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Coronavirus : L'Etat déploie les grands moyens mais l'Outremer manque de tout


Envoie de masques périmés, confinement et couvre feu, envoie de portes-hélicoptères dans l'Océan Indien et aux Antilles-Guyane, aide aux entreprises locales, ces derniers jours, le président et avec lui l'ensemble de son Gouvernement multiplient les gestes en l'endroit des territoires ultramarins, qui, comme l'Hexagone sont confrontés au Coronavirus. Cependant, il y a quelques hic !

Chaque jour, le Coronavirus fait sont lot de victimes, toujours plus nombreuses. Selon les statistiques de l'OMS, dans le Monde, 467 710 cas confirmés de Coronavirus. 20 947 décès ont été recensés dans le Monde. En Europe, on comptabilise 232 470 cas dont 13 692 décès. C'est l'Italie qui est la plus touchée avec 74 386 cas confirmés dont 8 215 décès; De plus, le nombre de contaminations est reparti à la hausse ce jeudi. L'Italie compte désormais 80 539 cas confirmés. Rien que pour la journée d'hier 919 personnes sont décédées des suites du Covid19, point positif 10 950 personnes ont été guéries ( +589 ) a indiqué la Protection civile italienne. L'Italie est le pays le plus meurtri par la pandémie bien que les Etats-Unis soient devenus le pays avec le plus cas de Coronavirus avec 85 356 cas confirmés et pour le moment 1246 morts.

Ailleurs en Europe, l'Espagne est le deuxième pays le plus touché du continent. Chez nos voisins des Pyrénées, le virus a causé la mort de 655 personnes de plus en 24 heures ce jeudi 26 mars, dépassant le seuil de 4 000 décès dans le pays, 4 088 actuellement. Vendredi, on dénombrait 769 morts en 24 heures, 9.357 patients ont été guéris du Covid-19 mais plus de 4.100 personnes sont toujours en soins intensifs. Le nombre de cas de contamination a aussi beaucoup évolué de son côté, passant à plus de 64.059 cas. L'Espagne est le quatrième pays le plus touché dans le monde par cette pandémie. Le gouvernement a décidé dans la nuit de mercredi à jeudi, la prolongation du confinement. Initialement prévu de 15 jours, celui-ci est prolongé jusqu’au 14 avril pour le moment. C'est la région de Madrid qui déplore le plus de décès avec la moitié des cas actuellement. En Espagne comme en Italie, les gouvernements ont très certainement sous estimé le Coronavirus et n'étaient pas préparé à faire à face à cette situation sanitaire. Certains professionnels de la santé de ces deux pays affirment même qu'ils sont complètement dépassés par l'ampleur de l'épidémie. La situation est critique dans de nombreux hôpitaux espagnols comme italiens où les unités de soins intensifs sont débordées. Les professionnels de santé dénoncent un manque criant de matériel de protection, masques, mais aussi respirateurs artificiels et équipements de diagnostic.

A plusieurs reprises cette semaine, des images horribles filmées par différentes équipes de télévisions de ces deux pays, ont montré la réalité de la tragédie qui se joue à l'intérieur des hôpitaux italiens ou espagnols. A travers ces reportages télévisés, on peut y voir, des chambres de réanimations saturées, des malades couchés parfois à même le sol, toussant, le souffle difficile, certains suffocant. D'autres images montrent les nombreux allée les pompes funèbres récupérer les personnes décédées de la journée, ou encore de nombreux cercueils disposés dans de grands hangars ou des patinoires. De quoi donner froid dans le dos.

La France est elle aussi très touchée par l'actuelle pandémie. Selon santépubliquefrance, à ce jour, 32 964 personnes sont contaminées par le COVID-19 et 1 995 sont décédées. 86% avaient plus de 70 ans. On recense pas moins 2 827 cas graves en réanimation. Un tiers des patients ont moins de 60 ans et 59% entre 60 et 80 ans. 3 900 personnes sont sorties guéries de l'hôpital. En Outremer, de la Guadeloupe à la Nouvelle Calédonie, le nombre de personnes contaminées continuent de progresser. En Guadeloupe : les autorités sanitaires ont recensé 96 cas et deux décès, à Saint-Martin et Saint-Bathélémy premiers territoires ultramarins touchés, il y a au total 16 cas, à la Martinique 93 cas ont été confirmés dont un décès, en Guyane il y aurait 31 cas décelés. Dans l'Océan Indien, la Réunion est la région d'Outre-mer la plus touchée avec 145 cas confirmés par l'ARS. A Mayotte, le nombre de personnes contaminées est aussi en augmentation avec 50 cas. Dans le Pacifique, la Nouvelles Calédonie comptabilise 15 cas tandis que'en Polynésie, 30 cas sont confirmés.

Face à l'augmentation des cas sur le territoire national, le Gouvernement a ordonné en début de semaine dernière le confinement total de l'ensemble de la population française. Seuls ceux qui travaillent dans le domaine de la santé ou dans l'alimentation sont autorisés à sortir de chez eux. Depuis, le pays est complètement à l'arrêt. Les usines tournent au ralentit, les commerces " non alimentaires" sont fermés, partout de l'Hexagone à l'Outre-mer, des images de villes ou villages désertés de leurs habitants, les parcs publics, les rivières et même les bords de mer sont vides. Le temps semble s'est figé. Les français n'ont le droit de sortir qu'en cas d'urgence ou pour faire leurs courses ou acheter des médicaments pour les plus nécessiteux ( les personnes âgés) avec une attestation de sortie à présenter aux forces de l'ordre en cas de contrôle sur les axes routiers. Malheur à celui qui oublie son attestation. En effet, si une personne est contrôlée sans son attestation, les contrevenants reçoivent une amende de 135 euros, en cas de violation des règles, 1 500 euros, en cas de récidive "dans les 15 jours". Dans le cas de "quatre violations dans les trente jours", ils sont punis de 3 700 euros d'amende et six mois de prison au maximum. Une règle applicable à l'ensemble du territoire national.

Des réponses apportées à l'Outre-mer, mais... des hics !

Longtemps critiqué pour son inaction, Emmanuel Macron et avec lui l'ensemble de son gouvernement, ont multiplié ces derniers jours les gestes d'attention envers les territoires d'Outre-mer. En l'espace de quelques jours, le président de la République a fait plusieurs annonces à l'attention de ces territoires éloignés. Le président l'air martial s'est adressé aux personnels soignants des différents Centres Hospitaliers, qui sont en première ligne de cette "guerre " contre le Coronavirus. Ces derniers, très inquiets de la tournure que prend l'épidémie dans ces régions ont lancé des cris d'alarme. Il faut dire qu'en moins d'une semaine, le nombre de personnes contaminées par le Covid-19 a doublé.

Ce qui inquiète le plus les médecins, urgentistes et les infirmières de ces régions, c'est avant tout le manque de moyens humains et surtout le matériel qui fait défaut. Les centres hospitaliers ultramarins manquent par exemple de respirateurs, apparareil indispensable pour les cas de COVID-19. Ils sont même vitaux, lorsque les poumons ne peuvent plus se gonfler et se dégonfler seuls pour renouveler l'oxygène dans le sang et évacuer le gaz carbonique, c'est le respirateur qui prend le relais et assiste l'organe dans sa mission pour aider les patients à survivre. Cependant, de la Guadeloupe à la Réunion, plusieurs hôpitaux commencent déjà à tirer la sonnette d'alarme. Certains syndicats de professionnels affirment qu'il n'y aurait pas suffisamment de respirateurs. Des hommes politiques sont aussi montés au créneau pour demander l'aider de l'Hexagone face à la tragédie qui s'annonce. En Guadeloupe, les deux présidents du Conseil Régional et Départemental, Ary Chalus et Josette Borel-Lincertin ont envoyé un courrier commun, pour justement demander à l'Etat l'envoie de 20 respirateurs artificiels supplémentaires et de 100 000 masques de protection pour les personnels soignants en milieu hospitalier et en ville. En attendant, l'arrivée de ces appareils, les professionnels de la santé utilisent des appareils de ventilation mécanique, mais bien moins performants que ceux attendus par ces professionnels.

Si ce n'est pas le manque de respirateurs c'est le manque de masques auquel sont confrontés les professionnels ultramarins. Il est vrai que l'Etat a envoyé plusieurs milliers de masques vers ces territoires , mais plusieurs sources affirment qu'ils seraient périmés voire même inutilisables. C'est le cas sur l'île de la Réunion où 200 000 masques dont près de 120 000 FFP2 ont été envoyés aux professionnels de santé. Toutefois, une majorité de ces masques est inutilisable, car, ils présentent des tâches brunes de moisissure et une forte odeur de pourriture. Ce qui a évidemment entré une profonde colère de la part des professionnels réunionnais qui crient au scandale.

L'île de l'Océan est loin d'être un cas isolé, en Guadeloupe et même à la Martinique, les professionnels de la santé dénoncent eux aussi ces masques. Ceux achetés par les Conseils Régionaux et départementaux de la Guadeloupe seraient eux-même périmés, mais selon les présidents des deux chambres locales, ils sont utilisables, en tout cas, c'est ce qu'affirme la président du Département Josette Borel-Lincertin sur ses réseaux sociaux.


En attendant que des masques de qualité, sur place, la solidarité s'active. A l'image de l'Hexagone, les entreprises, artisans ou même les particuliers font des dons de masques aux hôpitaux ou personnels soignants. Plusieurs entrepreneurs locaux apportent leur soutien, c'est le cas des producteurs de rhums des Antilles associés aux industriels de la chimie et l'imprimerie .qui ont décidé de produire des solutions hydroalcooliques dont le manque commence à se faire ressentir. D'autres encore comme Empreinte Locale, entreprise spécialisée dans la fabrication de produits publicitaires, ont décidé de fabriquer des visières de protection contre le Covid-19 et qui fournit les entreprises réunionnaises en grand besoin.

Autre mesure annoncée par le chef de l'Etat, l'arrivée dans l'Océan Indien et aux Antilles-Guyane de deux portes-hélicoptères, le Dixmude ( 200 mètres de long, 32 mètres de large avec une capacité de transport est de plus de 20 000 tonnes et de plus de 400 personnes) envoyé en mission vers les Antilles et la Guyane tandis que le Mistral gagnera les île de Mayotte et de la Réunion. Une décision largement accueillie par la la classe politique de ces régions qui pointaient déjà le manque de place dans les établissements hospitaliers, en cas d'augmentation des cas de COVID-19. Les militaires auront pour mission de venir en aide à la population en apportant des moyens et des savoir-faire aux autorités civiles. Ces deux bâtiments de guerre ne feront pas d'hospitalisation ou de transport de malades. Alors que pourront bien servir ces bâtiments de guerre s'ils ne pourront pas hospitaliser ? Surtout quand on sait que le Mistral par exemple dispose d'un hôpital embarqué. D'autant plus que dans l'Outre-mer, la crainte est plus grande, car, en cas d'augmentation des cas de Covid-19, il se pourrait qu'il y ait une éventuelle saturation des services hospitaliers qui sont en temps normal confrontés à un manque de place. Le Ministère de la santé dans son enquête sur les capacités d'accueil des hôpitaux nationaux, publiée en 2019, estime qu'en En 2017, 400000 lits d’hospitalisation à temps complet ont été dénombrés dans les établissements de santé de France métropolitaine et des DROM, y compris le service de santé des armées (SSA), soit une diminution de 69000 lits d’hospitalisation depuis 2003. En contrepartie, les capacités en hospitalisation à temps partiel se sont développées pour atteindre un total de 75000 places en 2017, soit une hausse de 26000 places durant la même période. Toutefois, le nombre de lits par habitant diffère entre l'Outre-mer et la France Hexagonale. Ainsi, dans cette enquête on apprend qu'en Guyane il y aurait 35 lits pour 100 000 habitants; à la Réunion 39 lits pour 100 000 habs; à la Martinique 55 lits pour 100 000 habitanats; et en Guadeloupe 48 lits pour 100 000 habitants; de toutes les régions ultramarines c'est à Mayotte que la situation est plus difficile, l'archipel français de l'Océan Indien il y a quatre fois moins de lits par habitants que la moyenne nationale: 14 lits / 100 000 habitants. En France Hexagonale on évalue à 60 lits pour 100 000 habitants.

En ce qui concerne les places en réanimation, encore une fois, on constate une disparité entre la France Hexagonale et les régions d'Outre-mer. A Mayotte, le service réanimation dispose de 16 places. Dans les autres régions la situation est toute aussi compliquée, en Guyane, face à l'augmentation des cas de cas de Coronavirus, 38 lits de réanimation sont désormais disponibles sur l'ensemble du territoire, 30 sont situés à Cayenne et 8 à Saint-Laurent de Maroni. En Guadeloupe, au départ il n'y a que 12 lits de réanimation dédiés au Covid 19; mais avec la tournure que prennent les événements, l'objectif est de monter en puissance pour atteindre 65 lits, d'ailleurs le Centre Hospitalier de Basse-Terre a ouvert 8 lits pour les Covid-19 et la Clinique les Eaux Claires située à Baie-Mahault qui a proposé d'accueillir des malades du Coronavirus 19, toujours est-il que si les cas continuent de progresser, les services seront vite dépassés. La Réunion qui est devenue en début de semaine, la région d'Outremer avec le plus de cas de Covid-19, 145 cas, alors que selon l'ARS expliquait mardi 24 mars disposer de 111 lits de réanimation, toujours selon l'Agence Régionale de Santé, la capacité pourrait être augmentée avec 50 lits, supplémentaires en cas de besoin avec pour objectif d'atteindre un total de 230 lits de réanimation.

Problème d'eau et d'hygiène en Outre-mer :

En pleine crise de Covid 19, les citoyens sont invités à respecter des mesures d'hygiène très strictes parmi lesquels le lavage constant des mains et le nettoyage des pièces de commodité et des vêtements de la journée. Des mesures applicables en France Hexagonale mais dans certaines régions, il est difficile d'appliquer les mesures barrières du fait de la promiscuité entre les individus comme à Mayotte. L'archipel français, connaît depuis des décennies une forte pression migratoire et démographique. La région la plus pauvre de France, est aussi la plus densément peuplée,avec plus 690 habitants au km2. De plus, 84% de la population vit sous le seuil de pauvreté, connaît depuis des décennies une forte pression migratoire et démographique, il est impossible pour ceux qui peuples les bidonvilles de Mamoudzou, le respect des règles d'hygiène ou de confinement est tout simplement impossible, puisque premièrement es chiffres de 2017, 29% des logements n'avaient pas d'eau courante, soit près de 80 000 habitants. De même, 6 logements sur 10 étaient ainsi dépourvus du confort sanitaire de base (eau courante, toilettes, ou douche), la seule solution que les élus ont pu trouver c'est le confinement et encore, il est difficile à respecter, car, une grande majorité des Maorais (et même ceux arrivés clandestinement) vivent à plusieurs ( entre 6 et 8 personnes) dans ces logements insalubres. Selon une étude de l'Insee datée de 2017, 4 logements sur dix sont en tôle. Toujours selon cette étude, la part des habitations fragiles ne diminue pas car il s’en construit toujours beaucoup. Moins onéreuses et plus faciles à édifier que les maisons en dur, elles répondent en effet rapidement aux besoins en logements des nouveaux arrivants, en particulier des nombreux immigrants venus des Comores entre 2012 et 2017 et ce sont les personnes d'origine étrangère qui sont le plus mal logés : en 2017, 65 % d'entre elles habitent dans une maison en tôle, contre 25 % des Français nés à Mayotte ou à l’étranger, et seulement 3 % des Français nés en métropole ou dans un autre DOM. Autant dire qu'il est difficile de respecter les mesures appliquées à l'échelle nationale.

Cependant, Mayotte est loin d'être la seule à connaître une situation d'insalubrité, la Guyane, autre foyer d'accueil migratoire, les principales villes de la plus grande région de France, sont elles aussi ceinturées de bidonvilles surpeuplés où s'y entassent des familles originaires du Brésil, du Suriname, du Guyana, d'Haïti et même de l'Afrique de l'Ouest. Dans ces quartiers où se côtoient l'insalubrité, l'insécurité, la pauvreté, le respect des règles d'hygiène est très difficile. Il n'y a pas d'accès à l'eau potable et bien souvent, les familles sont obligés de s'approvisionner dans les fontaines municipales ou dans les cours d'eau qui traversent ces quartiers non recensés au cadastre.

La situation sanitaire en Guadeloupe est elle aussi complexe. Cet archipel des Caraïbes n'a jamais porté aussi mal son surnom " d' Île aux Belles eaux". Il faut dire que depuis le début de la décennie, les guadeloupéens vivent aux rythmes des tours d'eau, résultat du détournement de l'argent public pour les travaux de maintien du réseau d'eau courante à des fins personnelles par l'ancien directeur du SIAEAG et par plusieurs hauts responsables politiques locaux. Depuis, le réseau se détériore, les tuyaux usagés qui doivent être changés ne le sont pas. De ce fait, plusieurs communes et parfois des secteurs entiers des plus grandes villes de l'archipel n'ont pas d'eau pendant plusieurs heures, des jours et voire des semaines entières. Il est donc impossible pour de nombreux habitants de respecter les règles d'hygiène, comme se laver les mains, chose des plus basiques. L'augmentation des cas de Coronavirus fait craindre le pire en Guadeloupe surtout quand on sait que les tours continuent dans six communes du Siaeag : Capesterre-Belle-Eau, Petit-Bourg, Le Gosier, Sainte-Anne, Saint-François et la Désirade. Mercredi, le préfet Philippe Gustin a pris un arrêté visant les maires des six communes concernée qui « ne sauraient utilement se prévaloir des compétences attribuées au SIAEAG pour ne pas mettre à la disposition de leurs habitants des points provisoires d'alimentation en eau pour les besoins de la vie courante notamment, par des dispositifs de citerne présentant tout les garanties nécessaires ». Les maires sont donc priés d’installer des citernes supplémentaires dans leur communes.

En attendant des mesures fortes, les régions d'Outre-mer, à l'image de l'Hexagone se confinent De la Guadeloupe à Mayotte, plus villes font appliquer le couvre feu, pour restreindre les déplacements des citoyens et tenter contenir la progression du virus. Avant de boucler notre article, on apprenait en fin de semaine via RCI, que les sénateurs Catherine Conconne de la Martinique et son collègue Dominique Théophile, sénateur de Guadeloupe ont demandé au gouvernement d'accepter la venue de médecins ressortissants de pays hors Union Européenne, et notamment des médecins cubains qui bénéficient d'une solide réputation au niveau mondial. afin de faire face à la pénurie des professionnels de santé dont souffrent les Antilles-Guyane. La demande a été acceptée par l'Ordre des médecins. Une décision politique qui permettra de renforcer les équipes des CHU de Martinique et de Guadeloupe dans cette crise du covid-19. Un décret est attendue en début de semaine prochaine. La suite au prochain épisode.

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