• ELMS

Face au cancer du sein : l'art est sa thérapie. Le message d'Anaïs Verspan

Artiste multimodale, sensationnelle et engagée, Anaïs Verspan est une référence dans le milieu artistique guadeloupéen voire même plus largement dans les milieux artistiques antillo-guyanais et français. , Anaïs Verspan fait partie de cette nouvelle génération d'ambassadeurs de l'art guadeloupéen. Pourtant en 2016, alors qu'elle allaite sa fille en bas-âge, on lui détecte un cancer du sein très avancé. L'annonce de la maladie, les traitements, les mastectomies, ont modifié son quotidien de mère de famille mais surtout de femme. L'art a été son remède, sa thérapie. Toutes ces expériences lui ont fait prendre conscience que la chose la plus importante, c'est la vie. Elle nous en parle.


Anaïs Verspan Octobre rose. Photo : Linsay Boraton.


Le mois d’octobre est un mois particulier, tant pour les saisons qui changent que pour les célébrations qui y sont faites. En effet, on passe de la période estivale, sèche à une période plus grisonnante, plus pluvieuse et plus froide. On dit aurevoir à notre short de bain et notre bikini achetés dans nos boutiques favorites situées dans les plus beaux centres commerciaux de nos régions ou pour les plus connectés d’entre nous, sur les sites de e-commerce tel que Shein, Bananamoon, Mademoizellebikini ou Milanoo. Non, il n’y a aucun partenariat sponsorisé avec ces entreprises en ligne.


Ainsi, en octobre, nous disons aurevoir aux coups de soleil, aux moments de farniente au bord des plages paradisiaques de nos îles pour accueillir les cyclones, les tempêtes, les longues journées de pluie. Vous l’aurez compris octobre signe le retour de l‘hivernage ou de l’automne pour celles et ceux d‘entre nous qui résident dans un pays tempéré. Quoique cette année, l’hiver semble faire son timide à moins que ça soit l’été qui refuse de tirer sa révérence. Les écologistes diront : réchauffement climatique, l’être humain est le seul responsable. Mention spéciale à Greta Thunberg.


Toutefois, soyons bien clairs. Cet article n’a pas pour vocation de parler de météo ou de vacances au soleil. Nous ne sommes pas un site de voyage. Il s’agissait simplement d’une introduction. A travers ces lignes, nous allons aborder un sujet de société. De santé publique, même : le cancer du sein. Cet article tombe à point nommé puisque, nous sommes en octobre. Qui dit mois octobre dit : Octobre rose. C’est le mois de la prévention autour de ce cancer qui touche en général les femmes mais, messieurs, vous êtes aussi concernés.

Depuis 1992, du 1er au 31 octobre, une campagne d’information et de dépistage contre le cancer du sein se déroule dans le Monde entier. Soit un mois de campagne de sensibilisation. Pour y parvenir, les membres des associations régionales, nationales vont la rencontre des citoyens. Les actions menées sont diverses et variées, il y a des spots publicitaires, des activités ludiques comme un marathon. C’est principalement par des actions de terrain que l’information est véhiculée auprès d’un public hétérogène, tels que des salariés,(és), des personnes demandeuses d’emploi, des écoliers, des lycéens et des étudiants car, il n’y a pas d’âge pour avoir un cancer. L’idée est de lutter contre la maladie. Depuis vingt-neuf ans, ces actions sont également menées en France. Cette mission d’information se fait principalement par le dialogue.


La France fait même partie des pays où l’incidence du cancer du sein est très élevée sur un plan mondial. Selon Santé Publique France, le cancer du sein est l’un des cancers les plus fréquents au niveau national. Une femme sur huit développe un cancer du sein au cours de sa vie. Il représente un tiers de l’ensemble des nouveaux cas chez la femme et c’est la première cause de décès par cancer toujours chez la femme. Point positif, la mortalité (taux standardisé) est en baisse depuis les années 1990 alors que l’incidence est en augmentation. Une augmentation liée à des dépistages plus récurrents.


En effet en 2015, 54 062 personnes dont une grande majorité de femmes ont été diagnostiquées avec le cancer du sein. Près de 80% des cancers du sein se développent après 50 ans. Des chiffres nuancés car, en augmentation, puisque selon la Fondation de la Recherche Médicale, en 2017, près de 60 000 nouveaux cas ont été diagnostiqués en France. Si cette maladie est encore responsable de 12 000 décès cette même année, le taux de mortalité qui y est associé a diminué en 15 ans. Cette amélioration s’explique par un meilleur dépistage mais également par le développement de thérapies toujours plus efficaces. Actuellement, plus de 87 % des patientes sont en vie, 5 ans après le diagnostic.


Le site national de la santé publique évoque plusieurs facteurs de risque parmi lesquels, nous retrouvons le tabagisme et l’alcool mais c’est à nuancer car, toutes les personnes ayant été diagnostiquées du cancer du sein, ne sont pas toutes des fumeuses ou des buveuses régulières. D’autres critères entrent en jeu, comme l’âge, la prédisposition génétique, un antécédent personnel de pathologie mammaire ou un antécédent personnel d’irradiation thoracique médicale à forte dose. D’autres facteurs de risque sont suspectés parmi lesquels on retrouve des expositions hormonales endogènes (allaitement, surpoids ou obésité, âge à la puberté, âge à la première grossesse) et exogènes (traitement hormonal de la ménopause.)


Les territoires ultramarins sont également concernés voire même plus encore que les territoires hexagonaux. En effet, à la Réunion, 300 nouveaux cas de cancer du sein sont diagnostiqués chaque année. Une pathologie qui est la première cause de décès par cancer sur l’île. D’où l’importance du dépistage. Entre 2012 et 2014, le cancer du sein est le deuxième type de cancer le plus pris en charge dans les établissements de La Réunion après les cancers digestifs.12 156 hospitalisations et séances de chimiothérapie ont été réalisées à La Réunion dans le cadre du cancer du sein pour la période. Pour les femmes réunionnaises, le décès par cancer du sein est la cause de décès par cancer la plus fréquente (14,8 % des décès par cancers féminins).


En Guyane, on détecte "456 nouveaux cas de cancer par an (toutes localisations cancéreuses confondues) dont 54% chez l’homme. Le cancer du sein représente 26% des cancers détectés chez les guyanaises. Chez les femmes, le décès par cancer occupe la deuxième place derrière les "maladies de l’appareil circulatoire" (20,6 %).


A la Martinique, chaque année, 1.583 nouveaux cas de cancer en tout genre sont détectés, dont 61% chez l’homme. Evidemment chez la femme, le cancer le plus fréquent est le cancer du sein qui représente 33 % des cas.

En Guadeloupe, chaque année, 1.528 nouveaux cas de cancer en tout genre sont diagnostiqués, dont 62% chez l’homme. Chez la femme, le cancer le plus fréquent est le cancer du sein (37 %). Environ 194 cas de cancer du sein sont détectés chaque année en Guadeloupe.


Parmi tous ces cas, un, nous a particulièrement touché. C’est celui du jeune femme, une artiste multimodale, artiste visuelle, artiste sensationnelle et engagée, Anaïs Verspan est une référence dans le milieu artistique guadeloupéen voire même plus largement dans les milieux artistiques antillo-guyanais et français. Elle fait partie de cette nouvelle génération d'ambassadeurs de l'art guadeloupéen.


Une carrière commencée en 2009 avec la première exposition de ses premières toiles au Carrefour des Arts du Gosier. Puis, l’année suivante, elle enchaîne avec sa première exposition “ solo”: Bigidiplakata à la galerie Imagin’art de Sainte-Rose. Dès lors, la machine Verspan est lancée. Depuis, l’artiste guadeloupéenne a à son actif plusieurs expositions en solo ou collectivement, tant au niveau local, régional, national et même international ( Guadeloupe, Martinique, Sénégal, Allemagne, Monaco, Portugal etc). Artiste dans l’âme, au talent indégnable, Anaïs Verspan est aussi une mère de famille heureuse.


Pourtant en 2016, alors qu'elle allaite sa fille en bas-âge, on lui détecte un cancer du sein très avancé. L'annonce de la maladie, les traitements, les mastectomies, ont modifié son quotidien de mère de famille mais surtout de femme. L'art a été son remède, sa thérapie. Toutes ces expériences lui ont fait prendre conscience que la chose la plus importante, c'est la vie. Elle nous en parle.




The Link Fwi : Bonjour Anaïs Verspan, bienvenue sur The Link Fwi, mercie de nous recevoir chez toi, dans ton atelier. C’est donc ici que naissent tes idées et tes réalisations. Que représentent ce lieu pour toi ?

Vous souhaitez en lire plus ?

Abonnez-vous à www.thelinkfwi.com pour continuer à lire ce post exclusif.

S'abonner
25 vues0 commentaire