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Laurence Joseph se livre sans concession.


A l'affiche du Festival Terre de Rires, Laurence Joseph nous a accordé une interview exclusive, tournée dans le magnifique cadre du Karukera Café. La comédienne est revenue sur ses débuts, son aventure dans DOMINO et surtout son nouveau spectacle " Surtout ne change pas "

Depuis l'énorme succès de la série de sketchs DOMINO, Laurence Joseph est une comédienne qu'on ne présente plus. Comédienne hors pair, elle enchaîne les spectacles en Guadeloupe comme ailleurs dans le Monde, preuve que sa notoriété a dépassé les frontière de notre bel archipel. A l'affiche du Festival Terre de Rires de Guadeloupe, la comédienne nous a accordé une interview cash et sans concession. C'est donc par un temps ensoleillé de vacances de Toussaint, attablés au Karukera Café, bar spécialisé dans les cocktails à base de rhum que nous sommes revenus sur ses débuts, son aventure dans DOMINO et nous avons abordé son nouveau spectacle " Surtout ne change pas ".

The Link Fwi : Bonjour Laurence Joseph, bienvenue sur The Link Fwi, peux-tu te présenter à notre public ? Qui es tu ?

Laurence Joseph : Bonjour à tous, moi c'est Laurence, je suis comédienne, guadeloupéenne. Je dois dire mon âge aussi ? ( rires) Je suis auteure et comédienne et je suis très contente de faire cette interview aujourd'hui.

The Link Fwi : Quand as-tu commencé le théâtre et quand est -ce devenu une passion pour toi ?

Laurence Joseph : J'ai commencé le théâtre très jeune, j'avais douze ans. C'est devenu une passion pour moi très rapidement. C'est au Collège, ma professeur de collège nous avait fait lire le Cid de Corneille, j'avais beaucoup aimé cette histoire et dès lors de je m'étais dit que j'allais faire du théâtre et que j'allais jouer le rôle de Chimène ( dans le Cid NDRL). De plus, à cette époque, je faisais rire tous mes camarades.

The Link Fwi : Le public t'a connu comme Miss Météo puis quelques années après, ta collaboration avec Laurent Tanguy, comme est née cette idée ? Comment est né DOMINO ?

Laurence Joseph : DOMINO est né d'une soirée en Guadeloupe. A cette époque, Laurent et moi, nous sortions ensemble, nous étions allés dans un Lewoz, c'est une fête traditionnelle où comme les ancêtres, les gens se réunissent au son tambour, dansent et entonnent des chants traditionnels. Laurent n'était pas très intéressé, c'était très ennuyant pour lui tandis que moi, j'étais à fond, je dansais ( rires). Lui, il est allé au bar pour se prendre un Ti-punch et il a entendu quelqu'un lui dire " é gay blan ès i sa fè on Ti Punch " ( regardez le blanc, est-ce qu'il sait préparer le punch ? ). Sur le coup, ça l'a un peu gêné. En rentrant à la maison, nous sommes revenus sur ce qui lui était arrivé. Personnellement, cette histoire m'avait touché puisque moi aussi, je vivais ce genre de réflexions quand je me rendais dans des soirées avec lui, j'entendais les réflexions, ce qui m'énervaient beaucoup. Puis, nous nous sommes dit, pourquoi pas faire quelque chose dessus. C'est donc comme cela qu'est né DOMINO.

The Link Fwi : Qu'est-ce que la notoriété t'a apporté ?

Laurence Joseph : La notoriété m'a apporté de l'anxiété (rires); Je suis plus anxieuse car, on a tendance à toujours à avoir peur de la réaction du public. Comment les gens vont réagir etc. Je suis plus anxieuse qu'avant. Après, ça t'apporte énormément de bien-être, les gens te renvoient de l'amour. Ici, en Guadeloupe, les gens aiment beaucoup ce que je fais, ça me fait vraiment plaisir, mais en même temps, j'ai l'impression de ne pas avoir fait quelque chose d'extraordinaire, je veux juste faire rire les gens et faire réfléchir. Par moment tu stresses un peu, je me demande si les gens vont apprécier, s'ils vont pas me juger. Après, notoriété ou pas, je reste pareil car je suis assez nature et simple.

The Link Fwi : Tu es de retour sur les planches pour ton nouveau spectacle " Surtout ne change pas", peux-tu nous en parler ? Est-ce une suite de ton premier One Woman Show ?

Laurence Joseph : Ah tu es connaisseur ( rires). Oui, " Surtout ne change pas " est la suite de mon premier one woman show " ça va décoiffer " où il y avait un ensemble de personnages complètement décalés, farfelus qui parlaient de la société. Il y avait Ernestine, Kévin le chanteur de rap moderne, Viviane etc Dans ce nouveau spectacle, " Surtout ne change pas" je décide de vouloir chanter et tous les personnages ne sont pas d'accord, ils essaient de me convaincre, mais moi je suis déterminé, du coup, j'essaie de les tuer (rires). Dans l'histoire, je fais Ernestine contacter une agence morturaire " un mort pour tous, tous pour un mort " pour qu'elle puisse décéder mais, je préfère ne pas en dire plus. Venez me vois sur scène pour savoir la suite.( rires)

The Link Fwi : D'où te viennent tes inspirations ? Comment crées-tu tes personnages ?

Laurence Joseph : J'observe beaucoup les gens. J'aime bien regarder les gens, j'analyse, je vois comment ils sont. Après les inspirations viennent de la vie quotidienne. Dans la vie, je suis confronté à pas mal de situations et dans ces situations, il y a pas mal de gens assez caricaturaux. Je m'inspire d'eux et en fonction je créé un personnage. Par la suite, je prend un thème global, je rajoute des éléments, j’extrapole, j'exagère beaucoup pour faire en sorte que le personnage soit comique. Ce qui est bien, c'est qu'il y a beaucoup de ressemblances avec des personnes qui existent vraiment ( rires). En tout cas le public me le dit souvent.

The Link Fwi : Il te faut combien de temps pour écrire une pièce de théâtre ?

Laurence Joseph : Tout dépend. Ça peut prendre vingt-quatre heures comme quatre jours, ou des semaines voire des mois. Je ne peux pas vraiment dire, combien de temps, je prends pour écrire. Un sketch peut me prendre vingt minutes, une demi-heure, trois heures. Tu reviens dessus quatre jours après pour l'améliorer. Tout dépend de mes inspirations. J'ai pas mis beaucoup de temps à écrire " Surtout ne change pas ". J'écris énormément. Le spectacle évolue tout le temps, j'ai donc l'impression de faire à chaque fois un nouveau spectacle.

The Link Fwi : Tu vis entre la Suisse et la France pour ta carrière, est-ce que selon toi, il faut partir pour réussir ? Ou peut-on réussir au pays ( en Guadeloupe) ?

Laurence Joseph : Ah non. On peut tout à fait réussir ici en Guadeloupe mais après tout dépend des ambitions que l'on a. Me concernant, je suis très ambitieuse, j'ai toujours l'envie d'aller encore plus loin pour faire rayonner mon île à travers mon art. Avant de partir, j'avais déjà une base avec DOMINO qui était une très belle réussite, mais mon ambition me pousse à toujours vouloir plus. J'ai eu l'envie de jouer devant de nouveaux publics et j'avais envie de sortie de ma zone de confort. Par exemple, j'ai joué en Turquie devant un public francophone qui ne connaît pas la Guadeloupe. Ils ont beaucoup apprécié. A travers mon théâtre, je leur ai fait découvrir ma culture. Je dirais donc qu'il ne faut pas partir pour réussir, mais il faut partir pour explorer mais on peut très bien réussir chez soi. Juste que le public est plus restreint et si on veut toucher le maximum de personnes, il faut pouvoir aller voir ailleurs et analyser ce qu'il se passe.

The Link Fwi : Tu es programmé pour le Festival Terre de Rires de Guadeloupe, peux-tu nous en parler ?

Laurence Joseph : J'ai été contacté il y a quelques temps de cela, pour faire ce festival. J'avais fait le Festival anti-stress de la Martinique. En général, je ne suis pas très Festival. Quand ils m'ont contacté, j'étais très enchanté car, il se passe en Guadeloupe, surtout que c'est la première édition. Je suis très fière de faire parti de la programmation et puis surtout de ne pas être invité en tant que DOMINO. Il est important que les gens sachent que j'ai une carrière solo et que je continue le théâtre même toute seule. Je serai sur scène le 1er Novembre au Ciné-Théâtre du Lamentin et le 3 pour le final. Le 1er Novembre est un spécial femmes, avec Doully, Nowliz et moi-même. Comme je l'ai dit, le 3 c'est le grand final avec tous les autres artistes parmi lesquels Jean-Claude Muaka, D'jal, Phil Darwin etc. J'ai vraiment hâte d'être sur scène parce qu'on va bien s'amuser. (rires)

The Link Fwi : As-tu des conseils à donner aux jeunes comédiens débutants ?

Laurence Joseph : Suivez toujours votre passion. Aimez ce que vous faites et ne vous occupez pas des avis négatifs de certaines personnes. Il faut suivre son instinct. Le succès n'arrive pas tout de suite. Si les gens sont plus à la recherche du succès que le bonheur de ce qu'ils font, ils vont très vite abandonner. Ce n'est pas un métier où l'on a le succès de suite. C'est un métier qui demande énormément de sacrifice, en terme de temps, par exemple; il y a des Noëls que je n'ai pas fait avec ma famille parce que j'étais sur scène ou rester à Paris parce que les salles sont pleines, il faut continuer à jouer. Le week-end, on ne peut pas voir ses amis car il y a un spectacle à jouer. Pour durer, il faut persévérer. Il y a pleins de jeunes qui vont produire une chose qui aura le buzz malheureusement, ils vont rester dans leur zone de confort, ce qu'il ne faut jamais faire dans ce métier. Donc, ayez du courage, de la persévérance et de la joie dans ce que l'on fait. Même quand le succès n'est pas encore là, il faut continuer. Le succès arrive après. Une fois, j'ai joué à Avignon devant deux personnes. Ce spectacle fait parti des plus beaux spectacles que j'ai donné car, c'était ma première " standing ovation " même s'il n'y avait que deux personnes. En fait le succès naît de la persévérance et la persévérance naît du courage, il faut donc aimer ce que l'on fait.

The Link Fwi : Merci Laurence Joseph, où pouvons nous suivre ton actualité ?

Laurence : Alors oui suivez moi sur les réseaux sociaux. Instagram, @laugwad. Tu imagines, je vois des gens qui ont cent mille followers sur instagram, ils marchent dans la rue, personne ne les connaît. Moi, j'arrive en Guadeloupe, les gens me demandent des autographes, pourtant je n'ai que quinze mille followers, donc, suivez moi sur Instagram. Je suis aussi sur Facebook, Laurence Joseph. J'ai aussi Snapchat mais bon j'utilise plus snap, avant je faisais des vidéos un peu délire, mais comme j'ai vu que tout le monde faisait des vidéos délirantes, j'ai arrêté de faire des vidéos (rires). J'ai vraiment pas beaucoup de fans sur Instagram, donc suivez moi dessus. (rires)

The Link Fwi : Merci beaucoup Laurence Joseph.

Laurence Joseph : C'est moi qui vous remercie. Suivez moi sur Instagram (rires)

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Interview complète de Laurence découvrir ci-dessous ( cliquez sur le lien de la vidéo ) :

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