chandernagor, Yanaon, Karikal et Mahé). Le consentement du candidat à l'émigration était théoriquement requis avant que ne lui soit délivré le permis d’embarquer mais il est clair que beaucoup d’indiens se décidèrent à quitter leur pays trompés par les recruteurs qui leur décrivaient la colonie sous des traits prometteurs. Sur la période allant de 1854 à 1860, le recrutement s'est effectué dans les 5 comptoirs avec embarquement dans les ports français de Pondichéry et de Karikal. Pendant une deuxième période, de 1861 à 1889 date de la fin de l’immigration réglementée, les recruteurs français opéraient sur tout territoire indien appartenant à la Grande Bretagne. C'est le 24 décembre 1854 qu'arriva le premier bateau “L’Aurélie“, commandé par le capitaine Blanc, avec 314 passagers. 95 convois se succédèrent ensuite pour transporter plus de 42 000 Indiens avec un contrat d’engagement de 5 ans, renouvelable une fois pour la même période de 5 ans. 24 891 périrent, 9460 repartirent en Inde, les autres se sont définitivement installés en Guadeloupe.

3) La sous-préfecture :

Ancienne caserne d'infanterie située sur la place de la Victoire, a été reconstruite après le tremblement de terre de 1843 et agrandie en 1858. L’édifice se présente la forme d’un plan en H et se caractérise par une grande austérité décorative. Derrière la façade s’ouvre une grande cour ou se trouvaient les annexes du bâtiment.L’édifice, restauré après le cyclone Hugo, est aujourd’hui divisé entre deux services publics : la sous-préfecture et le Trésor public. La façade est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1995.

4) Cinéma Renaissance :

Édifié au début du XXè siècle à l’emplacement d'anciennes écuries, et remplaçant la salle de spectacle incendiée en 1882, le cinéma “La Renaissance” à Pointe-à-Pitre fut la première salle de cinéma de Guadeloupe, avec ses 500 places.

Inauguré le 22 mars 1930, Il accueillait des représentations de spectacle vivant et des projections cinématographiques.A partir des années 1970, il se consacre au cinéma. Malheureusement, le cinéma ferme ses portes en 2001.

La façade, la toiture du bâtiment ainsi que les galeries métalliques sont inscrites au titre des monuments historiques de France depuis le 9 janvier 2009.

En 2010, le bâtiment est inclus dans un projet culturel de renouvellement urbain de la ville de Pointe-à-Pitre.

5) Office du Tourisme de la Guadeloupe :

Le comité du tourisme des îles de Guadeloupe (CTIG). Le bâtiment qui abrite le CTIG est l’ancienne chambre de commerce de Pointe-à-Pitre. Cet édifice bâti en 1927 se singularise par une architecture très « massive » aux lignes néoclassiques . A l’intérieur un grand escalier d’honneur, permet d’accéder au niveau supérieur.

Ce bâtiment, à l’image des pavillons de la ville, est séparé de la rue par un petit jardin et une grille destinés à accroître l’effet de monumentalité.

6) Le pavillon de la ville :

Ancien presbytère Saint-Pierre et Saint-Paull Bâti au 19e siècle, cet édifice est situé entre la place de la Victoire et la place de l'Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, dans le centre-ville.

Propriété de la commune, et classé au titre des monuments historiques par arrêté du 31 mars 1992, le bâtiment est aujourd'hui appelé Pavillon de la Ville de Pointe-à-Pitre.

Le presbytère a fait l’objet de plusieurs campagnes de travaux de restauration. Le chantier est ainsi devenu un haut lieu du savoir-faire traditionnel où ont œuvré les spécialistes des bois tropicaux, de l’ardoise d’Angers et des décors intérieurs. Après les travaux d’urgence et de conservation (1997), la façade principale et l’avant-corps central ont été restitués (1999).

Les dernières tranches se sont achevées en 2006 et portaient sur la restauration des structures (poteaux, poutres, bardage), la couverture en ardoises, les planchers, les cloisons, les portes et fenêtres, les escaliers, la galerie, les sols, les décors intérieurs et enfin le jardin.

La structure à pans de bois a été restituée en respectant dans le détail les assemblages anciens à « traits de Jupiter et entures » renforcés par des cavaliers en fer forgé. Le lambris bardé de clins a été remis en place en conservant les adaptations faites après l’ajout de la galerie métallique. Cet élément a été restauré avec les derniers procédés connus en matière de soudure autogène de la fonte et de protection d’époxy et de polyuréthane de teinte métallisée. La couverture a été refaite en ardoises d’Angers comme à l’origine. Les décors intérieurs ont été rétablis dans l’esprit des faux lambris découverts lors du démontage des bois.

En alliant ainsi le respect des techniques anciennes et les procédés les plus performants de notre temps, ce chantier a permis un échange d’expériences entre les différentes disciplines du bâtiment : pierre, bois, ferronnerie. L’ancien presbytère, rendu à sa lumière d’origine, devient aujourd’hui le lieu renouvelé de la mémoire et de la vie des Pointois.

L’ancien presbytère de Pointe-à-Pitre est alors amené à devenir le Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine, la future maison du Patrimoine. C’est l’un des engagements fixés par les conventions Villes et Pays d’art et d’histoire. Equipement culturel de proximité, la maison du Patrimoine a pour objectif la sensibilisation, l’information et la formation de tous les publics, habitants, touristes, scolaires, à l’architecture et au patrimoine.

7) L'Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul :

Située sur la place Gourbeyre au coeur de Pointe-à-Pitre l'Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul est l'un des bâtiments les plus anciens de la ville : Re-construite à partir du 22 septembre 1807 jusqu'en 1810 où les travaux sont interrompus par la prise de l'île par les Britanniques. Repris sur de nouveaux plans dessinés par l'architecte Nassau en 1814, l'édifice est terminé le 1er décembre 1817.

Elle est fortement endommagée par le tremblement de terre de 1843 nécessitant de lourds travaux menés par l'architecte Alexandre Petit, venu de métropole, et l'inspecteur des travaux publics Auguste de Prémonville. Initiés en 1847, ils s'étendent jusqu'en 1853. En raison de problèmes de conception du toit, une profonde restructuration est décidée vers 1865 et confiée à l'architecte Charles Trouillé qui propose une structure de charpente en métallique réalisée par l'entreprise Joly à Argenteuil, en métropole (en même temps que sont conçues les structures du marché central de Pointe-à-Pitre). Ils sont finis en 1876 et l'église se voit adjointe un clocher, également réalisé par la maison Joly. L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1978 et une rénovation est actuellement en cours.

8) Externat Saint Joseph :

L’externat Saint-Joseph de Cluny, édifiée à partir de 1858, appartient à la congrégation des sœurs de Saint-Joseph de Cluny, arrivées en Guadeloupe en 1822 avec le monopole de l’instruction publique des jeunes filles. Le bâtiment est composé de deux ailes, accueillant les classes, reliées par un corps de bâtiment servant autrefois de chapelle et dessinant un plan en H. L’étage en bois repose sur un rez-de-chaussée en briques ; l’étage de combe est percé de lucarnes pour une meilleure ventilation.Classé au titre des Monuments historiques en 1988, La restauration a permis de restituer la toiture originelle en ardoises.

9) Le Pavillon L'Herminier :

Situé à l'angle de la rue Sadi-Carnot et de la rue Jean-Jaurès à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe. Construit vers 1873 pour la Chambre d'agriculture de la Guadeloupe, devenu Musée L'Herminier au xxe siècle, il est inscrit aux monuments historiques en 2008.

Construit par l'ingénieur Suffit en 1873 – à la suite de l'incendie en 1871 du précédent bâtiment – sur les terrains de la famille L'Herminier (le pharmacien Félix Louis L'Herminier et son fils le botaniste Ferdinand Joseph L'Herminier), le pavillon abrite dès son ouverture la Chambre d'agriculture de la Guadeloupe ainsi que les collections botaniques et zoologiques des L'Herminier. Son architecture coloniale classique en brique comprend un rez-de-chaussée surélevé surmonté d'un étage avec une galerie courante en retrait soutenue par des colonnettes en fonte avec une toiture en tuile (rare en Guadeloupe où la tôle est généralement utilisée) et un faîtage dentelé en zinc ainsi qu'une marquise de la même matière. Au xxe siècle, il devient le musée L'Herminier.

10) Musée Saint-John Perse :

Cette ancienne demeure, construite dans le dernier quart du XIXe siècle, a été la propriété personnelle du directeur de l’usine Darboussier, Ernest Souques, puis celle des directeurs successifs de l’usine. Cet édifice à l’architecture remarquable est composé d’une structure métallique avec remplissage en briques.À l’abandon au début des années 1970, menacé de destruction, la municipalité se porta acquéreur de l’édifice en 1975 et demanda son classement. Classé le 2 février 1979 et après plusieurs années de restauration visant à en faire un musée municipal, le musée Saint-John Perse, l’édifice fut inauguré en 1987, lors des cérémonies célébrant le centenaire de la naissance du poète.

11) Médiathèque Archille René Boisneuf :

Ancien hotel de ville de la ville, il a été inauguré en 1885. Cet édifice typiquement antillais, formé d’un rez-de-chaussée en briques enduites, bâti sur un vide sanitaire, d’un étage en bois prolongé par un étage de comble. L’aménagement intérieur est entièrement en bois.

L’ancien hôtel de ville a été classé au titre des Monuments historiques le 21 janvier 1987. L’année suivante, la municipalité engagea la restauration de l’édifice. Cette opération a été répartie sur dix années de chantiers, de 1988 à 1998. Les travaux ont concerné la restauration à l’identique de l’ensemble du bâtiment.

12) Musée Schoelcher :

Inauguré en 1887, le musée Schœlcher, propriété du conseil général de la Guadeloupe, regroupe les collections d’art léguées par Victor Schœlcher, homme politique du XIXe siècle qui se battit pour l’abolition de l’esclavage. Sont conservés, des moulages, copies d’antiquités grecques et romaines, des porcelaines de la manufacture nationale de Sèvres mais également des documents sur l’esclavage.

Mitoyen de l’ancien hôtel de ville de Pointe-à-Pitre, le musée Schœlcher est un immeuble entièrement en pierre, un type de construction unique à Pointe-à-Pitre. La façade se signale en outre par son décor soigné. Une partie du bâtiment (façade et toiture) est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1979.

13) Lycée Carnot :

Ancien hôpital royal datant du XVIIIe siècle, l’hôpital a été reconstruit après le tremblement de terre de 1843. Le bâtiment principal, en forme de U, comprenait les chambres pour les malades qui ouvraient sur une galerie intérieure. Autour du bâtiment se trouvaient une trentaine d’annexes. En 1883, l’hôpital est transformé en lycée qui prend en 1895 le nom de lycée Carnot. Le lycée doit beaucoup à Alexandre Isaac dont un buste commémore le souvenir au milieu d’un parterre de fleurs. Les façades et toitures du bâtiment en U, ainsi que les pavillons d’entrée, l’escalier et la cour furent inscrit à l’inventaire supplémentaire en 1979.

14) Centre culturel Rémy Nainsouta :

Centre culturel et Galérie d'Art située à l'entrée de la ville, est l'ancien hôpital Saint-Jules résérvé alors aux plus démunis, entièrement restauré après le passage du cyclone Hugo en septembre 1989 a été transformé en centre culturel baptisé Centre Rémy NAINSOUTA, en hommage à l'ancien maire de Saint-Claude, qui étaiet un médecin vétérinaire, érudit, défenseur de la culture guadeloupéenne et pour la promotion de la Guadeloupe, homme politique et Résistant censuré par le gouverneur Sorin.

Le centre vous propose au rez-de-chaussée : une bibliothèque consacrée à la Caraïbe, une salle de conférence dans l'ancienne chapelle et au premier étage où se trouvaient les salles communes un vaste espace d'expositions. Se reinseigner auprès des bibliothèques de la ville pour en connaître le programme.

15) Le Mémorial Acte :

Nouveau venu dans le paysage pointois, visible à des km mais critiqué par une partie de la population, qui reproche certaines omissions historiques, la réécriture de l'histoire. Le Mémorial Acte est le Centre caribéen d'expressions et de mémoire de la Traite et de l'Esclavage ». C'est même le seul centre au monde a parlé de l'esclavage. Ce mémorial est situé dans la rade du port de Pointe-à-Pitre, sur le site de l'ancienne usine sucrière Darboussier. Initié par l'ancien président du Conseil Régional Victorin Lurel et la Région Guadeloupe sur proposition du Comité International des Peuples Noirs (CIPN), le Mémorial ACTe a pour ambition originelle de créer un lieu dédié à la mémoire collective de l'esclavage et de la traite, ouvert sur le monde contemporain. A la centre centre de commémoration, lieu de rassemblement et centre culturel, le Macte doit être visiter.

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