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Les images de ces nuits de violence à Fort-de-France.

Le chef lieu de la Martinique s'est réveillé difficilement de cette nouvelle nuit d'émeutes. De vendredi à samedi, les rues foyalaises ont été le théâtre de plusieurs affrontements entre des bandes de casseurs et les forces de l'ordre. C'est principalement dans le quartier des Terres-Sainville que les violences se sont concentrées avec des incendies qui ont ravagé véhicules et habitations.





Week-end agité pour les foyalais. Trois jours durant lesquels des bandes de jeunes ont voulu découdre avec les forces de l'ordre. Des violences qui sont survenues en marge des manifestations contre la vaccination obligatoire.


Ainsi, dans la nuit du dimanche 18 au lundi 19 juillet 2021, les forces de l’ordre ont eu fort à faire pour repousser des bandes incontrôlées au début du couvre-feu instauré à 21h. C'est principalement dans le quartier des Terres-Sainville que les violences se sont concentrées dans le milieu de soirée avec des affrontements très violents et des incendies qui ont ravagé véhicules et habitations.





Aux jets de bouteilles et de pierres, les forces de sécurité ont riposté par des tirs de grenades lacrymogènes. Des blindés à roues ont également été déployés par les militaires au sol, afin d’évacuer les voitures en feu, pour éviter de nouveaux foyers sur le boulevard.



Une maison en bois et trois véhicules ont été ravagés par le feu, sans faire de victimes. Des pillages ont également eu lieu dans des enseignes de matériel informatique et dans un magasin de motos, dans des zones commerciales aux alentours de la ville. Il a fallu plusieurs heures aux forces de l’ordre pour ramener le calme dans ce quartier.






Un premier feu de poubelle a été déclenché à 20h50, avenue Condorcet. Un peu plus tard, boulevard de la Marne, c’est un abribus qui a été totalement embrasé, avant qu’un premier feu de véhicule ne soit éteint par les pompiers, rue du Lieutenant Lacoste. Un peu avant minuit, un autre feu de voiture s’est propagé à un autre véhicule et à une maison. Même chose rue de la Guinée, avec deux incendies de véhicules et une habitation en feu.






Les forces de l'ordre auraient arrêté environ une quinzaine d'individus, dont douze samedi soir lors de la précédente manifestation au centre de Fort-de-France et deux dimanche soir.


Par ailleurs, des enquêtes ont été ouvertes notamment pour tentative d'homicide volontaire sur des agents de la force publique, car, des individus ont en effet tiré sur les forces de l'ordre durant les affrontements, ce que détaillait,


Des enquêtes ont été ouvertes pour différents faits, notamment pour des faits de violence vis-à-vis des forces de l'ordre, dégradations, vols, plus précisément de véritables pillages, et une dernière enquête pour tentative d'homicide volontaire au détriment d'agents de la force publique, puisqu'il est maintenant établi que certains individus ont cru devoir utiliser des armes à feu à l'encontre de la gendarmerie mobile[...] Ce sont clairement des faits qui sont d'une gravité extrême et qui justifient plus que jamais la détermination des forces de l'ordre et des autorités qui sont là pour les soutenir de faire en sorte que le calme revienne. Car rien ne peut justifier un tel déchaînement de violence et de dégradations" Renaud Gaudeul, procureur de la République.









Le calme est revenu progressivement à partir de 2 heures du matin, à la suite d’une longue coupure d’électricité dans le quartier, mais les forces de l’ordre sont restées vigilantes dans le périmètre jusqu’à très tard.


Fort heureusement, pas de victime à déplorer durant cette nuit très agitée, mais plusieurs personnes incommodées par l’épaisse fumée, ont été prises en charges sur place par les hommes du feu.


Serge Letchimy, le nouveau président du conseil exécutif de l'Assemblée de Martinique, a appelé «à l'apaisement et au dialogue», rappelant dans un communiqué que «la question de la vaccination est un enjeu collectif et individuel dans ce contexte de grave crise sanitaire que nous traversons. Les prises de positions pour des raisons personnelles et éthiques sont légitimes. Elles doivent être entendues et respectées dans leur diversité».