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Nouveaux Regards, une 4e édition en temps de Covid-19.

Malgré une situation sanitaire catastrophique liée à la pandémie de Coronavirus et les contraintes qui en découlent, le 7e art a été à l'honneur le temps d'un week-end, lors de la 4e édition du Festival Nouveaux Regards qui s'est malgré tout maintenue. Dimanche, le festival de cinéma s'est clôturé sur une note positive avec la remise des récompenses.




Antoine De Rivarol disait “L’homme sans culture est un arbre sans fruit " pourtant, depuis un an, nous avons l'impression que cet arbre a perdu de sa superbe. La faute à la pandémie de Coronavirus qui frappe depuis un an le Monde. Bien évidemment, la Guadeloupe n'est pas en reste. L'archipel français est lui aussi touché de plein fouet. Conséquences, une vie au ralentie, une crise économique qui se profile. Première impactée, la vie culturelle qui, à l'image de l'Hexagone est au ralentie. Covid-19 oblige.


Néanmoins à la différence de l'Hexagone, en Guadeloupe, certains festivals se sont maintenus. C'est le cas du festival Nouveaux Regards qui est revenu cette année pour une quatrième édition. Ainsi, malgré toutes les difficultés et les nombreuses contraintes liées à la pandémie de Coronavirus, le 7e art a été à l'honneur le temps d'un week-end lors du Festival Nouveaux Regards. Dimanche, la 4e édition du festival de cinéma s'est clôturée sur une note positive avec la remise des récompenses.


Retour sur une quatrième édition particulière :


Depuis sa création en 2017, le Festival Nouveaux Regards s’est donné pour ambition de mettre en lumière des œuvres récentes venues de la Caraïbe et des 4 coins du monde, accompagner les auteurs, les techniciens dans l’exploration de nouveaux champs de création. En cette période de crise sanitaire qui dure depuis plus d’un an, l’équipe du festival met tout en œuvre pour que cette édition se déroule dans les meilleures conditions possibles. Plus qu’un engagement pour contribuer à faire avancer le cinéma indépendant caribéen, le maintien de cette édition est un acte de résistance pour ce secteur gravement touché économiquement !


Pour cette nouvelle édition, une sélection de toute beauté avec dix-neuf films venant de la Guadeloupe, de la Caraïbe (Martinique, Porto-Rico, République Dominicaine, Haïti, Jamaïque, Guatemala, Martinique) de la Guyane, du Guyana mais aussi de huit films internationaux en provenance de la Côte d'Ivoire, de l'Allemagne, de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande, de la France était programmée. Par ailleurs, six films en avant-première nationales et régionales étaient aussi au programme.


De plus, face à la situation sanitaire, six séances de cinéma en ligne sur la 25e HEURE ont été planifiés. Pour sa 4e édition, les films et les courts métrages étaient diffusés dans cinq lieux : Cinestar Guadeloupe, le Capé Papier, le Mémorial ACTe, la Médiathèque Ernest Pépin, et la salle de cinéma virtuelle la 25e Heure.


Concernant le jury, il était composé de Cristel CLAMAN fondatrice de la maison d’édition de livres pour enfants Roots Éditions, première édition caribéenne francophone, Jane ROGER productrice et fondatrice de la société de production JHR FILMS, Philippe LACOTE : réalisateur originaire de la Côte d'Ivoire, notamment connu pour avoir réalisé le film Chroniques de guerre en Côte d’Ivoire, mais aussi de Jessica OUBLIE : consultante et autrice de bande dessinée française, ainsi que Christelle THEOPHILE : journaliste guadeloupéenne, visage du petit écran de Guadeloupe La 1ère depuis 2010 et du réalisateur français d'origine mauricienne Aatish BASANTA. Du côté du Jury média, il était composé de la journaliste Laurence BAPTISTE-SALOMON, du journaliste et producteur Essimi MEVEGUE et de David CAMATCHY journaliste et l'une des voix les plus écoutées de RCI Guadeloupe.



Les films en compétition :


Pour cette 4e édition, plusieurs films et documentaires étaient en compétition. On peut citer , pour les documentaires :


407 JOU de Eleonore Coyotte sur Haïti 76

- L’ERUPTION DE LA SOUFRIERE de Olivier Kancel Guadeloupe sur l'éruption de 1976.

- A LA DERIVA de Paula Cury Melo République Dominicaine

- IRMA 2.0 de Bénédicte Jourdier qui relate le passage du cyclone Irma sur Saint-Martin (

- MARIELLE’S LEGACY WILL NOT DIE de Léonard Cortana (Guadeloupe/ Brésil)

- SCOLOPENDRES ET PAPILLONS de Vianney Sotes et Laure Hernandez Martinique sur la question de l'inceste.


En ce qui concerne les courts-métrages on retrouvait en autre, Fear, Mortenol, Ivany, La Cape Bleue, Measure, Parce-que je t'aime, Zanmi, Ti moun aw, Vanille et American Dream.


Des avants-premières ont aussi été prévues avec :


In The Zone : À une époque où le monde est aux prises avec la politique de la division, In The Zone est l’histoire d’un homme qui, malgré tous les obstacles, tente de rassembler les gens. Et cela fonctionne. Tout au long de son puissant récit, ce film soulève des questions poignantes sur l’éducation, les privilèges, la diversité et les cycles d’inégalité à travers le monde occidental, et montre que personne n’est trop petit pour faire la différence.

Outdeh : propose un portrait de la jeunesse jamaïcaine : une nouvelle génération en pleine transition, déterminée à se débarrasser des vieux schémas ancrés dans la société et à contribuer, avec un état d’esprit moderne, à une nouvelle compréhension de la culture de l’île.

Riddim : Portrait croisé d’une poignée de jeunes chanteurs et danseurs Guyanais. Le Dance-hall et ses influences les rassemblent dans leur combat de tous les jours pour exister. Pour eux, la musique et la danse deviennent vecteur d’intégration, de reconnaissance sociale. Elles symbolisent le pouvoir d’appropriation de toute une génération, l’émergence d’une identité propre.


Une séance inédite en audio-description pour le public mal-voyant a été aussi programmée. Il s'agissait de démocratiser l'accès au cinéma avec un procédé très simple : il s’agit d’un texte en voix-off, inséré entre les dialogues, qui décrit les éléments visuels du film, les actions, les mouvements, les expressions des personnages, les décors, les costumes… tous ces éléments qui permettent de comprendre et de suivre un film qui n'était autre que " J'ai perdu mon corps"



De plus, cette année, une collaboration entre Nouveaux Regards et le Terra Festival a eu lieu matérialisée par la diffusion du documentaire " L'Arche d'Anote" qui traite du sujet des nouvelles technologies au service de l’environnement et des énergies propres qui répondent au défi du changement climatique, préservent notre environnement, et ambitionnent d’assurer le bien-être des générations futures.


Comme chaque année, le Festival a porté une attention particulière au public familial en élaborant un programme proposait des films, une séance spéciale et un atelier découverte au métier d’acteur. Pour ce faire, le Festival a programmé cinq courts-métrages caribéens adaptés au jeune public :


- CHIEN de Pascal Sanchez - Guadeloupe/ Quebec - 2019

- IRMA de Lisa Cruz - Guadeloupe/France

- LA CAPA AZUL de Alejandra Lopez - Porto-Rico

- FLIGHT de Kia Moses - Jamaïque - 2019 VENDOR RIVALRY de Ansar Sattar - Trinidad


L'atelier d'initiation de découverte au métier d'acteur a été animé par Aatish BASANTA qui à travers une méthode concrète et ludique a transmis à la jeune génération les spécificités du jeu face à la caméra, à la découverte du travail d’écriture et de mise en jeu. C’est aussi l’occasion de développer leur créativité, leur imaginaire, leur aisance et confiance en eux. Les autres objectifs : Découverte de soi à l’écran travail du rôle sur scénario : dialogue, émotion, rapport au partenaire, conscience du cadre Approche du casting et des différents personnages Initiation au langage cinématographique.



Revivez la cérémonie d'ouverture au Mémorial Acte :










Revivez en photos la cérémonie de clôture :