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Tahiana Gustave, de la danse au mannequinat.


Pour cette nouvelle année, The Link Fwi est partit à la rencontre d'une jeune fille tout à fait exceptionnelle. Son nom, Tahiana Gustave. A tout juste 20 ans, Tahiana pourrait devenir la nouvelle ambassadrice de la beauté guadeloupéenne à l'international.

C'est dans le cadre idyllique du Fort Delgrès, qui surplombe la belle ville de Basse-Terre, avec un coucher de soleil pour couronner le tout, que nous avons rencontré la jolie Tahiana Gustave. La jeune basse-terrienne n'est pas une inconnue. A tout juste 20 ans, elle a déjà posé pour de nombreux photographes locaux et est apparue dans plusieurs couvertures de magazines. Malgré son jeune âge, elle poursuit son rêve,celui de devenir mannequin professionnelle.

TLFWI : Bonjour Tahiana : Pourrais-tu te présenter à nos lecteurs ? Concrètement qui est Tahiana Gustave ?

Bonjour à tous, je m’appelle Tahiana Gustave, j’ai 20 ans. Pour faire simple, je dirais que je suis une jeune femme mystérieuse ( rires), intéressée par la mode, l’art, la danse, la musique et j’ai hâte de vous faire découvrir un peu plus sur moi.

The Link Fwi : On sait que tu es danseuse mais quand as tu commencé la danse ? D’où vient cette passion ? Parle nous de ton parcours dans ce milieu.

TG : La danse a commencé depuis le ventre de ma mère ( rires). Elle était danseuse professionnelle à l’époque sur l’émission M6 << Les Hits Machine >> et elle y participait même enceinte de moi. Elle avait aussi un groupe de danse. Une fois née, j’ai été entouré par toutes ces danseuses. On peut dire que j’ai clairement grandit dans ce milieu, mais, j’y ai mis une bonne partie de mon énergie vers l’âge de 12 ans, lorsque j’ai participé à la MasterClass de John Silver qui a été chorégraphe de Chris Brown. Ce fut un déclic. Quatre ans après, je suis partis à Paris où j’ai pris des cours de danse au célèbre Lax Studio qui figure parmi les meilleurs studio de danse de Paris. J’étais toute excitée car, j’étais dans le même cours que tous les grands danseurs que je suivais sur Instagram ( rires). J’ai eu quelques opportunités, mais c’était aussi une période de remise en question. “ Tu te demandes si malgré ton amour pour ce domaine, tu es faites pour ça ? “ J’ai commencé à réfléchir sérieusement à ce qui était réellement fait pour moi à partir de mes 18 ans.

The Link Fwi : Aujourd’hui tu es mannequin, comment es-tu entré dans ce milieu qui fait rêver tant de jeunes filles ?

Tahiana Gustave : Je ne suis pas encore un mannequin officiel car je n’ai pas encore signé avec une agence mais ce ne saurait tarder ( rires). Je fonctionne beaucoup au niveau régional pour le moment. J’ai commencé avec mes fidèles mentors qui se cachent derrière les beaux papiers du Magazine Focus ( rires). Ils m’ont beaucoup fait comprendre que je devais me lancer dans une carrière de mannequin et m’ont fait faire des tests photos pour leur magazine. A cette époque, j’étais très complexé par ma minceur, alors comprenez que lorsqu’on me disait que je devais me lancer dans le mannequinat, je le prenais comme une grosse insulte ( rires), c’est comme si on me traitait d’anorexique (rires) non mais aujourd'hui j’en rigole mais c’est vrai. Après plusieurs numéros avec eux, je me suis rendu compte que j’adorais ça, faire des photos. La danse m’a beaucoup aidé, pour les poses à effectuer mais surtout l’attitude à adopter en studio photo. J’étais très contente, car, mes deux passions s’alliaient parfaitement. Jusqu’à aujourd’hui d’ailleurs.

The Link Fwi : La mode a t-elle toujours été un choix de carrière ? Qu’est-ce qui t’a poussé à devenir mannequin ?

TG : En fait, la mode, je m’y intéresse franchement depuis 2 ans maintenant. Auparavant, j’étais vraiment à fond sur la danse. Quand j’ai eu 19 ans, j’ai décidé de partir à Los Angeles. Là-bas, à chaque fois que je sortais c’était la même question qui revenait “ are you a model ? “ “ êtes vous mannequin ? “ et les gens me disaient souvent que je devrais me lancer dans cette voie. A force d’entendre ces phrases, j’ai été curieuse et j’ai voulu essayé. Je suis retourné à Los Angeles une deuxième fois et là, j’ai foncé direct dans des agences qui ont pignon sur rue et qui étaient intéressées par moi, mon physique mais c'est sûr, ce n’est pas si facile que ça. Les histoires de visa, plus le fait que je devais repartir une semaine après ont peu changé l’avis de ces agences. Je me suis dis que ce n’était pas si grave après tout, car, quelques mois après j’ai participé au concours “ Metropolitan Models” que j’ai remporté. Pour cette nouvelle année 2019, comme on dit, on croise les doigts, pour enfin atteindre le niveau professionnel à l’international avec cette agence. C’est mon rêve en tout cas.

TLFWI : Quelles sont les personnes ou personnalités qui t’ont le plus influencé dans ce choix de carrière ?

TG : J’adore Daniela Braga, une mannequin brésilienne. Son histoire m’inspire beaucoup. Elle est arrivée à New York sans parler un mot d’anglais, et elle est allée directement dans plusieurs agences et au bout de plusieurs tentatives, ils ont fini par lui faire signer un contrat et aujourd’hui, elle fait pratiquement tous les shows de Victoria Secret. Tout cela me donne beaucoup d’espoir. Je peux donc dire que c’est mon modèle.

The Link Fwi : Qu’est-ce qu’être mannequin en Guadeloupe ? Est-ce plus difficile qu’en Europe ou en Amérique du Nord pour décrocher des contrats ?

Tahiana Gustave : Évidemment en Guadeloupe, ce n’est pas pareil qu’en Europe ou en Amérique du Nord. C’est beaucoup plus petit, tout le monde se connaît en général. Après, les photographes, les créateurs ont leurs mannequins favorites avec qui ils ont l’habitude de travailler, donc, c’est plus facile. Il y a certains créateurs ou photographes qui font appel des mannequins professionnelles via des agences.

The Link Fwi : Comment gères-tu ta carrière naissante ? As-tu un agent ? Comment décroches tu des contrats ? Est-ce que ce sont les magazines, les créateurs ou les photographes qui te contactent où c’est toi qui te met en valeur ?

TG : Pour être honnête, en Guadeloupe ça fonctionne beaucoup par le bouche à oreille, du style “ tiens Tahiana est sur Focus, tu devrais la prendre pour ton défilé “. En tout cas pour moi, ça fonctionne ainsi pour le moment (rires). Après, j’ai déjà eu quelques contrats dont le WI-PARIS SWIMWEAR.

Pour le moment je gère toute seule cette carrière naissante, je n’ai pas d’agent. Pour le magazine Focus, je suis déjà en relation avec eux, donc ils me mettent en contact directement avec des photographes ou des créateurs et pour les autres magazines, c’est le photographe pour tel ou tel numéro qui me contacte en général.

TLFWI : Tu es très présente sur les réseaux sociaux, ces outils sont ils importants pour toi dans la poursuite de tes objectifs ? Comment les utilises-tu ?

Comme tous les jeunes, je suis sur les réseaux sociaux, principalement Facebook et Instagram, mais j’affectionne particulièrement Instagram. C’est ma vitrine. Je l’appelle ainsi car, sur les réseaux sociaux il y a des chasseurs de tête, c’est à dire des personnes qui sont là pour repérer des jeunes filles et les mettre en agence. Alors, il faut sans cesse leur vendre ta personnalité, il faut pouvoir les charmer tout en restant soi-même, c’est très important.

TLFWI : Quels sont les créateurs, magazines ou photographes avec qui tu as déjà travaillé, posé ou défilé ?

Tahiana Gustave : Oula ! liste est assez longue (rires) mais non je plaisante. J’ai travaillé avec les magazines FOCUS, CREOLA, AMINA. Au niveau des photographes, j’ai posé pour Yvan, Aurelie Chantelly, Dayan Passionné, Victor Maldonado à Los Angeles, Lee Gumbs qui est aussi sur LA. J’ai défilé pour Jean-Marc Benoit, Gil Gatibelza et Denis Devaed.

TLFWI : 2018 s’est terminée, quel fut ton plus beau souvenir de cette année écoulée et les années précédentes ?

TG : Sans mentir, mon plus beau souvenir de 2018 reste l’expérience avec Metropolitan Model, qui m’a et qui va me donner de bonnes opportunités pour les années à venir.

The Link Fwi : 2019 vient de commencer, comment appréhendes tu cette nouvelle année ? Quels sont tes objectifs pour cette nouvelle année ?

TG : Je me sens confiante pour cette nouvelle année. Je continue de chérir mon rêve en visant encore plus haut. Cette année sera la continuité du travail fourni. Je reste donc fixer sur mes objectifs.

TLFWI : Quels seraient tes conseils pour une jeune antillaise qui souhaite entrer dans le milieu de la mode ?

Tahiana Gustave : Après, réflexion, je lui dirais qu’il faut toujours rester soi-même, de ne pas avoir peur d’être différente car, c’est ce qui la démarquera des autres et toujours croire en elle et ce même s’il y a beaucoup d’obstacles. Dieu ou l’Univers ( interprète le comme tu veux) donne des épreuves aux gens forts. Alors, tu sauras automatiquement les surmonter.

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