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Un martiniquais tue quatre de ses collègues au couteau


Présenté comme quelqu'un de normal, travailleur et très professionnel, l'agent administratif, âgé de 45 ans et originaire de la Martinique est pourtant passé à l'acte aujourd'hui. Il a poignardé quatre de ses collègues avant d'être abattu par les forces de l'ordre.

Drame à la Préfecture de Police de Paris. Un agent administratif du service informatique de la DRPP (Direction du renseignement de la préfecture de police),âgé de 45 ans et originaire de la Martinique a poignardé quatre de ses collègues.

L'homme est passé à l'action entre 12h30 et 13h ( heures de Paris). L'agression a eu lieu dans les locaux de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DR-PP). Les quatre personnes tuées sont des fonctionnaires de la préfecture de police : trois policiers et un agent administratif (trois hommes et une femme). Une autre personne a été évacuée "en urgence absolue" vers l'hôpital d'instruction des armées Percy.

Ce que l'on sait ?

Muni d'un couteau de cuisine en céramique, indétectable aux portiques de sécurité, l'assaillant, un agent administratif de la DR-PP, a d'abord attaqué trois policiers de la DRPP, dans deux bureaux au premier étage du bâtiment, selon une source proche de l'enquête, indique l'AFP. Il s'en est ensuite pris, dans un escalier, à deux femmes: l'une employée à la Direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP), l'autre à la Direction des ressources humaines (DRH).

Il s'est ensuite dirigé dans la cour du bâtiment. Après plusieurs sommations, un policier de la Direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC) a fini par le neutraliser avec son arme de service. Touché à la tête, l'assaillant est tué.

Sur les cinq personnes attaquées, quatre ont été tuées. Selon les informations recueillies, ce serait un différend professionnel qui serait la cause du drame. Bien que converti à l'islam depuis plusieurs mois, la piste de l'acte terroriste est pour le moment écartée. Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris des chefs d’homicides volontaires et de tentatives d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique. Dans la foulée, une perquisition a eu lieu au domicile de l'agresseur à Gonnesse dans le Val d'Oise. L'épouse de l'assaillant a été placée en garde à vue, a indiqué le parquet de Paris à l'AFP en fin d'après-midi. L'enquête devra "mettre en lumière les motivations" du tueur, a poursuivi le procureur face à la presse.

Le profil de l'assaillant :

L'assaillant, âgé de 45 ans, est né à Fort-de-France en 1974 et est porteur d'un handicap de surdité. Il s'était converti à l'islam, indique au Figaro une source policière.

Il avait effectué 20 ans de service au service informatique de la DR-PP. Employé de catégorie C» - niveau de responsabilité et de rémunération le plus bas de la fonction publique -, il était employé depuis 2003, a précisé le ministre de l'Intérieur lors du point presse devant la préfecture de police. La catégorie C de la fonction publique correspond aux fonctions d’exécution, nécessitant, pour certains métiers, des qualifications professionnelles spécialisées de type BEP/ CAP.Selon nos informations, l'agresseur était par ailleurs marié à une femme elle aussi musulmane selon le voisinage, et elle aussi sourde et muette. Elle a donc été placée en garde à vue en fin d'après-midi.

Emmanuel Macron, Edouard Philippe et Christophe Castaner au chevet des victimes :

Informés du Drame, le président de la République accompagné du premier Ministre Edouard Phillipe et ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, qui devait se rendre en Turquie se sont rendus sur place. La maire de Paris Anne Hidalgo s'est également rapidement rendue sur place.

L'Assemblée nationale a observé un «moment de recueillement» debout en ouvrant sa séance de l'après-midi, afin de rendre hommage aux victimes de l'attaque. La garde des Sceaux Nicole Belloubet a pris la parole pour «assurer les victimes et leurs familles de toutes nos pensées» et «dire aux agents et aux fonctionnaires de la préfecture de police qu'ils peuvent être assurés en ces circonstances extrêmement traumatisantes, douloureuses et tragiques de notre soutien le plus total».

Cette attaque intervient au lendemain d'une "marche de la colère" des policiers, qui a rassemblé 27.000 personnes selon les organisateurs, sur fond de malaise de l'institution, de hausse des suicides et de réforme des retraites.

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