• ELMS

Nouvelle flambée de violence à Fort-de-France

La question vaccinale fait montée la tension à la Martinique. Dans la nuit du 31 Juillet au 1er Août, de nouveaux heurts ont opposé les forces de l'ordre à des personnes opposées à l'obligation vaccinale. Résultat de cette nouvelle nuit de violence, plusieurs centres de vaccinations et plusieurs commerces brûlés.




La décision du Gouvernement d'imposer à la population la vaccination contre le Covid-19 a du mal à passer. Partout en France des manifestations d'ampleur ont lieu chaque week-end. Les territoires d'Outre-mer ne sont pas exemptes. En effet, en Guadeloupe et à la Martinique malgré les mesures, ce samedi, dans les deux îles, ils étaient des milliers à braver les interdictions et à déambuler dans les rues de Basse-Terre et Fort-de-France.


En Guadeloupe, à l'appel de l'intersyndicale constituée de trente syndicats et de différentes organisations politiques, ils étaient plus de 5000 manifestants à arpenter sans débordement dans les rues du chef lieu au son du groupe Voukoum. Dans une ambiance survoltée, au son du mas Gwo Siwo, les Guadeloupéen ont une nouvelle fois dit non à l'obligation vaccinale votée par le Gouvernement.


Cependant, c'est à la Martinique que les choses se sont envenimées. Comme pour l'île soeur, sur l'Île aux Fleurs, les Martiniquais avaient répondu présents à l'appel des syndicats (CDMT, CGTM, FO, UGTM, USAM et Convergence IDE 972). Là aussi, ils étaient des milliers à marcher à travers les rues de Fort-de-France pour exprimer leur désaccord à la loi votée instituant le pass-sanitaire.


Parti de la maison des syndicats à Fort-de-France, le cortège, qui n'a cessé de grossir, s’est rendu dans les rues du centre-ville. Jeunes, moins jeunes, femmes, hommes et même des enfants tous ensemble, ils ont crié leur refus du pass sanitaire. Une manifestation qui s'est déroulée sans accroche avec les forces de l'ordre mobilisées en nombre pour l'occasion.


Sauf qu'en début de soirée, une manifestation sauvage a eu lieu et ce malgré l'entrée en vigueur du nouveau confinement décrété par le préfet Stannislas Cazelles.



Selon nos confrères de La 1ère. " Vers 22 heures, des heurts se sont déroulés lorsque le vidé sauvage est arrivé avenue Maurice Bishop non loin des locaux de la CMA-CGM. Les forces de l'ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes pour disperser la foule. Des poubelles ont été incendiées, des pillages organisés, cinq voitures incendiées. Des coups de feu ont également été entendus.

Les pompiers ont été sollicités pour des feux de poubelles à Sainte-Thérèse et à Langellier notamment. "



Le préfet dans un communiqué à dénoncer les actes de violence perpétrés dans la nuit.






Bilan, de la soirée Plusieurs commerces ont été incendiés : une pharmacie, le centre de vaccination de Sainte-Thérèse de l’Agence Régionale de Santé (ARS) et cinq voitures incendiées...


Serge Letchimy, président de la CTM s'est lui aussi exprimé sur ces incidents sur sa page Facebook où il a fermement condamné les violences et les destructions.


Des Martiniquaises et des Martiniquais ont vu leurs boutiques et commerces partir en fumée. Je condamne avec fermeté ces faits qui mettent à mal des années de travail et la vie de plusieurs familles. Toutes les formes de violence doivent être condamnées. Si je partage le principe de la liberté de choix en matière vaccinale, je ne peux admettre que le refus de ce choix se traduise par l’incendie d’un vaccinodrome qui prive ceux qui veulent se faire vacciner de la possibilité de le faire. Face à la situation de tension que traverse notre pays, notre devoir est de trouver ensemble des solutions dans le dialogue et la concertation. Notre devoir est l’apaisement. Enfin, je tiens ici à saluer la mobilisation depuis ce matin de tous les agents publics et notamment des services techniques de la CTM qui sont encore en cours d’intervention au moment où j’écris ce message. »



Images des destructions de la nuit dernière.












33 vues0 commentaire