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Clara Palmiste, une femme au coeur de l'Alternance

L'alternance c'est le mot qui ressort de ces élections régionales 2021. Ainsi, ils sont nombreux à prôner un changement de gouvernance et de destinée pour la Guadeloupe. Ce changement passera sans aucun doute par les femmes. La liste " En avant pour l'alternative " l'a sans doute compris. Autour de son leader figurent des femmes dont les profils diffèrent. Parmi elles, Clara Palmiste, enseignante-chercheuse et vice-présidente du CIPPA. Rencontre.





Contrairement à d'autres territoires où la présence de femmes dans le milieu politique est plus rare et est bien souvent question à débat. En Guadeloupe, le problème ne se pose pas. A ce niveau, dans l'Archipel, la parité semble être respectée. Les femmes s'engagent et font même carrière dans ce milieu considéré comme celui des hommes. Plusieurs grandes figures, à l'instar de Gerty Archimède, Lucette Michaux Chevry, ou encore plus contemporaine Gabrielle Louis-Carabin ont marqué le paysage politique local et même national.


Pour ces élections, nous avons pu constater que la voix des femmes compte. Elles sont nombreuses sur les listes et certaines sont même des têtes d'affiche pour ces régionales 2021. Cette année, le mot d'ordre est à l'alternance donc, au changement. En effet, ils sont nombreux à prôner un changement de gouvernance et de destinée pour la Guadeloupe. Ce changement passera sans aucun doute par les femmes. La liste " En avant pour l'alternative " l'a sans doute compris. Autour de son leader figurent des femmes dont les profils diffèrent. Parmi elles, Clara Palmiste, enseignante-chercheuse et vice-présidente du CIPPA. Rencontre.



The Link Fwi : Bonjour Clara Palmiste bienvenue sur The Link Fwi. Premièrement qui êtes-vous, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs (trices) ?


Clara Palmiste : Bonjour, je suis originaire d’Anse-Bertrand et réside à Saint-Claude depuis mon retour aux Antilles. Je suis enseignante-chercheuse à l’Université des Antilles et vice-présidente du Cippa.


TLFWI : Dans quel domaine exercez-vous ? Etes-vous toujours étudiant ou actif, à la recherche d’un emploi ou tout simplement entrepreneuse ?


Clara Palmiste : J’occupe la fonction de Maître de conférences en histoire. J’ai effectué mes études en Martinique, Bordeaux, Espagne et en Italie où j’ai obtenu un doctorat de l’Institut universitaire européen.


The Link Fwi Etiez-vous déjà engagée politiquement dans une organisation politique ou une association ?


Clara Palmiste : Depuis mes années de Fac, je milite dans des associations étudiantes, ensuite citoyennes, féministes ou celles en lien avec mon métier d’historienne. J’ai adhéré au Cippa il y a 3 ans et je suis sur la liste En Avant pour l’Alternative.


TLFWI : Qu’est-ce que la liste “En avant pour l'alternative“ ? et qui sont les membres qui la composent ? ( profilage des membres)


Clara Palmiste : La liste en Avant pour l’Alternative rassemble, autour du Cippa, des partenaires partageant ses valeurs et son programme : Renouveau gosérien, Ambition Guadeloupe, Kap’en action de Capesterre Belle-eau, Bouillante unie pour la transition, Peuple Ethique et Progrès Sainte rosiens. Les membres proviennent de tous les milieux socio-professionnels.


The Link Fwi : Qu’est-ce qui vous a motivé à vous rassembler pour ces élections régionales ?

Clara Palmiste : Nous nous sommes rassemblés autour d’un projet commun : préparer la Guadeloupe face aux défis environnementaux, économiques, sociétaux vers un changement statutaire.



TLFWI : Et vous personnellement, qu’est-ce qui vous a motivé à rejoindre cette liste pour les régionales ?


Clara Palmiste : Pour moi, la liste pour l’Alternative est la seule capable d’insuffler le changement en Guadeloupe, par des mesures concrètes. Pour reprendre les rênes de notre destin, il nous faut une équipe responsable, intègre et qui connait les leviers fiscaux pour sortir du marasme économique.


The Link Fwi : Pensez-vous jouer un rôle dans cette campagne, êtes-vous écouté et pris au sérieux ?


Clara Palmiste : La liste m’a confié la coordination de la commission communication et nous militons au quotidien pour que notre programme arrive dans les foyers guadeloupéens. Je mets entièrement mes compétences au service de la liste.



TLFWI : En baptisant votre liste “En avant pour l'alternative” que prônez-vous ? Un changement de paradigme politique ? Et comment ce changement s’opérera-t-il ?


Clara Palmiste : Nous voulons l’autonomie de la Guadeloupe. Une fois à la Région, il s’agira de préparer la Guadeloupe pour une évolution vers le statut de PTOM (pays et territoire d’outre-mer). Ce statut permet d’utiliser tous les mécanismes de développement de la production guadeloupéenne (agricole, artisanale, industrielle, énergies renouvelables, etc.).



The Link Fwi : Vous portez donc la voix de ce peuple délaissé ? Vous considérez vous comme ses porte-paroles ?


Clara Palmiste : Nous ne sommes pas uniquement des porte-paroles, mais des citoyens actifs qui pensons que la société civile a un rôle à jouer en politique, un contre-pouvoir capable de décider de son modèle de société. La politique doit être l’affaire de tous les Guadeloupéens.



TLFWI : Selon vous quelles seraient les thématiques chères à la population guadeloupéenne ?

Clara Palmiste : La crise sanitaire, l’envolée des prix des produits de première nécessité, du carburant et les problèmes endémiques (chômage, eau, sargasse, fuite des cerveaux, pollution des sols). Face à cela, il faut une politique efficace, transparente, pour améliorer la qualité de vie des Guadeloupéens.



TLFWI : En matière de chômage, d’économie, politique de logement, et d’écologie quelles sont les ambitions de votre liste ?


Clara Palmiste : Pour créer de l’emploi, il faut développer la production guadeloupéenne, les industries culturelles et créatives, les activités et métiers en lien avec la mer, activer les leviers fiscaux pour que les entreprises recrutent, etc. Parallèlement, nous devons limiter notre empreinte carbone, veiller à la protection de notre environnement et revoir la politique de collecte, traitement et valorisation des déchets. En matière de logement : lutter contre l’habitat indigne, insalubre, dispersé.


The Link Fwi : Et la jeunesse dans tout ça, quels sont vos objectifs pour elle et surtout votre liste a-t-elle des jeunes en son sein ?


Clara Palmiste : L’objectif pour nous est de redonner confiance à la jeunesse : en réduisant l’échec scolaire, les inégalités d’accès à la culture, en proposant des formations innovantes, créatrices d’emplois (numérique, industries culturelles et créatrices, etc.), en soutenant les jeunes entrepreneurs, en leur donnant la possibilité de se former et de travailler sur le territoire. Il faudrait intégrer les jeunes dans les structures associatives pour une meilleure connaissance du territoire et les rapprocher de la politique.

Notre liste comporte des jeunes, mais en nombre insuffisant. Les jeunes ne sont pas suffisamment conscients de leurs apports à la société et à la vie citoyenne.



TLFWI : Selon vous est-elle bien représentée ou sous représentée au niveau politique ?

Clara Palmiste : La jeunesse est sous-représentée au niveau politique, car elle n’y trouve pas sa place ou elle ressent une certaine méfiante par rapport à la politique. Les scandales politico-financières, la corruption, les problèmes qui restent sans solution depuis des décennies, découragent les jeunes. Ils sont pourtant actifs au sein des partis et dans la diaspora.



The Link Fwi : Vous portez donc aussi la voix de cette jeunesse incomprise ? Vous considérez vous comme ses porte-paroles ?


Clara Palmiste : Je voudrais que ce soit les jeunes qui puissent parler de leur vision de la société guadeloupéenne : et qu’on leur donne la possibilité de le faire.



TLFWI : Selon vous quelles seraient les thématiques chères à la jeunesse guadeloupéenne ?