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Sargasses : 13 millions d’euros pour faire face aux échouages


Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot a annoncé lundi en Guadeloupe un plan de 13 millions d'euros contre les sargasses. 10 millions d'euros auxquels s'ajoutent 3 millions supplémentaires débloqués en urgence. Récapitulatif.

Le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, en visite aux Antilles françaises depuis le 10 juin, a annoncé l’investissement de 10 millions d’euros pour lutter contre la prolifération des algues sargasses sur les côtes de Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin et de Guyane.

Cette somme permettra d’accompagner les investissements et les opérations de ramassage des collectivités territoriales concernées. L'État prendra en charge près de 50 % des 10 millions d'euros. Le reste sera financé par l'Union Européenne et les collectivités, dont l'investissement sera à adapter en fonction des besoins. "Il faut qu'à la prochaine saison on puisse atteindre l'objectif de ramassage 48 heures après les échouages", ont indiqué à l'AFP les services du ministère.

Détail du plan :

Le plan comprend le déploiement de 22 capteurs en Guadeloupe, mais aussi en Martinique, qui permettront de remonter les données d'échouages, de dégagement de gaz, et d'améliorer la surveillance, afin que les collectivités puissent émettre des bulletins quotidiens par exemple. L'ensemble des données seront mises en ligne sur un site en open data et participatif. Une étude scientifique ECOSAR, avec l'appui de l'ADEME, sera lancée en juillet prochain, par l’Université Antilles Guyane pour mieux documenter la composition des sargasses afin de faciliter leur valorisation pour un montant avoisinnant 350 000 euros. Le renforcement du réseau de suivi et d’échouage des sargasses par satellite, avec une enveloppe de 300 000 euros pour continuer à améliorer la prévision et le suivi des nappes qui dérivent vers les Antilles et qui présentent un risque d’échouage. Ces dispositions viendront s’appuyer sur le nouvel appel à projets ADEME centré sur les technologies de ramassage en proche côtier pour les zones difficiles d’accès et la valorisation de la biomasse autour de nouvelles pistes (bio-plastique, charbons actifs, etc.) doté d’un million d’euros. Enfin, une mission, dirigée par le sénateur Dominique Théophile, se rendra dans les îles voisines à la recherche de solutions de ramassage et de valorisation, mais aussi dans l'optique de favoriser une coopération régionale.

« Le ramassage «en moins de 48 heures »
De cette visite, on retiendra principalement les annonces faites par le ministre. En effet, Nicolas Hulot a indiqué que "l'Etat sera aux côtés des habitants et des élus qui affrontent cette calamité." "L'Etat répondra présent pour organiser la collecte des sargasses dans chaque territoire et prendre toutes les précautions sur la santé. Il faut également poursuivre la coopération régionale dans la Caraïbe. Nicolas Hulot a indiqué que "l'Etat sera aux côtés des habitants et des élus qui affrontent cette calamité."
« L'Etat répondra présent pour organiser la collecte des sargasses dans chaque territoire et prendre toutes les précautions sur la santé. Il faut également poursuivre la coopération régionale dans la Caraïbe" ont soutenu les deux ministres. »
De plus, le ministre de l'écologie, interviewé par nos confrères de RCI, a ainsi promis un ramassage des sargasses en moins de 48 heures.
« L'objectif que nous nous sommes fixés, c'est que pour les zones habitées, tout échouage soit traités sous 48 heures. Il faut que l'on se dote de moyens et on va apporter des moyens financiers en terme d'investissement pour que l'on ait les équipements et pour prévenir les échouages des sargasses. Avec notamment les moyens satellitaires, on peut savoir à quel moment elles arrivent. Aussi on peut savoir à quel moment on peut mettre en place le ramassage. Et puis les moyens techniques pour ramasser les sargasses.... »
Une mission pour Dominique Théophile,
Parmi les annonces faites par le ministre Hulot, il y a l'accréditation du Sénateur Dominique Théophile s’est vu confier une mission dans la Caraïbe. Interrogé par Ingrid Sénat, il a dit : « ce qui va être nécessaire, c'est l'approche avec les Etats voisins sur la problématique des sargasses. Ce qui va préparer la grande Conférence Internationale avec les Etats. Ils subissent eux aussi les mêmes choses que nous. Ils anticipent, ou pas. Nous allons interroger leurs pratiques, savoir quelles sont les différentes précautions à prendre. Analyser le phénomène avec nos voisins. Il faut agir à l'international, c'est ce que nous avons dit car, ce n'est pas seulement la Guadeloupe, la Martinique, les Antilles Françaises qui sont touchées mais toute la zone Caraïbe... »
Ce dernier se rendra dans les îles voisines afin de trouver de nouvelles solutions de valorisation notamment à Sainte-Lucie...

La question des indemnisations :

Du point de vue des indemnisations, si "des mesures conservatoires", notamment un moratoire sur les charges des entreprises, seront mises en place, les discussions avec les assureurs doivent se poursuivre. "Il s'agit aussi d'anticiper sur les années suivantes", notent les services du ministère, pour qui les territoires doivent "être prêts" à affronter de nouvelles crises dans le futur. Sur ce déplacement, Nicolas Hulot et ses équipes assurent "avoir pris la mesure", tant de la situation que de la nécessité d'une plus grande transparence sur les actions menées. Face aux critiques sur sa visite tardive, l'équipe ministérielle indique que les choses "n'ont pas commencé là", et que les élus locaux, ainsi que les populations ont pris le problème à bras-le-corps, avec des gens "exaspérés mais mobilisés", dont l'action et l'ingéniosité, malgré la lassitude et l'épuisement ont été saluées.

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