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Elections présidentielles : Fin de partie pour Christiane Taubira.

Dernière mise à jour : 12 avr.

Elle avait créé la surprise en annonçant son retour et sa candidature à l'élection présidentielle mais sa course à la présidence a tourné court. Christiane Taubira ne sera pas de la partie pour le premier tour de l'élection présidentielle 2022. L'ancienne député de Guyane et ancienne Garde des Sceaux, candidate toute désignée pour représenter la Gauche à la présidence n'a tout simplement pas eu le nombre parrainage suffisants pour continuer de concourir.






En Septembre dernier, elle avait pourtant assuré qu'elle ne serait pas candidate à la l'élection présidentielle 2022 car pour elle, l'enjeu était trop colossal et la gauche ne peut se permettre de perdre cette élection une nouvelle fois. Une décision qui avait surpris ses fidèles soutiens mais rassuré Anne Hidalgo, maire de Paris et candidate déclarée à présidence pour la Gauche. Une décision qu'elle avait une nouvelle fois réitéré le 17 décembre 2021, car elle ne voulait pas être une candidate de plus, comme l'avait affirmé dans une vidéo postée sur son compte Twitter, après des rumeurs insistantes sur sa candidature. A plusieurs reprises, l'ancienne députée de Guyane exhortait l'ensemble des candidats de toutes les gauches à s'unir face à la montée de l'extrême droite la plus radicale représentée par le journaliste et ancien chroniqueur Eric Zemmour.


Face à une impossible union des différents candidats déclarés, celle qui ne voulait pas se présenter, a fait son entrée dans la course présidentielle le 9 janvier dernier, tout en soutenant l"initiative citoyenne de la Primaire Populaire, tout en maintenant sa participation : "J'accepte le risque de la démocratie. J'accepterai le verdict de la primaire populaire". Le lendemain, le lundi 10 janvier, dans les colonnes de Ouest-France elle détaillait ce qui l'avait poussé à se présenter : "Je ne vois pas se profiler des signes de rassemblement, ni à l'échelle des candidats ni à l'échelle des partis. Ce constat d'impasse me conduit à reconnaître la primaire populaire comme espace démocratique en soi. C'est le dernier espace où un rassemblement de la gauche est possible". Une déclaration surprise pas tant que ça, puisque des rumeurs, au sein même de son camp affirmaient que l'ancienne ministre l'envisageait depuis plusieurs semaines.


En remportant la Primaire face aux six autres candidats en lice, elle était assurée d'être la candidate légitime de la gauche. Malheureusement, l'ancienne ministre de François Hollande est tombée sur la dure règle des parrainages. Pour participer à une élection présidentielle, en France, il faut minimum 500 signatures d'élus locaux et Christiane Taubira stagnait à 180. Un véritable coup dur pour la candidate de gauche qui a annoncé ce mercredi 2 mars son retrait de la campagne pour l’élection présidentielle. Lors d’une conférence de presse, l’ancienne garde des Sceaux a mis un terme à "l'inutile suspense", malgré la "grande mobilisation des bénévoles de l'équipe Taubira 2022". "Il est évident que nous ne réussirons pas à réunir les 500 parrainages nécessaires pour se présenter à l'élection présidentielle", a-t-elle expliqué. Saluant ses militants présents, elle a estimé que son échec à rassembler des parrainages a été provoqué par le système de parrainages devenu un "filtre obsolète" dont il faut se "débarasser". Christiane Taubira a fustigé les "vieux partis qui n'en finissent pas d'agoniser" et qui "n'ont plus que leur capacité de nuisance".


L’entourage de Christiane Taubira accuse en particulier Anne Hidalgo et le Parti socialiste d’avoir fait pression sur des élus pour l’empêcher d’obtenir ses signatures. Le Parti radical de gauche (PRG) est également dans le collimateur de la désormais ex-candidate à la présidentielle après son désengagement de la candidature de Christiane Taubira le 14 février dernier, emportant avec lui son réseau de 170 promesses de signatures et son soutien financier.

Des problèmes de parrainages qui avaient fait dire à Christiane Taubira lors de son dernier meeting, dimanche dernier à Rennes, qu'elle avait "un petit problème de parrainages" avant d'annoncer, lundi 28 février, que son agenda serait entièrement consacré cette semaine "à la collecte des parrainages". Une collecte qu'elle n'est pas parvenue à concrétiser à trois jours de la clotûre des parrainnages avant l'élection prévue en Avril prochain.







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