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Edouard Philippe premier ministre, qui est-il ?


ça y est, Macron a nommé son premier ministre. Son nom : Edouard Philippe maire Les Républicains de la ville du Havre, mais grand inconnu du paysage politique. Qui est donc cet illustre inconnu qui accède au poste suprême ?

Son nom circulait avec insistance depuis plusieurs jours pour occuper la fonction de premier ministre.

Aujourd'hui, Edouard Philippe 46 ans, maire (Les Républicains, LR) du Havre, proche d'Alain Juppé, a été nommé premier ministre de la République.

Inconnu jusqu'à récemment, qui est Edouard Philippe ?

Petit-fils de docker, fils de deux professeurs de français,Il passe son bac à Bonn, en Allemagne, où son père avait été muté. Il a ensuite fait une année d’hypokhâgne, trois ans à Sciences Po, puis deux ans à l’ENA (promotion Marc-Bloch). Edouard Philippe commence à militer au Parti socialiste (PS), tendance Rocard, durant ses années d’études avant de se rapprocher de la droite. Il y a d’ailleurs côtoyé à cette époque, dans les rangs des jeunes rocardiens, un certain Alexis Kohler, aujourd’hui secrétaire général de l’Elysée.

Sa carrière politique débute en 1997 au Conseil d’État. Militant du Parti socialiste, il a soutenu Michel Rocard pendant deux ans, avant de se rapprocher de la droite. En 2001, il rejoint l’équipe municipale du maire du Havre, Antoine Rufenacht, qui lui passera le témoin en 2010. Mais c’est dans l’ombre d’Alain Juppé, qui l’a fait venir comme directeur général lorsqu’il prend la présidence de l’UMP à sa création, en 2002, qu’il va prospérer.

Cette même Alain Juppé lui propose de participer à la fondation de l’UMP, alors âgé de 31 ans, il y occupera les fonctions de directeur général des services pendant deux ans, le temps d’apprendre les rouages politique à grande échelle. Discret sur sa vie privée, cet homme de 46 ans, marié et père de trois enfants, n’a jamais exercé de fonctions au sein d’un gouvernement.Lorsque le maire de Bordeaux est condamné dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, ce dernier rejoint le secteur privé, explique France info. Puis, trois ans plus tard, il intègre le cabinet d’Alain Juppé, alors nommé ministre de l’Écologie de François Fillon sous Sarkozy.

Fidèle parmi les fidèles, . Il était un des piliers de l’équipe de campagne du maire de Bordeaux à la primaire de la droite. Après la défaite de son candidat et mentor, il rejoint l'équipe de François Fillon, grand vainqueur de la primaire de la Droite et du centre. En mars dernier, il quitte l’équipe de campagne de François Fillon suite au Penelopegate. Il avait alors lancé « la parole donnée ça a un sens », s’attirant les foudres des fillonistes. Rigoureux, ce dernier a renoncé à se présenter aux élections législatives de 2017, pour respecter la loi sur le cumul des mandats.

Edouard Philippe le sportif :

Depuis la mort de son père, Édouard Philippe s’est mis à la boxe et s’entraîne désormais trois heures par semaine.

Ce discret est aussi capable de coups d'éclat. Le 27 septembre 2015, il avait ainsi traversé à la nage le bassin de commerce du Havre dans les deux sens, dans une eau à 16°C, résultat d'un pari sur la réunification des deux Normandie dans le cadre de la réforme des régions.

Auteur de deux romans policiers :

Il est également l’auteur de deux romans policiers, qu’il a écrit avec Gilles Boyer. Dans le premier, intitulé Dans l'ombre, écrit avec Gilles Boyer, autre fidèle d'Alain Juppé, et publié en 2011, il raconte les désillusions du conseiller d'un candidat à l'Elysée, confronté aux soupçons de fraude qui entachent la victoire de son champion à la primaire.

Dans L'heure de vérité, à mi-chemin entre le roman policier et la politique fiction, écrit avec le même complice, il s'était déjà efforcé en 2007 de dévoiler les dessous impitoyables du monde politique.

Un talent également exercé dans Libération, quotidien de gauche, où il a tenu une chronique hebdomadaire de la campagne présidentielle. Il y croquait ainsi le 18 janvier 2017 Emmanuel Macron, « qui n'assume rien mais promet tout, avec la fougue d'un conquérant juvénile et le cynisme d'un vieux routier » : « Pour certains (...) il serait le fils naturel de Kennedy et de Mendès-France. On peut en douter. Le premier avait plus de charisme, le second plus de principes. »

Il récuse aussi la comparaison avec Brutus, assassin de César, « qui désespère de voir la République dégénérer ». À ses yeux, Emmanuel Macron ressemble alors plus à un acteur mineur de l'histoire romaine, « Naevius Sutorius Macro, dit Macron, haut fonctionnaire devenu à la faveur d'une révolution de palais le conseiller de Tibère », qu'il finira également par assassiner.

Volonté d’élargissement et de rééquilibrage :

La nomination d’Edouard Philippe au poste de premier ministre prolonge l’opération de renouvellement voulue et incarnée par Emmanuel Macron. Peu connu du grand public, il apparaît comme un visage nouveau.

Surtout, elle s’inscrit dans une stratégie qui vise à faire exploser la droite. Depuis son élection, M. Macron n’a cessé d’adresser des messages et de nouer directement le dialogue avec une partie de la droite, avec un traitement particulier pour les juppéistes.

Dans le sillage du nouveau premier ministre, le président de la République espère attirer des responsables LR de premier plan, dont certains pourraient intégrer le gouvernement. Dans la foulée, ce mouvement d’une partie de la droite pourrait s’élargir aux investitures pour les élections législatives, volontairement laissées ouvertes après une première liste de 428 candidats, qui devrait être complétée mercredi, le dépôt des candidatures étant clos vendredi à 18 heures.

Le choix d’Edouard Philippe marque la volonté d’élargissement et de rééquilibrage de la majorité présidentielle. C’est aux élections législatives des 11 et 18 juin que l’on pourra mesurer les premiers effets de cette opération, alors que les dirigeants de LR, pour leur part, s’accrochent toujours à l’espoir d’une revanche dans les urnes pour imposer à Emmanuel Macron une cohabitation.

Edouard Philippe déjà critiqué :

A peine a t-il été nommé que le nouveau premier ministre fait l'objet de vives critiques. Comme le rapportent nos confrères du JDD, son passé à AREVA pourrait lui porter préjudice. Edouard Philippe a alterné entre vie politique et secteur privé. Après avoir un temps travaillé dans le cabinet d'avocats Debevoise & Plimpton LLP, il revient aux côtés d'Alain Juppé en 2007 en intégrant son cabinet au ministère de l'Ecologie en tant que conseiller. Mais cela ne durera qu'un temps puisqu'Alain Juppé, défait aux élections législatives, quitte le gouvernement le mois suivant. Edouard Philippe retourne alors dans le monde de l'entreprise, devenant directeur des affaires publiques chez Areva. Cette multinationale française du secteur de l'énergie spécialiste des métiers du nucléaire. Il y reste trois ans, de 2007 à 2010, avant de conquérir la mairie du Havre.

Avant sa nomination, son dossier a été épluché par les services de la Haute autorité de la Transparence de la vie publique (HATVP). Les services ont notamment vérifié si, à cause de ses fonctions de directeur des affaires publiques d'Areva, entre 2007 et 2010, Edouard Philippe avait été cité dans le cadre de l'enquête judiciaire en cours sous la présidence d'Anne Lauvergeon. Réponse négative.

De plus, selon Médiapart Edouard Philippe a écopé en 2014 d'un blâme de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. La raison : avoir refusé de fournir certaines informations exigées par la loi. "Aucune idée", avait écrit le député de Seine-Maritime concernant la valeur de ses biens immobiliers. Il faisait donc partie des 23 députés ou sénateurs dont la déclaration avait été assortie d'une appréciation, indiquant que ces "blancs" portaient atteinte au "caractère exact" du document. Sans que cela n'ait de conséquence judiciaire.Il n'avait pas non plus précisé le montant de ses rémunérations en tant qu'avocat et chez Areva. "Comme beaucoup de parlementaires sans doute, j’ai essayé de concilier le respect de la loi et une forme de mauvaise humeur", avait justifié Edouard Philippe, démentant toute infraction.

Premier ministre de droite, ancien avocat d'affaire et salarié chez Areva, aux côtés d'un président ancien banquier chez Rothschild nul va sans dire qu'ils font la paire tous les deux.

Demain, nous connaîtrons la les noms de ceux qui constitueront son premier gouvernement et qui obtiendra le poste de Ministre des Outre-Mers, régions qu'Edouard Philippe ne connaît pas vu qu'il a peu travaillé sur les dossiers Outre-Mers à l'Assemblée nationale. Toutefois, il est à noter que lors du vote sur le projet de loi égalitée réelle Outre-mer, le 11 octobre 2016, il avait choisi de s'abstenir, alors que la grande majorité des élus LR avaient voté contre le projet de loi défendu par Ericka Bareigts.

Source : Ouest-France

#politique #France #Outremer #société

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