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Naufrage du Wakashio : Marée Noire à l'île Maurice.

Mis à jour : août 23

Depuis le 26 juillet 2020, le bateau Wakashio batant pavillon japonais s'est échoué aux larges du récif de la Pointe-d'Esny, à l'île Maurice. Une fissure s'est créée dans la coque du vraquier ce mercredi, entraînant une fuite d'huile qui se répand dans le lagon. Le Wakashio, en provenance de Chine, transportait à son bord 200 tonnes de diesel et 3 800 tonnes d'huile lourde. D'après le média mauricien l'Express, le gouvernement se veut cependant rassurant, et affirme qu'il "n'y a pas de risque de marée noire". Concernant l'île de La Réunion, dans un communiqué de presse, la préfecture réunionnaise a annoncé l'activation d'une cellule de crise pour suivre la suite des événements. Pour l'heure, "la pollution devrait rester localisée sur les côtes mauriciennes et ne toucherait pas la côte réunionnaise" a précisé la préfecture dans un communiqué publié ce jeudi soir.




Les marées noires sont de véritables fléaux écologiques pour les espaces naturels. Au cours de l'histoire plusieurs ont marqué les esprits, on s'en souvient de l'Exxon Valdez en 1989, l'Erika en 1999, le Prestige en 2002, et plus récemment en Avril 2010, l'explosion de la plateforme pétrolière " Deepwater Horizon " au large des côtes de la Louisiane et de ses réserves naturelles. Souvent les conséquences sont dramatiques, faune et flore menacée et population à risque de potentiels problèmes sanitaires graves.



Depuis le 26 juillet 2020, le bateau Wakashio battant pavillon japonais s'est échoué aux larges du récif de la Pointe-d'Esny, à l'île Maurice. Une fissure s'est créée dans la coque du vraquier ce mercredi, entraînant une fuite d'huile qui se répand dans le lagon. Le Wakashio, en provenance de Chine, transportait à son bord 200 tonnes de diesel et 3 800 tonnes d'huile lourde. D'après le média mauricien l'Express, le gouvernement s'est voulu au départ rassurant, et affirmait qu'il "n'y a pas de risque de marée noire". Cependant, les autorités mauriciennes ont très vite changé de version affirmant qu'il y avait bien une brèche d'où s'échapperait les fluides toxiques. "Le ministère ( Ministère de l'Environnement) a été informé aujourd'hui 6 août 2020 à 11 heures qu'il y a une brèche dans le navire MV WAKASHIO et qu'il y a une fuite d'huile [...] "Toutes les autorités compétentes sont mobilisées sur place pour toute action nécessaire. L'équipe NCG et Polyeco prennent toutes les mesures nécessaires pour contenir la fuite. Des mesures supplémentaires sont également prises pour protéger ces sites en vue d'un déversement d'hydrocarbures prévu..".




Selon les médias locaux, l'odeur d'hydrocarbure rend l'atmosphère irrespirable, des vagues noires ont même été observées autour de l'épave.

Des rumeurs selon lesquelles le bateau japonais sombreraient ont été écartées par les autorités mauriciennes qui affirment que le bateau ne coule pas.


"Le ministère rassure le public que, selon les experts, le Wakashio est stable, contrairement aux photos circulées sur les réseaux sociaux. Le vraquier ne sombre pas et ne va pas sombrer. Le processus pour l’opération de renflouage est en cours. Toutes les mesures sont prises par l’équipe de sauveteurs pour rééquilibrer le navire".


Des plongeurs ont été missionnés dans le lagon pour y installer des bouées, afin de limiter les dégâts de l'huile qui se répend actuellement dans l'eau. Un navire nommé Andromeda devrait aussi arriver dans les jours à venir. "Il a un système de pompage qui lui permet de pomper l’huile à une distance de 200 mètres du vraquier" ont indiqué les autorités. Plusieurs remorqueurs sont attendus pour pouvoir dégager le navire, dont un Réunionnais qui est arrivé le 1er août. Le vraquier a par ailleurs abîmé le récif sur lequel il s'est échoué, et les pêcheurs locaux se plaindraient de "l'eau rendue trouble par les coraux cassés".





Le ministère de l'Environnement a indiqué dans un nouveau communiqué avoir sollicité de l'aide internationale pour gérer cette crise, tandis que les pêcheurs et habitants de la zone ont été priés de retirer leurs embarcations de l'eau.


Concernant l'île de La Réunion, dans un communiqué de presse, la préfecture réunionnaise a annoncé l'activation d'une cellule de crise pour suivre la suite des événements. Pour l'heure, "la pollution devrait rester localisée sur les côtes mauriciennes et ne toucherait pas la côte réunionnaise" a précisé la préfecture dans un communiqué publié ce jeudi soir. Jacques Billant, préfet de la zone Sud-Océan Indien a décidé d'activer cette cellule de crise qui réunit le bureau de l'action de l'état en mer de la zone maritime sud de l'océan indien, la direction de la mer de l’Océan Indien, le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage, les forces armées de la zone sud de l'océan Indien, la cellule diplomatique et l’état-major de zone de défense.


"Cette cellule de crise est en lien permanent avec les autorités mauriciennes, notamment via notre ambassade de France à Maurice, afin d’analyser le soutien qui pourrait être apporté par les autorités françaises à l’île sœur dans la lutte contre cette pollution".


Par ailleurs, la préfecture de La Réunion tient à rassurer. "Il n’y a pas de risque à ce stade" de pollution aux hydrocarbures pour les côtes réunionnaises. "Les services de prévision marine de Météo France ont effectué à partir de MOTHY, logiciel dédié à la prévision de dérive d’hydrocarbure, une simulation de dérive de la nappe", explique la préfecture. "Au regard des conditions météorologiques et de courant sur 3 jours, la pollution devrait rester localisée sur les côtes mauriciennes et ne toucherait pas la côte réunionnaise".


source : Réunion la 1ère.

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