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Guadeloupe vers la fin des Tours d'eau ?


Un accord entre les présidents des communautés d’ agglomération trouvé pour la remise en état des réseaux d’eau. Quatre communautés d’agglomération ont signé récemment une déclaration solennelle visant à mettre en place un plan d’investissement d’urgence pour résoudre le problème de l’eau dans le département.

La Guadeloupe département Français connait en ce siècle, de perpétuelles coupures d'eau. L'archipel français est surnommé l'île aux Belles Eaux et pourtant, l'eau ne coule pas dans les robinets des guadeloupéens. L'île émeraude, bénéficie d'un climat tropical favorable. Cela fait quelques années que la sécheresse n'est plus d'actualité et pourtant, depuis environ une vingtaine d'années, les guadeloupéens vivent aux rythmes des tours d'eau.

Les médias locaux se font l'écho de ce système qui, agace tout le monde. En effet, il est courant de voir dans les grands quotidiens locaux : les fameuses tournures d'eaux auxquelles se sont habitués les guadeloupéens. Toutefois, il existe un organisme, censé gérer ce problème, le SIAEG.

Les années passent, les promesses affluent mais la situation ne s'améliore pas. Les particuliers, les hôpitaux et même les professionnels de l’hôtellerie, tout le monde est concerné par cette problématique de l'eau.

Lorsqu'il a été élu à la tête de la Région, Ary Chalus avait promis de résoudre ce problème, rapidement. En Décembre dernier, le président s'est rendu sur le chantier du nouveau barrage de Moreau. Ce projet d'envergure, d’une capacité de plus de 950.000 m3, est essentiel pour l’alimentation en eau pour l’irrigation agricole. Cet ouvrage vient en complément de celui de Dumanoir, mis en service en 2010, sur les hauteurs de Capesterre-Belle-Eau.Le rôle de ces barrages est de permettre le stockage d’eau brute lorsque les ressources sont suffisantes en période d’hivernage et de la restituer progressivement de Janvier à Juin lorsque les rivières sont basses.

Olivier Serva quant à lui, pointait du doigt les mésententes politiques autour du dossier. Interviewé sur les ondes de RCI, il déclarait « Il faut que les présidents des communautés d’agglomération arrêtent d’être égoïste pour certains. Qui est responsable de l’eau en Guadeloupe ? Ce sont les communautés d’agglomération. Lorsqu’on parle des élus, ce sont en réalité les présidents de ces communautés qui doivent se mettre d’accord pour (…) une réparation d’urgence des réseaux d’eaux dans une structure unique de réparation des réseaux d’eaux...50% de l’eau produite est perdue du fait de la vétusté des réseau ». Il indiquait « qu’il n’est pas envisageable que chaque communauté répare « son réseau » de façon isolée car d’une part les réseaux parcourent toute l’île et d’autre part la capacité financière ne peut être atteinte sans mise en commun des énergies individuelles ».

Pour Olivier Serva, la résolution du problème de l’eau tarde en raison de l’immobilisme de quelques présidents de communauté d’agglomérations. « La Région, L’Etat, le conseil Départemental ainsi que les financeurs que nous avons rencontrés tels que la Banque Européenne d’Investissement, la Caisse des Dépôts et Consignation ou l’Agence Française de Développement (AFD) sont prêts à s’allier afin de lever les fonds nécessaires à cette réparation dans la mesure où il y aurait une structure unique de réparation des réseaux ».

Par la suite, le député dans un communiqué de presse daté du 3 Janvier pointait de nouveau ce problème :

Son appel a t-il été entendu ? A en croire nos confrères d'Outremer 360, quatre communautés d’agglomération ont signé récemment une déclaration solennelle visant à mettre en place un plan d’investissement d’urgence pour résoudre le problème de l’eau dans le département.

Les signataires de cette déclaration commune entendent dans un premier temps investir 71 millions d’euros pour « mettre fin aux tours d’eau solidaires et aux pénuries observées dans certains secteurs ». Après le plan d’urgence, les présidents d’EPCI ont acté la mise en place d’un plan global pluri-annuel d’actions et d’investissements sur l’eau potable et l’assainissement, évalué à 600 millions d’euros. Objectif: accélérer la remise en état des réseaux et des infrastructures. Dans ces deux dossiers, les présidents des communautés d’agglomération ont indiqué qu’ils solliciteront les collectivités majeures (La Région et Le Département) mais aussi l’aide de l’Etat. Enfin, les Présidents des Communautés d’agglomération et de Communes ont convenu d’instituer une Conférence Permanente des Présidents. Cette conférence jouera le rôle d’organe de pilotage de la mise en œuvre du plan global.

« Je me félicite que les présidents d’EPCI aient pu trouver un accord sur un plan d’investissement d’urgence pour la remise en état des réseaux, qui converge avec celui que la Collectivité régionale avait identifié à hauteur de 600 millions d’euros », a déclaré le Président de la Région Guadeloupe Ary Chalus dans un communiqué. L’exécutif régional a par ailleurs précisé qu’il se rendra prochainement à Paris pour « pouvoir discuter des modalités de l’intervention de l’État en faveur de la remise en état des réseaux d’eau ».

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