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Martine Nicolo : " avec la suspension, je n’ai aucune indemnité et mon cabinet risque de fermer "

Elle est l’une des figures du mouvement de contestation à la Loi vaccinale votée par le Gouvernement. Depuis le début de la mobilisation initiée par le Collectif des syndicats dont elle fait partie, le Dr Martine Nicolo a troqué sa blouse blanche pour le t-shirt, le jean et les baskets. Présente sur presque tous les piquets de grève et même lors des rencontres avec les élus. Non vaccinée, comme des centaines de ses confrères, elle est suspendue par l’ARS. Aujourd’hui, elle se bat contre ce qu’elle nomme une injustice faite à la profession dans une Guadeloupe en passe de devenir un désert médical. Une situation difficile à accepter pour la docteure qui risque de perdre aussi son cabinet et sa clientèle. Elle nous en parle dans cette interview exclusive.


Martine Nicolo. Photo : ELMS Photography


Depuis 1985, Martine Nicolo exerce la profession de chirurgien-dentiste. Sept ans après l’obtention de son diplôme, elle fait le choix de retourner chez elle, en Guadeloupe. A l’époque, l’Archipel manquait cruellement de médecins et autres professionnels médicaux. Une aubaine pour la guadeloupéenne vu son désir de mettre ses compétences à profit pour son peuple. Trente-six ans d’une carrière riche et humaine durant laquelle, elle a pratiqué sans jamais faillir en permettant à son peuple de retrouver un sourire radieux.

Néanmoins, depuis que le début de la pandémie de la Covid-19, à l’image du monde médical auquel elle appartient, la chirurgienne a vu son quotidien complètement bouleversé. Littéralement sous pression, la praticienne a dû s’adapter au gré des annonces gouvernementales et réaliser des aménagements dans son cabinet pour continuer de recevoir sa fidèle clientèle afin de lui éviter une éventuelle contamination. Cela aurait pu s’arrêter là, si le Gouvernement n’avait pas imposé la vaccination à tous les professionnels de santé ainsi que tous ceux travaillant en contact avec le public. Une obligation abrogée par la Loi du 5 Août 2021. Un coup de massue pour Martine Nicolo qui est devenue l’une des figures du mouvement de contestation à cette Loi que les opposants y voient une loi liberticide.

Depuis, le début de la mobilisation initiée par le collectif des syndicats dont elle fait partie, le Dr Martine Nicolo a troqué sa blouse blanche pour le t-shirt, le jean et les baskets. Présente sur presque tous les piquets de grève et même lors des rencontres avec les élus. Chaque samedi, elle arpente les rues des différentes villes et communes de l’archipel pour crier sa colère, car, non vaccinée, comme des centaines de ses confrères, elle est suspendue par l’ARS. Aujourd’hui, elle se bat contre ce qu’elle nomme une injustice faite à la profession dans une Guadeloupe en passe de devenir un désert médical. Une situation difficile à accepter pour la docteure qui risque de perdre aussi son cabinet et sa clientèle. Elle nous en parle dans cette interview exclusive.



The Link Fwi : Bonjour docteure Nicolo, qui êtes-vous, quelle est votre profession ? Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs et lectrices ?

Martine Nicolo : Je suis chirurgien-dentiste, diplômée depuis 1985. Sept ans après l’obtention de mon diplôme j’ai voulu retrouver mon île, mon chez moi. Je suis donc retournée en 1991 où j’ai monté mon cabinet avec mes propres moyens et depuis, je suis au service des Guadeloupéens en leur redonnant un sourire radieux.


TLFWI : Pourquoi avoir fait le choix du retour au pays ? Qu’est-ce qui vous a motivé à revenir ?


Dr Martine Nicolo : J’avais la conviction que la Guadeloupe, mon pays avait besoin de ses forces vives, à savoir sa jeunesse et surtout à cette période, il y a trente ans, nous étions en manque de soignants. Il fallait donc revenir chez nous afin d’apporter au pays les choses que nous avions apprises à l’extérieur pour pouvoir soigner les patients. A cette époque, on arrachait les dents, il y avait même des arracheurs de dents. J’avais donc cette envie de permettre aux guadeloupéens(nes) de pouvoir conserver cet organe, la dent et avec mes diplômes j’avais la possibilité de le faire. J’avais donc l’envie d’améliorer la santé buccodentaire de mon peuple et apporter une autre façon de se soigner et surtout, ne pas extraire les dents à tout va. Par ailleurs, j’avais aussi l’envie de parfaire la santé des enfants. Voici les raisons qui m’ont donc poussé à revenir.

The Link Fwi : Aujourd’hui, le Gouvernement fait pression pour que tous les soignants soient vaccinés. Êtes-vous vaccinée ?

Martine Nicolo : Non, je ne suis pas vacciné. Je suis également contre l’obligation vaccinale. Je n’ai absolument pas confiance en ce vaccin. J’ai évidemment reçu un courrier de l’ARS m’interdisant d’exercer ma profession dans mon propre cabinet. Depuis le 23 Octobre, je n’ai plus le droit d’exercer, tant que je ne me ferais pas vacciner.

TLFWI : Pourquoi refusez-vous de vous faire vacciner ? Qu’est-ce qui, selon vous a manqué pour que vous ne le fassiez pas ? Est-ce un problème de communication ?

Dr Nicolo: L’information si on veut l’avoir, on peut la trouver. Je n’ai simplement pas confiance dans ce qu’il y a dans ses fioles et qui plus est, quand je vois les méthodes utilisées par le Gouvernement pour nous forcer à nous vacciner. J’ai encore moins confiance. Le fait priver, en France, pays des Droits de l’Homme et du Citoyen, les citoyens de leur liberté de choisir et de les affamer. Il faut que vos lecteurs et lectrices sachent qu’actuellement, je suis sans revenus. Je n’ai aucune possibilité de me faire remplacer même par une personne vaccinée. Si le problème c’est le vaccin, la maladie ou le fait que je ne le sois pas, qu’au moins quelqu’un puisse venir prendre ma place au cabinet et continuer le travail que je faisais pour mes patients. Figurez-vous, que je n’ai pas le droit. Ils sont donc sans dentiste alors que ma collaboratrice est vaccinée, elle a sa plaque, son numéro de praticien. Elle est donc indépendante, elle travaille dans le cabinet, elle encaisse ses honoraires et elle reverse une partie pour pouvoir payer ses dépenses puisque pour l’instant, elle n’achète rien et ne dépense rien dans le cabinet. Pourtant, elle ne peut pas le reprendre ni même récupérer mes patients et le pire dans tout ça, c’est qu’elle-même est menacée de ne plus pouvoir travailler avec moi qui ne le suis pas et ça vos lecteurs et lectrices doivent le savoir, l’ARS nous menace de casser le contrat des collaborateurs qui travaillent avec nous, juste parce que nous refusons le vaccin.


Toutes ces méthodes coercitives, toutes ces obligations et tous ces chiffres qu’on nous balance, sans possibilité de les vérifier, me rend encore plus méfiante de ce vaccin qui ne protège pas à 100% de la Covid-19. Nous savons désormais que nous pouvons attraper le virus même en étant vaccinés, nous pouvons aussi le transmettre en ayant eu toutes les doses préconisées, donc à quoi cela sert-il de se vacciner ? Beaucoup de personnes ont attrapé le Covid-19, sans avoir été vaccinés, en sont sortis indemnes. Toutes ces personnes qui sont décédées, quand elles se sont rendues au CHU, on leur a dit de rentrer chez elles, de prendre du paracétamol et si leur état s’aggrave de revenir et une fois de retour, on leur met sous masque à oxygène et elles décèdent. Autre problème que nous pointons du doigt, c’est évidemment l’Etat de l’Hôpital. Quand une personne malade, qui a besoin d’oxygène, est acheminée au CHU qui pour rappel est déjà en manque d’effectifs et de matériels. Il est aussi défectueux. En 2017, il a brûlé et signalons qu’il n’a jamais été remis en état afin de pouvoir accueillir dans les meilleures conditions possibles les Guadeloupéens(nes) , ainsi, une personne malade de la Covid-19, qui a besoin d’oxygène conduite dans ce dit hôpital, est en bout de course, elle décède. Ce n’est pas moi qui le dis, même des soignants venus de l’Hexagone, l’ont plusieurs évoqué sur plusieurs grands médias nationaux. Soulignons que, nous avons réussi à soigner des malades du coronavirus avec des méthodes bien de chez nous, qui sont simples et reconnues de tout le monde. J’ai en tête, une grand-mère de quatre-vingt-dix-huit ans gravement malades de la Covid-19, qui s’est soignée avec les rimèd razyé, elle est encore parmi nous aujourd’hui.

Dans la mesure où l’on peut échapper à cette maladie quand elle est prise à temps, je ne vois pas pourquoi je me ferais injecter quelque chose dont je n’ai ni les tenants et aboutissants alors que je peux lutter contre cette maladie, grâce à mes anticorps qui me permettent de résister, je pense donc que nous avons les moyens de pouvoir nous soigner.



Martine Nicolo. Photo : ELMS Photography



The Link Fwi : C’est donc cette forme de diktat que vous dénoncée ?

Martine Nicolo : Effectivement, c’est cette obligation qui me dérange. Vous savez, ça ne s’est jamais vu d’affamer des personnes parce qu’elles ne veulent pas se soigner. Nous n’avons plus rien. Quelqu’un qui a fait une faute professionnelle a quand même un minima. Par exemple, dans ma profession, un médecin, un dentiste qui a fait une faute professionnelle peut se trouver un remplaçant afin de lui permettre de garder sa patientèle et que son cabinet tourne. Dans le cadre de la Covid, un professionnel qui refuse de se faire vacciner, n’a droit à rien ! Ce professionnel ne peut pas se faire remplacer. Il n’a pas le droit de louer les murs de son cabinet à un autre médecin ou dentiste qui l’est. Il n’y a que des interdits. Il y a donc coercition et une volonté d’affamer les réfractaires. Encore une fois, même un salarié qui a fait une faute et qu’il est suspendu, on ne peut pas le laisser sans moyen de subsistance. On lui laisse de quoi manger. Puis, c’est au bon vouloir de son employeur de vouloir lui donner ou pas, ses congés payés. Avec la Covid-19, une ligne a été franchie, c’est même plus qu’une dictature. Ainsi donc face à tous ces moyens déployés pour nous obliger à prendre le vaccin, on est en droit de se poser des questions sur les réelles motivations et de se demander jusqu’oùù ils iront.

TLFWI : Vous concernant, quelle est votre situation financière et personnelle ?

Dr Martine Nicolo : J’essaie de ne pas y penser. Depuis le 23 octobre, je suis suspendu. A ce jour, je n’ai aucune entrée d’argent. J’ai beaucoup de dépenses. Je dois trouver des solutions car j’ai des salariés qui pour l’instant travaillent encore. Etant proche de la retraite, je vais sans doute casser mes plans de retraites que j’avais mis de côté afin de pouvoir palier aux dépenses liées au cabinet pour pouvoir licencier mon personnel, leur donner leurs indemnités de licenciement. J’avance à l’aveugle. Je vis depuis le 23 octobre au jour le jour. Je ne sais pas quoi faire. Je suis dans un no man’s land. Je n’ai pas encore de solutions. Je ne sais pas si je pourrais reprendre ma profession. Il faut savoir que l’on ne choisit pas d’être soignant par hasard. On le fait parce que l’on aime les gens. On aime leur apporter un plus surtout lorsque ces personnes souffrent. Dans ma profession, cela peut se traduire par de l’esthétique comme ramener le sourire aux gens qui l’ont perdu parce qu’il leur manquait une dent ou encore leur permettre de mastiquer plus facilement leurs aliments parce qu’ils avaient perdu plusieurs dents et qu’ils ne pouvaient plus manger. Ce métier est avant tout humain et voir que l’on vous prive de ce métier que vous avez choisi de faire et qui vous passionne et que l’on vous donne 72h pour quitter vos fonctions. Face à cette violence, on a le sentiment d’injustice. Le temps de se relever, de comprendre, de réfléchir, jusqu’à présent, je ne sais pas quoi faire.

The Link Fwi : Que vous dit le courrier de l’ARS ? Donne t’il plus de précisions ?

Martine Nicolo : Le courrier de l’ARS nous dit seulement que “ Vous n’avez pas apporter la preuve de votre situation, que vous n’êtes pas en règle avec la loi du 5 août 2021 et que vous avez 72 pour quitter vos fonctions. A partir du moment où vous nous avez montré que vous avez pris votre première injection, vous retrouvez tous vos droits.” C’est tout. Il n’y a pas d’autres formes de recours. Il n’y en a même pas. La seule option existante est de se faire piquer ou sinon, notre carrière est suspendue. Ce qu’il advient de vous ou de vos patients n’est absolument pas pris en compte.






TLFWI : Il n’y a vraiment aucun accompagnement, aucune aide ?

Dr Nicolo : Il n’y a pas rien ! Toutes les instances qui auraient pu nous accompagner sont aux ordres du Gouvernement. Je parle du Conseil de l’ordre qui est la voix du Ministère de la Santé mais aussi des syndicats des professionnels qui sont censés vous accompagner mais qui parlent déjà de la troisième dose parce que le Gouvernement a acté la troisième dose pour les professionnels de santé. Il n’y a aucune voix discordante venant des personnes qui nous représentaient jusqu‘à maintenant. Face à cela, nous avons décidé de monter au créneau, de créer de nouveaux syndicats, de nouveaux collectifs afin de trouver des solutions pour celles et ceux qui ont fait le choix de ne pas se faire vacciner. Nous sommes en train de nous réinventer.

Après, le problème des libéraux, ils travaillent seuls. Ce n’est que maintenant que des collectifs se créent pour mener des actions communes devant ces instances. Il y a les infirmières libérales qui ont créé le leur, les dentistes pareil etc En ce moment, il y a un qui est soutenu par Sentinelles Guadeloupe et qui va utiliser les moyens du LKP, à savoir leurs avocats car l’objectif est d’aider les soignants à se fédérer afin de défendre leur profession et trouver une réponse face à cette problématique.

The Link Fwi : Vous êtes donc soutenus par les syndicats locaux ?

Dr Nicolo : Effectivement, nous sommes soutenus par le LKP, par de nombreux syndicats bien implantés dans le paysage local, nous sommes aussi soutenus par Sentinelles Guadeloupe qui est certes un mouvement politique qui a une force de frappe mais qui arrive à fédérer autour de lui de nombreuses personnes et ils nous aider à nous unir et à nous faire entendre car, étant seuls c’est très difficile.



Martine Nicolo. Photo : ELMS Photography

TLFWI : Vous faites de la résistance mais pourtant selon les chiffres fournis par l’ARS Guadeloupe, chez les libéraux 85,6% de personnels vaccinés. 92% chez les médecins et dentistes, 88% de masseurs-kinésithérapeutes vaccinés, 86% des orthophonistes et orthoptistes et 84% des sage-femmes sont à jour dans leur vaccination. Pensez-vous que ces chiffres soient vrais ?

Martine Nicolo : Nous n’avons aucun moyen de le vérifier. Beaucoup de personnes non vaccinées ou suspendues sont restées dans leur coin. Nous ne savons pas réellement combien de personnes qui le sont et combien qui ne le sont pas. Il y aurait dans ma profession, une trentaine de dentistes non vaccinés ou non à jour sur les deux cent que compte le département mais encore une fois, nous n’avons aucun moyen de le vérifier car les personnes qui auraient les moyens de le faire, n’ont pas les chiffres en main. Nous n’avons qu’une tutelle actuellement c’est l’ARS avec à sa tête madame Denux. Personne ne sait. C’est quand même curieux que nous ayons autant de personnes vaccinées et pourtant, nous avons un hôpital où l’on est obligé de mutualiser les moyens, où les personnels soignants se plaignent d’une surcharge de travail. Nous n’avons pas les moyens de vérifier ces chiffres. Nous ne pouvons fons faire confiance qu’à l’ARS.

The Link Fwi : Pour toutes ces personnes ou politiques qui disent que “ lorsque nous sommes soignants, il y a une obligation vaccinale” que leur répondez-vous ?

Dr Martine Nicolo : Je voudrais leur dire que nous avons la liberté de choisir. Dans le monde de la santé, nous avons le Consentement Eclairé que l’on fait signer à nos patients même pour arracher une dent de sagesse car il peut y avoir des risques comme des paralysies. Ainsi, nous éclairons nos patients sur ces risques potentiels. Si après intervention, quelque chose arrive, nous sommes en quelque sorte couverts, sous réserve que nous avons bien faits les gestes et que toutes les précautions ont été prises. Pour le cas de la vaccination contre la Covid-19, je le répète, nous ne le sommes pas suffisamment. Nous sommes allés chercher par nos propres moyens ce que contenait le vaccin et nous avons constaté qu’il s’agissait d’un poison et nous refusons d’être empoisonnés et nous refusons que l’on empoisonne nos enfants. Nous avons la liberté de dire “ oui “ ou “ non”. Sommes-nous encore en pays démocratique où avons-nous viré en dictature ? La question se pose. Nous avons travaillé avant, pendant la Covid-19 et jusqu’à ce jour chez les dentistes, il n’y a pas eu de clusters. Aucune étude n’évoque des cas de clusters dans des cabinets de dentaires. Après la première vague, tous les moyens ont été mis en œuvre par nos propres fonds, avec du matériel pour protéger nos patients. Il n’y a pas eu de cas. Alors pourquoi aujourd’hui, sommes-nous devenus plus dangereux que d’autres ? Parce que nous ne sommes pas vaccinés, nous sommes dangereux ? Il y a vraiment un problème. Cette obligation semble cacher d’autres choses et je préfère ne pas savoir. Je rappelle que nous avons encore la liberté de dire “ oui” ou “non”. Parce que l’on refuse, nous sommes punis.

The Link Fwi : On parle d’une cinquième vague en Guadeloupe, en Martinique et d’une reprise de l’épidémie en Europe, au final, les chiffres vous donnent-t 'ils raison ? Qu’en pensez-vous ?

Dr Nicolo: De toutes les façons, c’est toujours très curieux que l’épidémie reparte à la hausse. Les frontières sont ouvertes. Avant notre mobilisation, les personnes venant de l’Hexagone pouvaient voyager vers les Outremers sans tests PCR et là on nous parle de 5e vague. C’est normal. Si on n'empêche pas les gens ou si on ne le contrôle pas, c’est normal que l’épidémie soit de retour. Madame Denux, directrice de l’ARS nous affirme que le virus est sur place et pourtant, là encore, les chiffres ne mentent pas. A partir du moment où l’on ouvre les frontières, tout d’un coup ce virus qui était local se multiplie. Cherchez l’erreur. Je pense que c’est clair, s’il y a une cinquième vague, je dis aux guadeloupéens de faire très attention aux personnes qui viennent d’ailleurs, de garder le délai avant de les côtoyer car, nous savons que les personnes vaccinées peuvent-être porteuses du virus. D’autant plus qu’il y a des tests qui ne sont pas valables qui circulent et du coup il faut garder la distance entre ces personnes qui pourraient nous apporter le virus. Pour beaucoup d’entre-elles, le fait qu’elles soient vaccinées, elles sont protégées et peuvent tout se permettre même de marcher sans masque. Sauf que, le bisou du petit-fils à sa grand-mère, c’est ça qui peut être dangereux à mon avis.



TLFWI : Comment voyez-vous l’avenir ? Allez-vous tenir longtemps tête l’ARS et à l’Etat ?

Martine Nicolo : Nous avons perdu notre seul moyen de vivre. Que pouvons-nous faire d’autre que de continuer à nous battre ? Pensez-vous que nous resterons là, assis, les bras croisés et attendre notre mort ? Je pense que la lutte va continuer jusqu’à ce qu’en face de nous, nous ayons une oreille qui veuille bien nous écouter et nous permettre de trouver une autre solution à cette piqûre. Si les gens sont affamés et refusent malgré tout le vaccin qu’est-ce que le Gouvernement attend ? Qu’espère t’il ? S’il fallait le prendre, nous l’aurions déjà pris. NOU PEKE LAGUE. NOU PEKE PIKE. Une fois que l’on voudra nous écouter et qu’une solution se présentera, on verra bien.



The Link Fwi : Merci docteure Nicolo.


Martine Nicolo : C'est moi qui vous remercie.




Martine Nicolo. Photo : ELMS Photography


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