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La réussite de la Guadeloupe passera par la jeunesse.

Bien souvent, on reproche aux jeunes de ne pas prendre part aux divers débats politiques ou sociétaux qui ont lieu en Guadeloupe. Assez souvent, l'avis de cette jeunesse importe peu. Il est aussi reproché à la classe politique de ne parler de la jeunesse qu'en période électorale, mais de façon générale, les jeunes sont les grands oubliés de la vie communautaire. Pourtant, certains franchissent le pas et s'engagent c'est le cas de Dényza et Cédric engagés sur la liste " Réussir la Guadeloupe " menée par Sonia Pétro. Rencontre avec ces deux jeunes qui veulent la réussite de leur territoire.





Cette année, nul ne pourra dire que la jeunesse ne s'est pas investie en politique. Depuis que nous avons initié cette série d'articles, nous avons rencontré des jeunes hommes et des jeunes femmes passionnés, engagés mais surtout résolus à changer le cours du destin de leur terre, la Guadeloupe. De part leur décision de s'exposer pour leurs convictions, ils font mentir celles et ceux qui prétendent que la jeunesse ne prend pas part aux divers débats politiques ou sociétaux.


De leur côté, les jeunes reprochent souvent à la classe politique de ne prendre en compte leur avis qu'en période électorale. Il faut dire, de façon générale, les jeunes sont les grands oubliés de la vie communautaire. En somme, il y a un clivage entre la classe politique et la jeunesse guadeloupéenne qui est la première victime des politiques publiques et de leurs manquements. Pourtant, cette année, plusieurs listes affichent des jeunes. Parmi eux, on trouve, Dényza et Cédric, deux jeunes dont les profils diffèrent. Novice pour l'une et engagé inconditionnel pour l'autre, ils se sont pourtant retrouvés dans les valeurs prônées par Sonia Pétro, présidente des Républicains de la Guadeloupe et qui conduit la liste " Réussir la Guadeloupe ". Rencontre avec ces deux jeunes qui veulent la réussite de leur territoire.



The Link Fwi : Bonjour Dényza, bonjour Cédric soyez les bienvenus sur The Link Fwi, premièrement qui êtes-vous, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs (trices) ?



Dényza : Bonjour je suis Dényza Etilé, j'aurais bientôt dix-neuf ans. Je suis étudiante de première année en économie et gestion à l'Université des Antilles au Pôle de Fouillole.


Cédric : Moi c'est Cédric Loupadière, un jeune Capesterrien, amoureux de la Guadeloupe. Je suis chargé de recouvrement, sinon, je suis juriste de formation, plus exactement, juriste de contentieux.



The Link Fwi : Etiez-vous déjà engagés politiquement dans une organisation politique ou une association ?


Dényza : Me concernant, c'est la première fois que je m'engage en politique, c'est tout nouveau. C'est un tout nouveau domaine pour moi.


Cédric : Pour ma part, je suis un militant politique. Je l'ai toujours été. J'ai toujours été très attaché aux valeurs de la droite et du centre. Mais c'est ma première campagne électorale.







TLFWI : Qu’est-ce que la liste “Réussir la Guadeloupe an nou doubout pou ay douvan “ ? et qui sont les membres qui la composent ?


Dényza : Cette liste est motivante, ambitieuse et composée de jeunes. Il y a donc Cédric et moi mais aussi d'autres jeunes comme Cédric Sourou, ainsi que des personnes comme vous et moi, qui sont conscientes des problématiques que nous rencontrons sur notre île.


Cédric : Pour compléter ce que vient de dire Dényza, la liste " Réussir la Guadeloupe" n'est pas une liste de parti ou de tractation politique. Elle est composée d'hommes et de femmes qui ont cette volonté de sauver la Guadeloupe. Nous avons pris un engagement fort , celui d'oeuvrer pour la réussite de notre territoire. Notre seul et unique intérêt est la Guadeloupe.



The Link Fwi : Qu’est-ce qui vous a motivé à vous rassembler pour ces élections régionales ?


Cédric : Nous sommes partis d'un constat. En 2015, le président sortant, Ary Chalus avait un très beau slogan " Changez d'avenir " et je pense que cela a suscité beaucoup d'intérêts pour tous les Guadeloupéens mais, voilà six ans après, nous constatons que c'est un véritable échec et que rien a été fait. L'ambition de notre liste, est de démontrer aux Guadeloupéens (éennes) que la Guadeloupe peut se relever mais qu'il suffit d'avoir les bonnes personnes à sa tête pour y arriver.



The Link Fwi : Et vous personnellement, qu’est-ce qui vous a motivé à rejoindre cette liste pour les régionales ?


Denyza : Pour moi, la Région est une collectivité qui s'occupe du quotidien des Guadeloupéens et je veux participer à l'organisation de la Guadeloupe, d'y porter des idées nouvelles afin de faire évoluer notre Archipel.


Cédric : Comme je l'ai souligné, en ce moment, tout le monde assite au naufrage de la Guadeloupe. Nous vivons une crise économique, sociale, environnementale, sanitaire et politique. En tant que Guadeloupéen, je ne pouvais pas rester là, les bras croisés et regarder, je me suis dis qu'il fallait que je m'engage pour sauver cette belle île.



TLFWI : Pensez-vous jouer un rôle dans cette campagne, êtes-vous écouté et pris au sérieux ?



Cédric : Nous avons tous un rôle à jouer. C'est de notre responsabilité d'essayer mais surtout de convaincre la population ;Parmi elle, il y a beaucoup de jeunes, de moins jeunes, des séniors aussi qui ne votent pas ou qui ne votent plus sans doute sont-ils déçus par toutes ces années de mauvaise gestion. Ils ne croient tout simplement plus dans la politique et moi, de part mon engagement, je eux redonner à l'action politique toute sa noblesse. Nous sommes écoutés, car, quand je suis sur le terrain, je reçois des félicitations pour mon engagement de la part des personnes que je rencontre. Encore une fois, mon combat, je le mène pour la Guadeloupe.


Dényza : Je pense jouer un rôle important dans cette campagne. Je suis prise au sérieuse par mes amis(ies), mes connaissances ou même ma famille. Pour eux, il est important que les jeunes investissent le champs politique afin de relever la Guadeloupe.



The Link Fwi : En baptisant votre liste “Réussir la Guadeloupe an nou doubout pou ay douvan ” que pronez-vous ? Un changement de paradigme politique ? Et comment ce changement s’opérera t-il ?


Cédric : Nous avons constaté que depuis plusieurs années, une grande majorité des élus sont à la tête des collectivités locales. Je pense qu'il est important de renouveler la classe politique. Lors des dernière élections municipales, une grande majorité des communes ont fait le choix du renouveau en élisant de nouveaux maires. En Guadeloupe, depuis plus de quinze ans, nous avons les mêmes hommes et femmes politiques à la tête des collectivités et visiblement cela n'apporte pas de changement. Je pense qu'il faut renouveler nos dirigeants car, ils ont montré leur incompétence. Avec la liste " Réussir la Guadeloupe", sa grande force, est que nous n'avons pas de personnes qui cumulent des mandats. Nous ne sommes pas des cumulards, nous voulons apporter une nouvelle façon de faire la politique.


Dényza : tout est dit dans le nom de la liste " Réussir la Guadeloupe " nous sommes là pour remettre en marche la Guadeloupe et la réussir avec et aux côtés de Sonia Pétro.



TLFWI : Ces dernières décennies la droite guadeloupéenne a subi plusieurs revers et même des désertions, pensez-vous que la donne changera et que la Guadeloupe, terre de socialisme se tournera vers vous le parti de droite ?



Cédric : Je tiens à préciser que notre liste, n'est pas une liste de droite mais c'est une liste de personnes qui se sont engagées pour sauver la Guadeloupe. Ensuite, quand nous regardons le paysage politique local, nous constatons qu'il n'y a pas vraiment de droite. Tantôt ils sont à droite, puis ils passent à gauche, maintenant, ils sont En Marche ! Nous avons chez nous des politiciens opportunistes. Je crois que les valeurs de droite et républicaines dans lesquelles sont l'avenir de la Guadeloupe. Je suis pour le travail, je suis pour un certains nombres de valeurs auxquelles je suis fortement attaché. Quand on regarde le problème de l'eau, quand le Guadeloupéen ouvre son robinet, il se rend compte qu'il n'a pas d'eau, il ne regarde pas à la couleur politique, il a simplement pas d'eau. Le clivage droite/gauche n'a pas de sens. Il y a une droite locale en Guadeloupe et nous allons la rebâtir.



Dényza : Il ne faut pas se focaliser sur le parti " Les Républicains." Au sein de cette liste, nous retrouvons de tout. Je pense que tout est possible, même pour celles et ceux qui croient que nous sommes de droite mais, en regardant bien, la gauche a perdu en vitesse économiquement et socialement parlant. Je pense donc que tout est possible.



The Link Fwi : En matière de chômage, d’économie, politique de logement, et d’écologie quelles sont les ambitions de votre liste ?



Cédric : Notre ambition est de réussir la Guadeloupe. Il y a un énorme travail à faire par rapport aux maux qui frappent les Guadeloupéens. Mme Pétro en a parlé et beaucoup le constatent. Les collectivités locales sont en quasi totalité situation de faillite budgétaire. Tant que ce problème ne sera pas régler nous ne pourrons construire de projet économique et politique viable pour la Guadeloupe et nous ne pourrons jamais nous projeter dans l'avenir tant que les finances des collectivités ne seront pas assainies. Une fois que ce sera fait on pourra penser au développement économique de la Guadeloupe. Je tiens aussi à préciser que le rôle principal de la Région est d'aménager le territoire, de participer à son développement économique et sans tout cela, nous ne pouvons pas parler d'avenir.





TLFWI : En parlant de programme quel est il ? ( petite synthèse)


Cédric : Je n'aime pas vraiment le terme de programme. Je préfère celui de projet. A notre niveaux, c'est un projet que nous proposons aux Guadeloupéens.


The Link Fwi : Et la jeunesse dans tout ça, quels sont vos objectifs pour elle et surtout votre liste a t’elle des jeunes en son sein ?



Cédric : Il faut savoir que nous 50% des jeunes qui commencent leurs études en Guadeloupe après le Baccalauréat, ne restent pas. Ils partent en France ou ailleurs et ne reviennent pas. De ce fait, nous devons réfléchir à comment faire revenir cette jeunesse. Nous avons fait quelques propositions, notamment la création d'une agence pour les faire revenir. Cependant, il faut savoir que ces jeunes qui sont partis, ils ne vont pas revenir s'ils constatent qu'il n'y a pas de travail, de transport, d'eau etc. Nous, notre projet passe par la création d'une " Maison de la Guadeloupe " dans les grandes universités de l''Hexagone. Elles seront comme des représentations de la Guadeloupe, du même style que les ambassades dans ces universités et écoles. Elles auront aussi pour rôle de favoriser le retour de ces jeunes Guadeloupéens chez eux, àla façon des chasseurs de têtes qui repèrent les bons éléments.



The Link Fwi : Quelles sont les objectifs de votre liste en matière de lutte contre la pauvreté qui a augmenté depuis la crise sanitaire ?


Cédric : Notre économie locale était déjà fragilisée avant le Covid-19. Désormais, la situation s'est aggravée. 12 500 familles vivent sous le seuil de pauvreté, c'est catastrophique. C'est à la Région d'accompagner ces familles. Sur ce point, nous avons fait un certain nombres de propositions. Notamment par rapport à l'eau. Il est anormal que des personnes qui gagnent moins de 980€/ mois, payent des factures d'eau au même prix que celles qui ont plus d'argent. De ce fait, nous mettrons en place un chèque eau et un tarif spécial pour ces personnes. La précarité est l'une de nos priorités.

Par ailleurs, nous devons régler pas la question de la faillite des collectivités locales, pour ce faire, il faut réinjecter les 320 millions d'euro qui manquent dans les caisses de ces collectivités pour redémarrer l'économie Guadeloupéenne. Avec tout cela, que nous pourrons créer des emplois, de la richesse etc mais surtout remettre l'entreprise au coeur de la machine locale, car son rôle est de créer la richesse et l'emploi.



TLFWI : Pour ces élections 2021, il semblerait que la question statutaire de l’archipel ressurgisse, l’ensemble des listes parle d’un” Péyi Gwadloup “ et des guadeloupéens comme d’un peuple. Quelle est votre position sur cette question ? Pensez-vous qu’il soit important de changer le statut politique de la Guadeloupe et que la question de l’évolution politique de nos îles soit un passage obligé ?



Dényza : Pour le moment, nous ne sommes pas encore prêts pour le changement de statut peut-être dans quelques années, mais à ce stade, je ne vois pas comment nous y parviendrons. Comme le disait mme Pétro, nous ne pouvons nous permettre de dépendre que de nous, vu les urgences qu'il y a. Je ne pense pas que la Guadeloupe sera indépendante ou autonome comme certains le rêveraient.


TLFWI: Changement de statut ne veut pas simplement dire indépendance, nous avons le cas de Tahiti, la Nouvelle Calédonie ou encore Saint-Barthélémy. Qu'en pensez-vous ?



Cédric : Nous nous plierons au choix des Guadeloupéens, d'ailleurs c'est ce que dit le texte de la Constitution : " il ne peut y avoir de changement institutionnel sans le consentement de la population". Il faut savoir qu'en 2003, les Guadeloupéens ont rejeté le vote sur le changement de statut. Personnellement, je suis pour l'efficacité des politiques publiques. Je suis pour des services publics de qualité pour les citoyens ce qui est loin d'être le cas en ce moment. Les collectivités françaises sont grandement autonomes depuis 1982, avec le premier acte de la Décentralisation avec un renforcement en 2003. Depuis cette date, nous avons la possibilité de procéder par habilitation législative et par expérimentation. Ce qui a été très peu utilisé, sauf sous la mandature de Victorin Lurel avec l'habilitation sur l'énergie. La Bretagne, la Vendée, la Haute-Savoie sont les régions où le taux de chômage est le plus bas de France ont-elles un statut spécial ? Sont-elles autonomes ? Non. La résolution du problème de l'eau est-elle liée à un statut politique ? Avez-vous entendu que les prêts garantis par l'Etat pour les entreprises ont été garantis en Nouvelle-Calédonie ? Non, car, ceci n'est pas applicable avec leur statut actuel. A se demander si toutes ces personnes qui parlent ou qui pensent au changement de statut pensent au peuple ou à leurs intérêts personnels ? Je serai d'accord pou un changement de statut lorsque nous serons comme Saint-Barthélémy, devenues la plus riche région de France et lorsque nous ne serons plus éligibles aux fonds européens. Là oui, on en parlera et surtout, il faut consulter le peuple, car, c'est lui qui décide par Referendum.


The Link Fwi : Sonia Petro, votre tête d’affiche n’est pas à sa première élection, pensez vous qu’elle parviendra à convaincre le peuple que les Républicains sont l’organisation politique qui relèvera la Guadeloupe ?



Cédric : Tout d'abord, notre liste n'est point une liste homologuée " Les Républicains". A travers elle, peu de personnes sont des Républicains, nous ne sommes que six ou sept personnes tout au plus. Elle est plurielle, elle est composée d'hommes et de femmes qui ont cette volonté de réussir la Guadeloupe. S'agissant de Sonia Pétro, c'est vrai que ce n'est pas sa première élection, elle a été aux Municipales l'an dernier à Basse-Terre et ce fût un succès. Je ne comprends donc pas la question et encore une fois, tout dépend des Guadeloupéens et du choix qu'ils feront dimanche.


Dényza : Sans aucun doute, elle a les capacités, les compétences et elle est entourée d'une équipe qui elle aussi dispose de compétence afin de relever la Guadeloupe. Après c'est au peuple de faire le choix.



The Link Fwi : Même si rien est établi, elle aurait été accusée de faux et usage de faux, qu'en est-il de cette affaire et de ces accusations ? N'est-ce pas un handicap pour votre liste et pour vous-même qui êtes des jeunes engagés ?



Cédric : Je suis pour la politique propre. Il faut savoir que sur cette liste, nous avons mené une belle campagne et à aucun moment nous n'avons attaqué ou sali nos concurrents. Je trouve cela détestable et renforce l'idée que la politique à un côté malsain, alors que de base, la politique est quelque chose de très noble. Comme je l'ai dis, mon engagement est de dire au peuple que la politique est quelque chose de merveilleuse et je suis admiratif de voir ces personnes qui s'engagent sincèrement pour leur territoire, leur pays et leur commune. Concernant cette affaire, elle a déjà été jugée par le Tribunal de Basse-Terre, madame Kaulanjan a perdu , elle avait fait le même coup lors des élections municipales et non, cette affaire n'entache pas la crédibilité de notre tête de liste qui est une femme honnête, droite et j'ai l'honneur de travailler avec elle. Je suis avec elle au quotidien et je souligne que c'est une dame fidèle à ses engagements et c'est la seule femme politique qui n'a jamais changé de bord politique, contrairement à ceux qui nous dirigent, qui suivent le courant. Elle a toujours été de droite et nous partageons ces valeurs républicaines.







TLFWI : Si je me mets à la place du citoyen lambda qui ne sait pas pour qui voter, celui qui n’a jamais voté ou tout simplement celui qui refuse de voter, quels seraient vos arguments pour me convaincre et comment allez-vous présenter vos idées afin de me persuader de me rendre dans un bureau de vote ?



Dényza : Tout d'abord, il serait regrettable que le peuple n'utilise pas ce droit qui lui a été donné et pour lequel il s'est battu. En votant, nous pouvons changer les choses, élever notre voix et exprimer notre mécontentement. Il n'y a pas que des politiciens qui élèveront la Guadeloupe, il y a surtout le peuple et c'est lui qui peut s'exprimer. C'est lui qui peut dire les différents problèmes qu'il rencontre. C'est par lui que le changement s'effectue.



Cédric : Tout simplement que la maison Guadeloupe est en feu. Le bilan du président sortant est médiocre et je suis offusqué de l'entendre dire qu'il a fait un bon travail. Les enjeux sont cruciaux. 12 500 personnes vivent sous le seuil de pauvreté, le chômage est endémique, près de 30%. La Guadeloupe était déjà fragilisée avant le Covid, elle est encore plus aujourd'hui. Beaucoup d'entreprises guadeloupéennes sont en difficulté, certaines sont au coeur d'une procédure collective. Nous avons aussi une crise politique avec un rejet massif de la classe politique par la population. Nombreux sont nos élus qui trainent des casseroles. Nombreux sont ces élus qui sont opportunistes et cela renforce l'indignation des Guadeloupéens vis à vis des élus. Le problème de l'eau est un véritable scandale. Je tiens à souligner que la Guadeloupe fait partie de la France et pourtant nous n'avons pas d'eau qui est un droit fondamental. Je peux continuer pendant très longtemps cette liste. Je suis très lucide que notre Guadeloupe est entrain de s'enfoncer et j'ai très peur que cela n'arrive. Le président sortant a suscité un énorme espoir de changement en 2015 et encore une fois, les Guadeloupéens ont été dupés. Je pense que ce dernier aime la Guadeloupe et j'aime à penser qu'il était mal entouré par des incompétents assoiffés de pouvoir et d'argent. Face à cela, le peuple est pris en otage dans la querelle des égos surdimensionnés des personnalités politiques alors que ce sont elles les responsables des problèmes rencontrés. Nous sommes donc tous responsables de cette situation et comme on dit très souvent, nous avons des élus qui nous ressemblent. " Si ou ka mèt on volè an tèt a péyi la, vou menm ou sé yonn ". Si vous voulez sauvez la Guadeloupe, vous devez prendre part au vote de dimanche. Nous ne pouvons remettre les mêmes personnes à la tête de la Guadeloupe. Il faut arrêter ce massacre. J'appelle donc les Guadeloupéens qui aiment et qui veulent du changement et comme dit madame Pétro, ceux qui veulent faire sortir les sortants voter pour la liste " Réussir la Guadeloupe.


The Link Fwi : Lorsque vous serez élus à la Région quels sont les dossiers sur lesquels vous travaillerez les 100 premiers jours ?



Cédric : Nous avons fait le constat que quatre urgences se présentent en Guadeloupe.

- Une urgence sociale,

- une urgence environnementale.

- une urgence économique,

- et une urgence politique.

Concernant l'urgence économique, avec le problème de la faillite de collectivités territoriales. 320 millions d'€ manquent dans les caisses de ces collectivités. Pour faire repartir l'économie. Il faut injecter cet argent dans notre économique. Pour ce faire, nous allons faire un prêt garanti de 320 millions d'€ pour sauver un territoire d'environ 400 000 habitants. A charge pour l'Etat de dire ses conditions et de mettre les moyens aux collectivités concernées d'améliorer leur gestion afin de se donner une capacité d'auto-financement réelle et de rembourser le prêt octroyé.



TLFWI : Quel bilan faites-vous de la mandature qui s’achèvera en Juin ?


Dényza : Des choses ont été faites, mais elles n'étaient pas suffisamment axées sur les problématiques qu'il y a en Guadeloupe. Je trouve cela dommage qu'en six ans, que très peu de choses ont été faites. Beaucoup de promesses mais très peu d'actes. C'est un échec au niveau de la jeunesse, pour la formation professionnelle.


Cédric : Me concernant, je trouve que cette mandature qui s'achèvera dimanche est un échec et comme disait ma colistière, c'est un échec pour la jeunesse, pour la formation professionnelle, mais aussi un échec pour l'accès à l'eau potable ou même la politique de transport. C'est un échec ! Je pense qu'en 2021; les Guadeloupéens ont le choix et le devoir de sauver la Guadeloupe et de la faire réussir. Nous ne pouvons pas remettre à la tête de la Région les mêmes personnes qui ont échoué, nous serions nos propres fossoyeurs car ce serait criminel. J'appelle donc tous les Guadeloupéens à aller aux urnes dimanche et à faire sortir le président sortant.


The Link Fwi : Où pouvons-nous suivre l’actualité de La Région au service du peuple ?


Cédric : Nous avons une page Facebook " Réussir la Guadeloupe " qui est mise à jour quotidiennement. Instagram et Twitter aussi, " Réussir la Guadeloupe".


Dényza : Madame Pétro a également créé un TikTok (rires).