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Avec An Tjè koko, vous pouvez faire des rencontres en toute liberté !

Si on vous dit site de rencontres ? Vous pensez automatiquement au célèbre Meetic ? Mais savez-vous que depuis deux mois, un petit nouveau a fait son apparition. Son nom : An Tjè Koko. Créé par Frédérique Bédot. La jeune entrepreneure qui est aussi une mère célibataire divorcée a elle aussi connu la galère et les mésaventures des rencontres en ligne. Elle a donc décidé de créer une plateforme qui favorise le lien social. Ainsi, avec An Tjè Koko, l’utilisateur peut rencontrer la personne de son choix, discuter en toute liberté avec un anonymat garanti. Il peut aussi rencontrer des coaches pour l’aider dans son développement personnel.



A gauche Sylvia Brosse coach, experte en PNL et à droite Frédérique Bédot créatrice d'An Tjè Koko.


Ah l’amour ! Ce sentiment, ces émotions que nous connaissons et vivons au moins une fois dans notre vie. Généralement, nous le voulons avec un grand A. Bien souvent, un peu influencés par les productions Disney, nous rêvons de rencontrer notre moitié dans un endroit romantique, de vivre un véritable coup de foudre qui débouchera sur une véritable romance avec celui ou celle qui partagera ce moment de notre vie, nous nous marierons, irons en lune de miel dans un cadre idyllique voire même ferons des enfants.


Une fois en couple, nous espérons surtout vivre des moments de folie et des aventures inoubliables. Cependant, la vie fait que l’on se sépare. En France, avant l’adoption la loi du divorce par consentement mutuel soit avant 2017, il y avait 130 000 divorces par an, depuis son adoption et selon les statistiques 90 6000 divorces auraient été prononcés. Ils sont donc chaque année des milliers de cœur à prendre mais surtout un bon nombre doit retrouver la confiance en eux qu’ils ont perdu, car il est courant que la séparation porte un coup à l’estime de soi. Là encore, chacun y va de sa méthode.

Il y a ceux qui préfèrent prendre du temps pour se retrouver et rencontrer de façon traditionnelle leur nouveau eux au masculin ou féminin soit, comme le conseillent en général nos proches, on enchaîne les relations sans trouver la personne qui nous convienne. Puis vient la solution du site de rencontres. Ces vingt dernières années, ils ont connu un boom. En 2019, selon les sondages menés par le site Etudes & Analyses, 1 français sur 4 les utilisent de manière très régulière, et surtout les 18-34 ans, qui sont plus de 40% à être inscrits et 25% à avoir payé des offres premium sur certains sites. Toujours en 2019, 26% des Français avaient déjà fait dans les dix années précédentes au moins une inscription à ce type de site, ce chiffre a été multiplié par 2,6 depuis 2006. Par ailleurs, on recense environ 2000 sites de rencontres en France, (chiffre en constante progression). Seulement un inscrit sur deux l’avoue à ses proches. Enfin, moins de 9% des couples installés durablement se sont connus via le net.

Le succès des sites de rencontres est dû principalement à l’amélioration des smartphones et avec eux, le développement des applications ansi que l’amélioration des connexions mobiles. En moins d’une décennie, nous sommes passés d’une connexion Edge à la 4G, on parle même du déploiement de la 5G. Ainsi, n’importe qui peut à tout moment et peu importe l’endroit se connecter, chatter, découvrir son smash et s’il y a affinités, possibilité de se rencontrer physiquement.

Autre explication au succès de ces nouveaux cupidons du web, la sécurité. Très importante là aussi. Plus sécurisés, ces Hathor 2.0 garantissent notamment une confidentialité appréciée des utilisateurs a contrario des anciens chats envahis par des broutteurs Ivoiriens ou des escrocs de l’Europe de l’Est.


Autre source du succès, la discrétion et la rapidité des rencontres. Il est vrai qu’à leur début, les sites de rencontre avaient tous le même aspect : on remplissait rapidement un questionnaire assez sommaire avant d'ajouter des photos. Par la suite, les responsables du site se chargeaient d’établir le contact entre les adhérents pour qu’ils communiquent entre eux. De nos jours, même s’ils assurent faire très attention aux “ player” (nom donné aux hommes ou aux femmes qui sont dans l’ultra consommation de relation) et les briseurs de cœur, il est bien plus rapide d’échanger directement avec son ou sa potentielle smash via les messageries instantanées. En un clic, des choix multiples s’offrent à nous, le tout dans une grande confidentialité. Ce qui entraîne une modification des comportements et des attentes, toujours selon le site Etudes & Analyses, 40% des Français interrogés admettent y être inscrit juste pour voir, sans espoir d’aboutissement. 20% sont inscrits pour chercher davantage une aventure qu’une relation sérieuse et 60% des femmes estiment que les hommes qui leur parlent sur ces sites ne recherchent qu’un amusement d’un soir et 36% des inscrits admettent vouloir juste se lier avec d’autres individus sans forcément aller plus loin.


Cependant, on ne va pas de mentir, les sites de rencontres nouvelle génération offrent un plus grand choix et il y a en a vraiment pour tous les goûts. Les adeptes de l’amour d’un soir trouvent leur bonheur avec une certaine catégorie d’applications. Les grands timides peuvent briser la glace également. Les jeunes en quête d’aventure y trouvent leur compte. Ainsi que ceux qui s’adonnent à l’échangisme peuvent grâce à des applications spécialisées s’adonner à leur plaisir intime. Il y a aussi des sites spécialisés dans les rencontres entre personnes de même confession religieuse, ou encore ceux qui se focalisent sur les couples adultérins ( Justinfideles, Gleeden). Même les personnes âgées et celles en situation d’Handicap peuvent trouver l’amour grâce à ces plateformes. Personne n’est oublié. Si bien qu’aujourd’hui, les rencontres en ligne sont entrées dans nos mœurs. Certains sont plus réputés que d’autres, en autre Meetic, Adopte un mec, Lovoo, Tinder ou encore Edarling et Attractiveworld.


La Martinique et la Guadeloupe ne sont pas en restes. En effet, bien que le couple traditionnel et religieux avec un père, une mère et leurs enfants sont encore la norme. Depuis, une bonne vingtaine d'années, les Antilles-Françaises voient le schéma de la relation dite traditionnelle perturbé par les nouveaux couples. Par ailleurs, ces petits bouts de France sont, même plus encore qu’ailleurs, marqués par une forte proportion de couples monoparentaux et les taux de divorce (bien qu’inférieurs à ceux de l’Hexagone) prennent le pas. Selon l’INSEE, rien qu’à la Martinique, les familles monoparentales représenteraient 24,0% des schémas de couple soit 40 742 personnes en 2018 tandis qu’il y aurait environ 20,2% de femmes seules soit 33 765 personnes. Alors que le pourcentage d’hommes seuls est de 17,4% soit 29068 hommes seuls. A la Guadeloupe, ces chiffres sont un peu plus élevés avec 24,6% soit 42 455 personnes (19,6% pour les couples avec enfants). En ce qui concerne les femmes seules, leur pourcentage représenterait 20,0% du nombre des ménages soit 34 745 personnes tandis que pour les hommes seuls, ils seraient approximativement 16,5% soit 28 440 personnes.


Vous l’aurez donc compris, les territoires ultramarins sont de potentiels marchés à conquérir pour les cupidons du web et la demande est là. Comme en France Hexagonale, ils sont nombreux à chercher l’âme sœur via ces plateformes. Nombreux sont les jeunes antillais de 18 à 40 ans à utiliser les sites de rencontres soit pour des aventures d’une nuit soit pour trouver le partenaire idéal. Parmi les nombreux sites connus, il y a un petit nouveau, mais, pas si nouveau, An tjè Koko. A sa tête Frédérique Bédot assistante personnelle de Cupidon.


La jeune entrepreneure qui est aussi une mère célibataire divorcée a elle aussi connu la galère et les mésaventures des rencontres en ligne. Elle a donc décidé de créer une plateforme qui favorise le lien social. Ainsi, avec An Tjè Koko, l’utilisateur peut rencontrer la personne de son choix, discuter en toute liberté avec un anonymat garanti. Il peut aussi rencontrer des coaches pour l’aider dans son développement personnel. Ainsi, An tjè Koko se veut être une agence qui crée des évènements propices pour que les célibataires des Antilles-Françaises passent du virtuel au réel aisément, grâce à des événements créés par la jeune cheffe d’entreprise.


De passage en Guadeloupe et accompagnée de Sylvia Brosse, son ambassadrice locale, la jeune entrepreneure s’est prêtée au jeu de l’interview :



Frédérique Bédot fondatrice d'An Tjè Koko. photo : ELMS Photographie.


The Link Fwi : Bonjour Frédérique Bédot, pour nos lecteurs et lectrices célibataires qui êtes-vous et quel est votre parcours ?

Frédérique Bédot : Bonjour à tous et à toutes, je suis donc Frédérique Bédot, fondatrice du site de rencontres en ligne An Tjè Koko. Je n’ai eu aucune formation dans les domaines de l’internet ou du marketing digital, j’ai de base une formation technique. Je suis ingénieure Bois et il y a six ans, j’ai changé de voie en créant ma structure An Tjè Koko et j’organisais des événements pour les célibataires en présentiel dans des bars, hôtels. Tandis que pour les couples, j’organise des “ surprises “ pour la Saint Valentin, demandes en mariage etc. Je ne suis donc pas une novice dans les domaines de l’amour. J’étais en stand by pendant quelques années afin de repenser le concept et depuis Juillet 2021, j’ai lancé les salons An Tjè Koko qui sont une plateforme de rencontres communautaires pour les célibataires de Guadeloupe, Martinique et de la Guyane.

TLFWI : Comment vous êtes-vous rencontrés toutes les deux et comment l’idée de collaborer ensemble est née ?

Sylvia Brosse : Premièrement laissez-moi me présenter, Sylvia Brosse, consultante, formatrice, coach comportemental professionnelle. Spécialisée en autre sur les études de la PNL, donc toute ce qui tourne à la communication verbale ou non verbale. Pour revenir à la question, de comment nous nous sommes rencontrées, c’est une situation fortuite à vrai dire. J’ai reçu le lien d’An Tjè Koko par une amie et j’ai découvert le site et le concept. De là, j’ai voulu apporter ma compétence notamment en ce qui concerne le rapport à la séduction. Je me suis donc renseigné sur qui elle était, son projet etc, je pense qu’elle a dû faire pareil et puis, je l’ai contacté, je me suis présenté à elle. Je lui ai fait part de mes envies pour son projet. Rapidement, la connexion s’est faite et chose incroyable, elle m’a avoué qu’avec son collaborateur, ils recherchaient un coach qui puisse être plus précis sur le rapport à la séduction, le langage corporel etc. Nous avons donc commencé à collaborer de cette manière. Pour le coup, c’était en distanciel vu qu’elle se trouve à la Martinique et moi en Guadeloupe. Après, les choses se sont faites assez rapidement. Du point de vue humaine, une bonne synergie a été faite naturellement. Puis, le concept est hyper intéressant. Nous sommes à l’ère où le virtuel à son importance. Désormais on parle d’applications et plus uniquement de sites de rencontres et pour le coup celle-ci est plus ludique que celles qui existent et de plus, elle est importante car, pour notre communauté, nous sommes de grands séducteurs. Le lien est parfois plus compliqué. Nous le faisons dans un schéma classique avec une rencontre physique dans un restaurant, un bar, au cinéma ou même en boîte mais le confinement a fait que les rencontres sont compliquées et les chats en ligne via ces applications continuent de créer du lien.

The Link Fwi : Comment est née l’idée de vouloir créer un site de rencontres ? Est-ce lié à des expériences personnelles ?

Frédérique Bédot : Pour la genèse d’An Tjè Koko, premièrement, il faut que vos lecteurs et lectrices sachent que je suis l’assistante personnelle de Cupidon. C’est un nouveau métier et c’est moi qui l’ai créé ( rires). J’ai commencé il y a six ans. Cependant, je savais que j’allais revenir à mon projet vu que c’est ce qui me faisait vibrer. J’étais mariée, j’ai divorcé. Durant le premier confinement, je suis tout simplement allé sur des sites de rencontres mais j’ai fui ces plateformes. Je ne sais pas si vous l’avez déjà utilisé, mais bon, on crée son profil, par la suite on tombe sur différents profils. Au début, on ne sait pas comment ça fonctionne et à qui parler. Quand on est une femme et que l’on débarque sur les applications de rencontres, on est assailli de messages anodins ou très équivoques. Certains sont directs et ne perdent pas de temps. Ils disent ce qu’ils veulent avec toi, ils te demandent si tu passes chez eux ou eux chez toi. Ou encore lorsqu’ils demandent des photos ou finalement, cela m’est arrivé, je discutais avec quelqu’un qui disait être sur Paris. On a échangé les contacts, nous sommes passés sur WhatsApp, une fois que j’ai activé la visio, je suis tombé sur un écran noir. Je n’ai pas compris (rires) et, les choses sont bien faites, comme par hasard, une voiture passait par là et ses phares ont éclairé la personne avec qui j’étais censée communiquer. Là, je vois un jeune typé africain, sachez que je n’ai rien contre les africains (rires) et il n’avait rien à voir avec la photo mise en ligne. Le comble, je me suis même fait insulter par cette personne qui a prétendu que je n’étais pas compréhensive. J’ai préféré garder mon incompréhension pour moi et j’ai décidé de quitter ce site.

J’ai laissé les semaines passées et j’ai eu l’idée de créer ma propre plateforme et qu’elle soit complètement différente et qui favoriserait l’échange entre les membres, où ils apprendraient à se connaître véritablement. De plus, il s’agirait d’une plateforme communautaire où tout le monde peut échanger avec tout le monde, partager ses photos etc. Ensuite, elle mettrait en avant le développement personnel puisque nous n’avons plus la vingtaine. A nos âges, nous savons ce que nous voulons. Aussi, il y a beaucoup de personnes qui ont eu une vie amoureuse chaotique et qui se demandent le pourquoi de ces échecs. Je me suis donc rendu compte qu’en général, le problème vient de nous-même. On aura beau accusé les autres, accusé les hommes et leurs comportements ou les femmes et leurs caractères, inconsciemment, nous répétons les mêmes schémas mais tant que nous ne comprendrons pas que la solution vient aussi de nous-mêmes, nous allons continuer dans cette voie. Pour mon application, j’ai voulu m’entourer de coachs, de thérapeutes avec chacun son domaine de prédilection, afin de mieux accompagner les célibataires dans leurs choix. Il y a donc des sexologues, des coaches comportementaux, des coaches en image, des coaches sportifs, des énergéticiens etc Mon unique objectif est que l’on parle d’amour et d’aider autrui à connaître et à vivre l’amour. Récemment, nous avons eu un live talk qui abordait le thème de “ L’Amour en Feng shui. “ avec la présence d’un maître en Feng Shui qui est venu nous parler d’amour en rapport avec son domaine. En gros savoir comment aménager son appartement ou sa maison pour accueillir le futur partenaire. On a appris durant ce live que dans une chambre, quand on veut que quelqu’un vienne dans notre vie, il faut mettre les choses en double. Exemple dans le lit, il faut mettre deux oreillers et non un seul. Nous avons aussi abordé les questions de timidité, l’art de la séduction avec Sylvia Brosse. Les sujets sont comme vous le voyez, très larges. Puis, une fois par semaine, nos adhérents ont droit à quarante-cinq minutes de cours virtuels faits par le coach sportif. Les retours sont positifs. Les gens sont très contents. Toutes nos activités permettent non seulement de trouver l’amour mais surtout de sortir de notre solitude, en rencontrant du monde, en élargissant son cercle d’amis. On apprend sur soi et sur les autres. Cerise sur le gâteau, une fois que l’on a fait tout ce travail intérieur, on peut grâce à la plateforme trouver l’amour.


TLFWI : Pourquoi avoir choisi le nom “ An Tjè koko “ ?

Frédérique Bédot : Alors c’est vrai que tout récemment, j’ai appris qu’en Guadeloupe, cette expression n’existait pas alors qu’à la Martinique elle est employée. J’étais convaincue qu’il s’agissait d’une expression antillo-guyanaise. C’est vrai que j’aurais pu l’appeler “ Mi Tjè mwen “ Alors pour ceux qui veulent le savoir, An Tjè Koko est une expression typiquement martiniquaise. Qui veut dire littéralement parlant “ au coeur de la noix de coco”,” dans la noix de coco” et elle veut dire tout simplement, “ amour fou” harmonie amoureuse “. Vous voyez l’état de satisfaction que l’on a lorsque l’on est amoureux, en symbiose et en autarcie ensemble et que l’on se suffit à deux. C’est une expression qui s’utilise à la fois pour parler du couple ou aussi pour parler de partenariat et que l’on sent que les gens sont en accord mutuel. Même en politique, nous l’utilisons, au sens où nous disons “ boug tala an tjè koko avè lot boug la “

The Link Fwi : Mais que peuvent trouver les potentiels utilisateurs ou utilisatrices sur votre plateforme ?

Frédérique Bébot : Premièrement, comme je le disais, l’échange est libre. Quand vous vous inscrivez, vous voyez apparaître tous les types de profils qui sont sous forme de petites annonces. A la différence des sites de rencontres classiques, je prends le temps de discuter avec chaque personne qui s’inscrit. Cela permet de rassurer tout le monde de voir que les profils sont vérifiés juste par le fait que l’email soit valide. Je prends aussi le temps d’appeler, de demander une photo qui peut ne pas être diffusée sur la plateforme car les adhérents ont le droit de garder l’anonymat. C’est très important, surtout aux Antilles où tout le monde connaît tout le monde, ce n’est pas comme dans l’Hexagone, à Paris où nous sommes noyés dans la masse. Les gens n’auront pas peur de s’afficher. Ici, c’est un peu plus compliqué. Les gens ont peur pour leur travail lorsqu’ils occupent des hautes fonctions administratives, ils n’ont pas forcément l’envie que l’on sache qu’ils utilisent une plateforme pour faire des rencontres. Ensuite, la plateforme se présente sous forme de différents salons, thématiques, certains réservés aux femmes, d’autres aux hommes. Il y a des salons pour les randonnées, mais aussi pour les amoureux des voyages, pour les personnes croyantes. Sur l’application, tout le monde peut donc discuter avec tout le monde. Les utilisateurs peuvent aussi échanger à deux et au-delà de tout ça, il y a des Lives avec des coaches qui ont droit à une heure de Live par mois. A ce jour, nous avons six à sept coaches qui font de l’animation sur An Tjè Koko. Chacun en fonction de son domaine d’activités à une thématique et, il en parle pendant une heure avec les membres. De plus, il y a les événements dans la vraie vie. L’objectif est là aussi de passer du virtuel au réel et que tout le monde puisse se rencontrer. Nous organisons des soirées, des randonnées etc et figurez-vous que les gens y répondent favorablement au regard de la situation sanitaire. Sortir et rencontrer du monde leur fait du bien. Biensûr à chacune de nos rencontres, nous respectons les mesures sanitaires en vigueur, tests PCR ou antigéniques, gels, distanciation physique.


Frédérique Bédot fondatrice d'An Tjè Koko. Photo : ELMS Photography.


TLFWI : Est-ce que tous les publics sont représentés, à savoir, les hétéros, les homosexuels, les trans ?

Frédérique Bébot : Malheurement pas pour le moment. Je commence à recevoir de plus en plus de demandes de la part des homosexuels, ce sont principalement des femmes qui me contactent. Après, je procède par étape. Je me focalise sur la partie hétérosexuelle qui grandit rapidement et par la suite, je passerai au public homosexuel. Dans un futur proche, tous les publics seront représentés. Ce n’est pas une question de discrimination, c’est tout simplement dû au fait que comme c’est tout nouveau, il n’y a pas encore de plus larges choxi. Après, les célibataires homosexuels peuvent venir mais pour le moment, ils ne trouveront pas grand-chose qui corresponde à leurs attentes. Je n’ai pas envie de leur faire payer un abonnement et qu’elles ne soient pas satisfaites.

The Link Fwi : Comment vous assurez-vous de la fiabilité des attentes de quelqu’un ? N’y a t’il pas d’escrocs qui peuvent s’infiltrer ?

Frédérique Bébot : Nous essayons de mettre des filtres. La première chose, le site est payant mais là encore cela ne rebute pas les ardeurs de certains, mais bon il s’agit là d’un abonnement mensuel. Puis, le fait de mettre son identité, que je demande une photo, que je contacte le futur abonné ou que l’on fasse une visio, cela peut garantir une forme de fiabilité mais c’est vrai que la personne peut aussi bien me mentir durant les trente minutes d’échange mais là encore, je laisse les personnes avec leur conscience, mais faut pas oublier que l’on va se rencontrer dans l’une de nos soirées et si l’on n'est pas honnête, cela finit toujours par se savoir. Je fais confiance et je suis de nature optimiste, je crois en la bonne foi des gens. Evidemment, si je n’ai pas pu tout vérifier en amont, je demande à tous les membres d’An Tjè Koko de signaler tous les comportements ou paroles inappropriés. Si quelqu’un ne respecte pas les règles de la communauté, cela va très vite, il est exclu de la plateforme.

TLFWI : Vous êtes disponibles uniquement aux Antilles-Guyane ? Pas d’autres territoires comme la France Hexagonale ?

Frédérique Bédot : Bientôt (rires). Pour l’instant nous avons commencé sur les trois territoires, Guadeloupe, Martinique et la Guyane. La Martinique a été plus simplement, c’est là que je vis et que j’ai commencé. La Guadeloupe, c’est grâce à ma rencontre avec Sylvia qui a bien expliqué la façon dont notre collaboration a commencé. Deux jours avant, mon collaborateur et moi étions en train de discuter sur notre volonté de trouver quelqu’un qui soit en mesure d’aborder la question des gestes, de la communication non verbale et là, Sylvia me contacte. Elle est donc notre ambassadrice référente sur l’archipel guadeloupéen. En ce moment, avec mon collaborateur, nous commençons à nous concentrer sur le marché Guyanais, même si l’application leur est déjà ouverte. Pour le moment, ils sont peu nombreux mais très bientôt, j’irai en Guyane pour développer An Tjè Koko là-bas et trouver mon ambassadeur référent là-bas. Pour ce qui concerne l’Hexagone, nous avons prévu de nous étendre pour l’année 2022, donc nous verrons.

The Link Fwi : Combien de membres avez-vous ?

Frédérique Bédot : Alors nous avons commencé il y a un peu plus de deux mois et nous sommes déjà à plus d’une centaine de connectés. Franchement, c’est un bon démarrage. Pour un concept que personne ne connaissait il y a deux mois, c’est un bon début. En interne le travail continue. Les offres ont été remaniées, la façon de communiquer autour également. Nous visons des milliers de membres sur la plateforme. Pour un début c’est déjà très dynamique.

TLFWI : L’application est disponible sur Android, Appstore ? Uniquement sur Android, ou uniquement sur Appstore ?


Frédérique Bédot : Il faut tout d’abord passer par le site internet, www.antjèkoko.com on choisit son forfait. En général, le forfait découverte un mois, l’utilisateur a la possibilité de voir si ça lui convient. Par la suite, il s’agit d’un engagement, soit de six mois soit celui d’un an. Il faut bien comprendre que trouver l’amour et la stabilité relationnelle sont des processus. Ce n’est pas en un mois que l’on trouvera la perle rare. Enfin dans ma conception des choses. Ensuite, c’est moi qui envoie le lien au potentiel adhérent qui sera dirigé vers la plateforme d’échanges. Cela me permet de vérifier les informations transmises par celui-ci. Par la suite, il y a l’entretien d’entrée et c’est moi qui créé la petite annonce, du style “ Cécile 44 ans, infirmière libérale et mère célibataire de deux enfants, réside sur la commune du Diamant, (ou de Sainte-Rose en Guadeloupe), est une femme généreuse, dynamique, passionnée d’art et sportive, recherche un homme de tel âge pour une relation durable...” Je procède comme Cupidon (rires). Tous les jours, je dois faire ce genre d’annonces et j’adore, car c’est une aventure humaine incroyable et très riche, les rencontres sont fabuleuses.


Sylvia Brosse coach et experte en PNL. Photo : ELMS Photography.

The Link Fwi : Avez-vous des retours de la part de vos adhérents, quelles sont leurs réactions ?

Frédérique Bédot : Oh oui ! Ils sont très satisfaits. Par exemple, une grande partie des adhérents n’avaient jamais utilisé de sites de rencontres. Grâce à An Tjè Koko, ils ont franchi le pas. Ils ont essayé, ils sont rassurés par la présence de l’équipe de coaches. Ils savent que je suis là à l’écoute. Ensemble, en fonction de leurs remarques, nous améliorons la plateforme. Ce qu’ils apprécient, c’est le fait qu’ils ne se sentent pas agresser par d’autres personnes. Elles se sentent en confiance car, c’est un site de qualité et puis, il y a ce côté convivial et communautaire avec nos rencontres et sorties. Aussi, ils se sentent libres à tous les niveaux. S’ils veulent participer, ils le font. S’ils veulent mettre une photo, ils le font. Ils ont la possibilité de regarder des LIVE animés par des professionnels qui proposent des prestations, des suivis personnalisés et ainsi continuer son cheminement personnel. Ce sont des rencontres entre adultes sans prise de tête.

Sylvia Brosse : An Tjè Koko mise vraiment sur la proximité. A contrario des sites de rencontres nationaux, l’adérent est plongé dans la masse. Alors qu’avec notre application, il y a ce côté chaleureux et convivial. Dans un premier temps, il y a l’appel téléphonique, puis les échanges entre membres et enfin les rencontres. Les membres vont à leur rythme et ne sont pas forcément dans l’hyper consommation. Nous savons bien que l’antillais aime ce côté convivial et surtout, nous aimons prendre notre temps. Comme disait une abonnée, “ il vaut mieux être belle et en retard qu’à l’heure et moche.”

Frédérique Bédot : C’est vrai que cet aspect communautaire est fortement apprécié par nos membres. Il y a les randonnées, quand je dis “ excursion au Robert”. Ils n’ont pas le temps de réfléchir, ils sont présents. Pareil, lorsque je dis “ rencontre au Jiss au Gosier “ Ils sont là. Qui plus est nous sommes entre nous. Il n’y a pas à expliquer d’expressions. Si on veut parler créole on le fait. Bon, nous avons aussi des membres venant de l’Hexagone et non créolophones, mais cela ne les dérange aucunement. Il n’y a pas de barrières. Notre objectif à venir est d’agrandir la communauté, continuer à faire des Lives et sortir.

TLFWI : Quelles sont vos ambitions futures ?

Frédérique Bédot : Vous connaissez Cortex ? Dans le dessin animé Minus & Cortex ? (rires) Nous voulons conquérir le monde. C’est vraiment ça. Premièrement, nous cherchons à avoir une belle communauté aux Antilles-Guyane pour avoir du poids pour établir des partenariats avec des entreprises. Cela se fait déjà avec des entreprises qui offrent promotionnelles pour les membres comme un club. Viendra aussi le moment où l’on pourra négocier avec Air Caraïbe. Ensuite, nous allons nous attaquer au marché hexagonal. C’est un concept qui va parler à tout le monde, le fait d’allier les rencontres sentimentales, les sorties. Je dis qu’il faut changer les paradigmes de la rencontre. Les autres plateformes répondent à un certain besoin mais la mienne répond à un autre, celui d’être accompagné, comprendre et résoudre ses problèmes personnels que les concurrents n’ont pas. Comme on dit chaque personne à sa place sur cette Terre, nous allons donc nous frayer un chemin et imposer notre style sur le marché.



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