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Dopage dans le Tour cycliste, ce n'est pas la première fois !


L'information est tombée hier en fin de journée, sur le site spécialisé Direct Vélo. Trois coureurs du peloton ont été contrôlés positifs à l'EPO Cera, lors du dernier Tour cycliste de la Guadeloupe. Ces coureurs sont de véritables stars de la petite reine en Guadeloupe, leurs noms Daniel Bernal, Flobert Pena Pena et Giovanni Baez Alvarez. Ils écopent de 4 ans d'interdiction de Tour cycliste. C'est sans doute la fin de leurs carrières.

Choc, émoi, consternation, le monde du cyclisme guadeloupéen est de nouveau secoué par un scandale de dopage. Cette nouvelle affaire de dopage a été révélée par le site spécialisé Direct Vélo. Trois coureurs du peloton ont été contrôlés positifs à l'EPO Cera lors du dernier Tour de la Guadeloupe. Ces coureurs sont de véritables stars de la petite reine en Guadeloupe, leurs noms Daniel Bernal du rayon d'argent, Flobert Pena Pena et Giovanni Baez Alvarez de l'USL. Trois grands coureurs qui courent dans deux grands clubs. Autant dire que le choc y est.

Les sanctions sont tombées rapidement. La commission nationale de discipline antidopage de la Fédération française de cyclisme a donc décidé de suspendre les trois coureurs colombiens pour une durée de 4 ans. Ils ne pourront donc pas participer à des compétitions avant le 25 septembre 2020 inclus, pour Baez Alvarez et Pena Pena et le 28 septembre 2020 pour Bernal. Les trois cyclistes devront s'acquitter chacun d'une amende de 4000 euros. De plus, les résultats obtenus à la date du contrôle, le samedi 30 juillet 2016, ont été annulés.

Ce n'est pas la première fois que le monde du cyclisme guadeloupéen est touché par un scandale de dopage, déjà en 2016 Un rapport accablant publié par l'Agence Française de lutte contre le Dopage, atteste qu'un vaste réseau et un trafic s'est implanté sur le sol guadeloupéen. A l'époque, sept coureurs étaient mis en cause dans le rapport, ainsi que Fabrice Gène, directeur sportif du Vélo-Club de Grand Case.

En ce qui concerne, les coureurs impliqués, pour eux aussi, ce n'est pas la première fois, qu'ils figurent dans un tel scandale..En effet, Daniel Bernal en 2008 faisait parti des coureurs poursuivis par la justice. A cette période, membre de l'USL, il avait été mis en examen avec ses coéquipiers de l'USL, les guadeloupéens Johann Rufine et Boris Carène ainsi que le Colombien Ismael Sarmiento pour détention et importation de produits, substances et méthodes prohibées. L'arrestation et la mis en examen, faisaient suite à une saisie douanière effectuée mercredi à leur retour d'une semaine d'entraînement en Colombie. Des produits, dont certains sont autorisés pour une administration par voie orale mais que les coureurs se faisaient injecter par voie intraveineuse, avaient été saisis à cette occasion.

Face à cela, le club cycliste au palmarès le plus huppé de la Guadeloupe, avait été exclu du 58ème Tour cycliste international.

Finalement, les coureurs avaient bénéficié d'un non-lieu demandé par le Parquet de Pointe-à-Pitre dans cette affaire de dopage présumé.

Comme pour son compatriote, Flobert Pena Pena est un habitué des circuits. En 2010, à peine signé, son club V.C.G Saint-Martin qui l'avait enrôlé pour les compétitions de Guadeloupe, le retire de sa liste de compétiteurs à quelques jours du Tour de Guadeloupe, car son nom est cité dans une affaire de dopage.

A cette période, neuf coureurs bien connus dans le peloton guadeloupéen, étaient accusés d'avoir organisé et pris part à un vaste réseau de produits dopants avec des intermédiaires. Parmi eux, Jean-Marie Marimoutou, Nicolas Dumont et Flober Peña Peña, quadruple vainqueur du Tour de la Guadeloupe. Accusés de fabrication, détention et transport de produits interdits, les hommes ont vu leurs chefs d'accusation requalifiés par la Cour en usage de produits interdits.

En 2013, soit trois ans après les faits, la Présidente du Tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre avait relaxé le coureur colombien Peña Peña, ainsi que le coureur guadeloupéen Jean-Claude Luce. Une relaxe, en raison de l'insuffisance de preuves caractérisées. Moins chanceux, les autres coureurs mis en cause a été lourdement condamnés. Nicolas Dumont, par exemple, écopait lui de six mois de prison avec sursis et d'une amende de 3000 euros. Pour les autres cyclistes impliqués, les peines variaient de quatre à sept mois de sursis, les amendes étaient comprises entre 1500 et 3000 euros.

Arrivés en Guadeloupe dans les années quatre vingt dix, José Flobert Peña Peña et José Daniel Bernal Garcia comptabilisent à eux deux huit victoires et sept podiums sur le Tour de Guadeloupe, mais, avec cette nouvelle condamnation, les coureurs se voient également interdits de toutes compétitions et manifestations sportives organisées ou autorisées par la Fédération française de cyclisme (FFC). Après ces révélations, le rayon d'argent s'est très vite désolidarisé de José Daniel Bernal Garcia. Âgés de 43 ans pour Bernal et Pena , 36 ans et 43 ans, cela pourrait bien mettre un terme à leurs carrières.

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