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Axelle Kaulanjan, des Municipales aux régionales.

Dernière mise à jour : 18 juin 2021

Femme, guadeloupéenne, caribéenne et canalienne, Axelle Kaulanjan est une femme passionnée. Tout ce qu'elle entreprend, elle le fait avec coeur et détermination. Femme aux multiples casquettes, elle a été professeure de philosophie, journaliste, communicante pour la République d'Haïti mais aussi consultante pour le milieu politique local. Elle s'est fait aussi connaître pour son site d'actualité 100% féminin : Caribbean Boss Lady. Depuis l'an passé, elle a quitté l'ombre pour la lumière en investissant la scène politique locale. Ainsi, après les Municipales, Axelle Kaulanjan est entrée dans la course aux régionales aux côtés du député Max Mathiasin.


photo : Cédrick Isham Calvados


A la différence d'autres territoires hexagonaux ou ultramarins, où la présence de femmes dans le milieu politique se fait plus rare et est bien souvent au centre des débats. En Guadeloupe, le problème ne se pose pas. A ce niveau, dans l'Archipel, la parité semble être respectée. Les femmes s'engagent et font même carrière dans ce milieu considéré comme celui des hommes. Plusieurs grandes figures, à l'instar de Gerty Archimède, Lucette Michaux Chevry, ou encore plus contemporaine Gabrielle Louis-Carabin ont marqué le paysage politique local et même national.


Pour ces élections, nous avons pu constater que la voix des femmes compte. Elles sont nombreuses sur les listes et certaines sont même des têtes d'affiche pour ces régionales 2021. Cette année, le mot d'ordre est à l'alternance donc, au changement. En effet, ils sont nombreux à prôner un changement de gouvernance et de destinée pour la Guadeloupe. Ce changement passera sans aucun doute par les femmes. Parmi elles, figurent Axelle Kaulanjan membre de la liste " La nouvelle voie : un contrat moral avec le peuple “ conduite par le député Max Mathiasin.


Femme charismatique, fière de ses origines canaliennes et rurales, Axelle Kaulanjan n'est plus à présenter. Femme multiples casquettes, elle a été professeure de philosophie, journaliste, communicante pour la République d'Haïti mais aussi consultante en communication pour le milieu politique local. Elle s'est rendue célèbre pour ses blogs, ses podcasts et ses articles publiés sur Linkedin. Elle s'est aussi fait connaître grâce à son site d'actualité 100% féminin : Caribbean Boss Lady.


Depuis l'an passé, cette boss Lady a quitté l'ombre pour la lumière en investissant la scène politique locale. Ainsi, après les Municipales, Axelle Kaulanjan est entrée dans la course aux régionales. Elle nous en dit plus.


The Link Fwi : Bonjour Axelle Kaulanjan bienvenue sur The Link Fwi, on ne vous présente plus, premièrement comment se déroule cette campagne des régionales 2021 ?


Axelle Kalauanjan : Bonjour, merci de m’accorder cet espace de parole afin d’expliquer mon engagement en tant que jeune guadeloupéenne. La campagne des régionales se déroule bien, et c’est une formidable opportunité de redécouvrir l’ensemble du territoire guadeloupéen, ainsi que des hommes et des femmes qui font tout leur possible pour réaliser la Guadeloupe dont nous rêvons.


TLFWI : En tant que mère de famille et femme politique, la pression n’est-elle pas trop dure à gérer ?


Axelle Kaulanjan : Quand on fait de la politique, il faut s’attendre à toute sorte de pression, et, pour ma part, mon engagement a été mûrement réfléchi. Je me suis donc préparée à bien des niveaux, un peu comme une ascèse, pour gérer cette pression. En ce sens, ma formation première en Philosophie m’aide beaucoup, et je trouve des alliés précieux chez les Stoïciens et les philosophes indiens et grecs antiques.

Néanmoins, il ne faut pas négliger la prégnance, mais aussi l’extrême malveillance, parfois subreptices, des violences sexistes en contexte électoral. Il faut savoir les repérer, mettre des mots dessus, les dénoncer avec des allié.e.s bienveillant.e.s, et surtout, ne pas se laisser impressionner par ceux qui ont recours à ce type de procédés.

Quant aux enfants, c’est une organisation millimétrée. Mes deux garçons, dès le ventre, ont toujours vécu dans un milieu politique, et vivre cette expérience est tout à fait normal pour eux. D’ailleurs, mon aîné de sept ans ambitionne de devenir Président (rires) !



The Link Fwi : Aujourd’hui cette interview ne sera pas centrée sur votre parcours, mais nous aborderons la course aux régionales. Alors, Axelle Kaulanjan après les Municipales, vous avez des ambitions régionales ?


Axelle Kaulanjan : Ma seule ambition est d’apporter ma pierre à l’édifice de la construction de la Guadeloupe dont nous rêvons : plus progressiste, plus inclusive, plus équitable, et plus accueillante pour ses enfants qui ne demandent qu’une chose ; des conditions de possibilité de réussir chez eux.


TLFWI : Pourquoi avoir rejoint, la liste “ La nouvelle voie : un contrat moral avec le peuple “ conduite par le député Max Mathiasin ?


Axelle Kaulanjan : La démarche de Max Mathiasin m’a plu : rester droit dans ses bottes, ne pas être aux ordres d’un quelconque lobby, et respecter la parole donnée. De plus, l’on connaît le parcours de Max Mathiasin, et j’admire sa capacité de sublimation des épreuves en une force créatrice. Sa résilience extraordinaire est inspirante. Elle donne de l’espoir, et c’est précisément l’une des plus grandes choses dont la Guadeloupe a besoin avant tout, selon moi.

De plus, j’ai apprécié que Max Mathiasin ne considère pas la jeunesse comme un gadget électoraliste comme beaucoup le font : il nous a accordé des places de choix, et cela veut dire beaucoup de son respect, mais également de la pertinence de sa mandature future qu’il souhaite au plus près des réalités des Guadeloupéens.

Enfin, Max Mathiasin et moi avons un point commun important pour moi : nous venons tous les deux de petites communes du Nord de la Guadeloupe. Lui de Deshaies, dans le Nord Basse-Terre, et moi de Petit-Canal, dans le Nord Grande-Terre. Tout comme lui, je sais ce que c’est d’être loin de tout, de souffrir des handicaps dits structurels d’un territoire quand on veut faire mentir le sort et les déterminismes. C’est cet amour du territoire et ce désir de réussir avec élégance et compétences qui m’ont poussé à rejoindre « La Nouvelle Voie ».



The Link Fwi : Qui sont les membres de cette liste et qu’est-ce qui vous a motivé à vous rassembler pour ces élections régionales ?


Axelle Kaulanjan : Nous sommes une équipe composée d’hommes et de femmes de terrain, issu.e.s de la société civile en grande majorité, ou encore d’élu.e.s de proximité. Nous sommes toutes et tous experts dans nos domaines respectifs, et nous souhaitons mettre nos expertises au service des Guadeloupéennes et des Guadeloupéens, une fois élu.e.s à la Région, dans le prolongement de nos engagements associatifs, professionnels, humanistes et même politiques.

Notre motivation première est de faire réussir la Guadeloupe, bien évidemment, en rassemblant des compétences au service du sens du pays.






TLFWI : Sur cette liste figurent des visages connus dans le paysage artistique, économique, intellectuel, politique et audiovisuel local, n’êtes vous pas la liste des élites locales et des bourgeois ?


Axelle Kaulanjan : Je suis une fille de la campagne, comme j’aime à le dire, issue d’un milieu modeste. Ce que je suis aujourd’hui, c’est un pur produit de l’école de la République publique et gratuite. D’ailleurs, Max Mathiasin et moi, comme bien d’autres sur la liste, nous nous retrouvons là : nous sommes des enfants de la terre, originaires de familles et de territoires modestes. Nous l’avons déjà dit, mais il faut le souligner : nous sommes une liste composée d’une majorité de personnes de la société civile qui sont au plus près de la réalité du quotidien des Guadeloupéennes et des Guadeloupéens dont nous représentons la diversité. Maintenant, il ne faudrait pas confondre médiatisation, visibilité publique de ces personnes – du fait même de leur engagement dans la société – et élitisme. D’ailleurs, nous avons avec nous des sportifs, des agriculteurs, un pêcheur , mais également des personnalités qui œuvrent dans le monde associatif en faveur des jeunes et des enfants en situation de handicap, etc. Pani pon moun ki pli moun ki dôt moun !



The Link Fwi : Certains membres de cette liste ont fait de la politique dans divers partis politiques locaux ou même milité ou ont participé à plusieurs campagnes politiques dont vous aussi, n’êtes-vous pas une liste de revanchards, de déçus de la politique actuelle ?


Axelle Kaulanjan : Si l’on suit cette logique, on pourrait appliquer votre appréciation à la plupart des candidats. Oui, nous sommes déçus par la politique actuelle, comme la majorité des Guadeloupéens. C’est pourquoi nous sommes candidats. Quand tout va bien, il n’y a pas autant de candidatures qui se multiplient. 12 listes à ces régionales, cela veut tout de même dire quelque chose !

Revanchards, non, car chez nous il n’y a personne d’embusqué derrière notre tête de liste, et il n’y a pas de projet caché.

C’est ma toute première participation à des régionales, et c’est d’abord pour moi l’occasion, à travers un projet d’équipe au service de la Guadeloupe, de faire passer des messages forts qui me tiennent à cœur : la réussite de la jeunesse guadeloupéenne en Guadeloupe, la nécessaire équité hommes/femmes, les opportunités du numérique pour créer une vraie économie disruptive, et, bien sûr, une coopération caribéenne plus forte et volontariste tournée sur l’économie et la compétitivité de nos entreprises.



TLFWI : Pour cette élection, il n’y a pas eu de rassemblement avec le PPDG qui est un allié historique, pouvez-vous nous en parler et évoquer les raisons qui ont fait que l’union ne s’est pas faite ?


Axelle Kaulanjan : La décision du PPDG lui appartient, et je n’ai pas à la commenter. La seule chose que je tiens à dire, c’est que cela m’attriste profondément que des personnalités supposées se battre pour la Guadeloupe, se soient contentées de se battre pour des places en essayant, ce faisant, de couper la tête à une jeune Guadeloupéenne.

En se coupant de ces régionales, le PPDG a également commencé à chanter son requiem, car ne pas être présent sur une telle élection majeure est un signe de déclin.



The Link Fwi : En 2020, votre tête de liste Max Mathiasin a été mis en examen pour abus de confiance et détournement de bien public, on sait que l’enquête continue, bien qu’il bénéficie de la présomption d’innocence, n’est-ce pas un handicap pour cette liste, êtes-vous pris au sérieux et même pour vous-même et votre jeune carrière politique ?


Axelle Kaulanjan : Vous l’avez dit, Max Mathiasin continue de bénéficier de la présomption d’innocence, et la justice fera son travail.

Cependant, à « La Nouvelle Voie », contrairement à ce qu’on peut voir ailleurs, point de délinquant sexuel fiché.



TLFWI : Pour ces élections 2021, il semblerait que la question statutaire de l’archipel ressurgisse. L’ensemble des listes parle d’un” Péyi Gwadloup “ et des guadeloupéens comme d’un peuple. Quelle est votre position sur cette question ? Pensez-vous qu’il soit important de changer le statut politique de la Guadeloupe et que la question de l’évolution politique de nos îles soit un passage obligé ?


Axelle Kaulanjan : Je tiens à souligner que la notion de « Péyi Gwadloup » a été émise et vulgarisée par mon ami universitaire Didier Destouches, notamment à travers son avant-dernier ouvrage « Du département au pays d’Outre-mer : Le choix de l’autonomie pour la Guadeloupe ». Matthieu Gama a aussi apporté sa pierre à l’édifice avec son « Le jour où les Antillais feront peuple ».

Cela est également le cas avec le concept de « sens du pays » du philosophe Raoul Cyril Serva que je vulgarise depuis des années, et qui a été repris de façon approximative et électoraliste par certains. Mais soit, c’est notre rôle en tant qu’universitaires de verser au débat public des idées qui pourront l’élever.


Me concernant, je suis pour la domiciliation locale de plus de pouvoirs et de responsabilités en Guadeloupe afin de proposer aux Guadeloupéens des outils plus efficaces et plus performants, car je suis convaincue que les Guadeloupéens sont les meilleurs experts des affaires guadeloupéennes, pour paraphraser Césaire et Aliker.

Néanmoins, c’est quelque chose qui se prépare et qui ne doit pas être agité comme un argument purement électoraliste. Il s’agit d’un sujet grave, extrêmement sérieux dont l’issue nous engagera pour le futur de façon irréversible, et il faut le travailler avec rigueur et conscience, tout en faisant en sorte que chaque Guadeloupéen en comprenne les tenants et aboutissants.


Pour le moment, l’urgence pour nous, à La Nouvelle Voie, est de mettre en place des pratiques partenariales renouvelées avec l’État, le Département, les communautés d’agglomération et les communes afin de surmonter l’éparpillement des compétences. Il s’agira dans un premier temps de négocier, principalement, avec l’État, des transferts et des modalités d’exercice des compétences qui nous donnent des moyens réels de renforcer la responsabilité locale.








The Link Fwi : concernant votre programme, quel est-il ? Que proposez-vous de concret à la Guadeloupe et aux guadeloupéens et guadeloupéennes ?


Axelle Kaulanjan : Nous avons un programme extrêmement concret qui repose sur cinq piliers : Relancer l’économie, accélérer la transition écologique et énergétique, structurer les compétences des hommes et des femmes de demain, réorganiser l’aménagement du territoire, et améliorer la vie sociale.

Chacun de ces piliers est fort de propositions et projets qui doivent nous permettre de réussir et progresser, tant à un niveau individuel que collectif.

Certaines de ces propositions me tiennent particulièrement à cœur : En tant que jeune concernée par la réussite au pays, l’une de mes priorités est le projet de création de guichet régional dédié au retour, au maintien et à la réussite des jeunes Guadeloupéens en Guadeloupe, en partenariat avec l’État, la BPI France, la Caisse des Dépôts et Consignations, les intercommunalités, le Département, les communes et le tissu associatif. Il s’agirait, par exemple, d’avancer de la trésorerie pour le retour au pays et monter des projets à forte valeur ajoutée, aider à l’installation, renforcer les capitaux, impulser une dynamique de mentorat et de réseautage pour multiplier les opportunités d’emploi et d’affaires, par exemple.


Vous connaissez également mon engagement en faveur de l’équité hommes-femmes et du leadership féminin. C’est pourquoi il nous tenu à cœur de créer une commission dédiée à l’égalité hommes-femmes et à l’autonomisation économique des femmes. Cette commission pourra co-construire avec la population, des experts et des associations féministes un plan d’action régional transversal pour empouvoirer et renforcer les femmes guadeloupéennes, et donc l’ensemble de notre société.

Enfin, l’un des points qui me semble aussi très important, dans le domaine du numérique, et qui aura un impact considérable sur l’économique guadeloupéenne et les politiques publiques, c’est l’installation d’un point d’échange Internet (GIX). Ce GIX nous permettra d’avoir une connexion Internet de bien meilleure qualité, réduire les coûts de connexion, et d’améliorer la résilience numérique du territoire. Cette infrastructure d’une importance stratégique nous permettra surtout de pouvoir maîtriser la data, c’est-à-dire les données guadeloupéennes qui nous échappent et qui sont traitées et stockées à Miami. Du point de vue de la sécurité territoriale, c’est problématique. D’autre part, récupérer la gestion de la data chez nous nous permettra d’avoir des éléments très objectifs de prise de décisions pour ajuster nos politiques publiques et également discuter avec des opérateurs pour récupérer des recettes qui échappent à notre territoire. Par exemple, avec un GIX en Guadeloupe, on saurait précisément le nombre de nuitées réservées chez nous avec AirBnB, et l’on serait forts de cette connaissance pour réclamer la taxe de séjour à l’opérateur alors que cette manne financière échappe aux EPCI.


Voilà quelques projets qui me tiennent à cœur en tant que jeune femme engagée pour mon territoire, et j’invite les lecteurs à prendre connaissance de l’ensemble du programme sur www.MaxMathiasin.fr







TLFWI : En matière de chômage, d’économie, d’écologie, de politique du logement, et du retour au pays, quelles sont les ambitions de la liste “ “ La nouvelle voie : un contrat moral avec le peuple “ ?


Axelle Kaulanjan : Comme je vous le disais précédemment, notre philosophie c’est d’avoir une politique ambitieuse pour impulser une vraie réussite à l’échelle de toute la Guadeloupe, valoriser les atouts des hommes, des femmes, de chaque territoire, tout en étant innovant et au plus près des réalités et des enjeux de notre temps et pour l’avenir.



The Link Fwi : Quelles sont les objectifs de votre liste en matière lutte contre la pauvreté qui a augmenté depuis la crise sanitaire ?


Axelle Kaulanjan : La première priorité c’est de protéger nos concitoyens qui ont particulièrement souffert de cette crise sanitaire, et ensuite renforcer leurs capacités économiques. Bien avant la crise sanitaire, l’INSEE nous alertait sur le fait que la grande pauvreté (pas la pauvreté, mais la grande !) a progressé de façon inquiétante en Guadeloupe. On craint bien que cela sera pire après la prise en compte de la pandémie.

En ce qui concerne les compétences régionales, nous proposons, au vu du contexte économique très difficile à cause de la pandémie, de soutenir les secteurs les plus touchés par la Covid-19 en mobilisant le plan France relance complété par des mesures régionales ciblées, construites en concertation avec les acteurs économiques, les communautés d’agglomération et les institutions de la société civile organisée, en privilégiant les secteurs du tourisme, du sport, de l’évènementiel, du bâtiment, de l’énergie, de la santé, de l’eau, des déchets, du numérique, en matière d’emploi et de lutte contre les inégalités économiques.

Il nous faudra par ailleurs dynamiser les processus de gestion de la commande publique pour optimiser la passation de nouveaux marchés, et surtout réduire les délais de paiement qui sont aujourd’hui extrêmement problématiques pour nos TPE et PME en souffrance.

Il nous faudra également booster le pouvoir d’achat de nos concitoyens les plus vulnérables, et, pour ce faire, travailler à l’exonération de l’Octroi de mer sur l’eau et l’électricité, et mettre en place une tarification sociale de l’eau en partenariat avec le Conseil départemental.


TLFWI : Et la jeunesse dans tout ça, est-elle au coeur de vos ambitions ? Selon vous quelles sont les thématiques qui lui sont chères ?


Axelle Kaulanjan : Nous considérons, et moi en particulier en qualité de concernée, que le retour, le vivre et réussir au pays est un enjeu fondamental pour l’avenir de la Guadeloupe. D’où notre proposition de créer un guichet dédié à cet enjeu majeur.

Bien sûr, nous ne pouvons occulter la question de la formation professionnelle. L’on sait quelle déception a été Guadeloupe Formation. Il nous faudra repenser un catalogue de formations plus proches des besoins des socio-professionnels du territoire, en intégrant les nouveaux métiers et les enjeux toujours mouvants du numérique. Nous souhaitons également lutter contre le décrochage scolaire par la création de classes de démobilisation mettant en œuvre des moyens d’encadrement renforcés et des méthodes d’enseignement innovantes et expérimentales.

C’est pourquoi il nous faudra, par exemple, renforcer les capacités financières des start-up à travers un fonds régionale d’investissement dédié et la création d’une plateforme de mise en relation entre les startupeurs et les investisseurs.

Nous devrons également promouvoir et soutenir la création de tiers-lieux sur l’ensemble du territoire afin que les jeunes créateurs d’entreprises soient soulagés de nombre de freins financiers, logistiques et RH inhérents au lancement d’activité.



The Link Fwi : Si je me mets à la place du citoyen lambda qui ne sait pas pour qui voter, celui qui n’a jamais voter ou tout simplement celui qui refuse de voter, quels seraient vos arguments pour me convaincre et comment allez-vous présenter vos idées afin de me persuader de me rendre dans un bureau de vote ?


Je lui dirais simplement que je comprends que le manque de résultats probants des précédents puisse décourager, mais que ne pas voter revient à laisser les autres décider à sa place.

Notre meilleur argument est notre programme que nous avons présenté aux Guadeloupéens durant toute la campagne. Nous sommes allés à leur rencontre à travers des conférences mobiles, grâce aux médias, mais également avec les réseaux sociaux où nous sommes très actifs.

L’avenir dépend de chacun de nous, et il nous appartient de ne pas renoncer à cette responsabilité.


TLFWI : Quel bilan faites-vous de la mandature qui s’achèvera en Juin ?


Axelle Kaulanjan : Ce sont les chiffres et les indicateurs socio-économiques qui sont les plus éloquents : les jeunes sont cinq fois plus déclassés en Guadeloupe qu’en France hexagonale, le chômage est galopant et inquiétant, la grande pauvreté atteint un paroxysme et jamais le RSA n’a été autant sollicité au Département au point même de menacer l’équilibre financier de cette collectivité. Nous sommes extrêmement en retard sur le numérique : les zones blanches sont de véritables handicaps au développement économique et à l’équité des chances à l’accès à l’éducation ; l’économie est en berne, les entreprises guadeloupéennes n’ont jamais autant servi de banque à la collectivité régionale tant les délais de paiement sont longs, causant ainsi des situations ubuesques, comme les transporteurs qui refusent de véhiculer des lycéens…

Nous nous attendions à mieux, et beaucoup reste encore à faire pour améliorer la vie des Guadeloupéens et la compétitivité économique de notre territoire.

Lorsque vous serez élus à la Région quels sont les dossiers sur lesquels vous travaillerez les 100 premiers jours ?


Il nous faudra d’abord redonner confiance au personnel de l’administration régionale en établissant un feuille de route claire, avec des objectifs, et en mettant en place un organigramme au plus près des compétences et des évolutions de carrière possibles pour tout un chacun.

Nos priorités sont de remettre en marche la machine régionale pour impulser et soutenir la relance économique post Covid ; rapprocher la Région des préoccupation des Guadeloupéens et la rendre profitable au plus grand nombre ; et réaliser nos missions avec efficacité, correction et méthode.


The Link Fwi : Lorsque vous serez élus à la Région quels sont les dossiers sur lesquels vous travaillerez les 100 premiers jours ?


Axelle Kaulanjan : Il nous faudra d’abord redonner confiance au personnel de l’administration régionale en établissant un feuille de route claire, avec des objectifs, et en mettant en place un organigramme au plus près des compétences et des évolutions de carrière possibles pour tout un chacun.

Nos priorités sont de remettre en marche la machine régionale pour impulser et soutenir la relance économique post Covid ; rapprocher la Région des préoccupation des Guadeloupéens et la rendre profitable au plus grand nombre ; et réaliser nos missions avec efficacité, correction et méthode.

TLFWI : Où pouvons-nous suivre l’actualité de “ La nouvelle voie : un contrat moral avec le peuple “ ?


Axelle Kaulanjan : Nous sommes présents sur les réseaux sociaux : Max Mathiasin 2021 et avec un site internet www.MaxMathiasin2021.fr.

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