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Nuit de violence à Fort-de-France.

Mis à jour : 23 août 2020

Jeudi en fin de matinée, plusieurs activistes Martiniquais ont été placés en garde à vue des citoyens venus en soutien ont été brutalement pris à parti par les forces de l'ordre. Des heurts, entre activistes et forces de l'ordre, qui avaient commencé dans l'après-midi, autour du commissariat de Fort-de-France en Martinique, se sont poursuis jusqu'à un retour au calme vers 23h. A l’origine de cette soudaine montée de violence, l’arrestation jeudi matin de deux activistes soupçonnés de violences à l’encontre de policiers, le 15 mai dernier, devant le tribunal d’instance de Fort-de-France.




Jeudi a été une journée particulièrement agitée à Fort-de-France. En effet, des heurts ont opposé les forces de l'ordre à des activistes qui depuis le matin s'étaient rassemblés devant le commissariat de la capitale martiniquaise. Le rassemblement au départ calme comme le rapportent plusieurs posts Facebook s'est très vite détérioré. Un imposant dispositif de forces de l’ordre a aussitôt été mis en place aux abords du commissariat où des activistes s’étaient mis à jouer du tambour et à chanter.




Mais dans l’après-midi, la tension est montée d’un cran entre manifestants et forces de l’ordre, atteignant son point d’orgue dans la soirée.




A l'origine de cette journée de violence, l’arrestation jeudi matin de deux activistes soupçonnés de violences le 15 mai dernier. Il faut dire que depuis plusieurs semaines voire plusieurs mois la tension est vive entre les activistes, qui demandent des réparations pour les dommages subis par les épandages de chlordécone et les forces de l'ordre. Par ailleurs, ce jour-là, un jeune homme âgé de 20 ans comparaissait devant le tribunal à la suite d'échauffourées avec les forces de l'ordre, au quartier Pelletier au Lamentin le 9 février 2020. Le jeune homme avait été reconnu coupable, condamné à 70 heures de travail général et à indemniser deux policiers pour le préjudice subi.


Des témoignages font état de violences policières :

Dans l'après-midi, les forces de l’ordre avaient tenté, en vain, de disperser les manifestants en les chargeant à plusieurs reprises. Lors d’une des charges un photographe-

reporter indépendant a été projeté à plusieurs reprises au sol, alors qu’il couvrait l’événement, appareil photo en main, rapportent des témoins. Plusieurs témoignages dénoncent les violences policières à l'encontre des manifestants.



« Tout a commencé parce qu’un gendarme a décidé d’envoyer valser notre tambour et qu’une sœur a essayé de l’en empêcher », rapporte un des témoins.« La suite : coups de matraques, plus gaz lacrymogènes », poursuit ce même témoin, qui affirme qu’au moins deux manifestants ont dû être hospitalisés à la suite de blessures et deux tambours ont été « écrasés ». Des échauffourées ont dès lors éclaté entre gendarmes et activistes. Les forces de l’ordre ont fait usage de tirs de grenades lacrymogène, les manifestants ont riposté par des jets de pierres et de bouteilles autour du commissariat.


Vers 20h00, les manifestants ont été repoussés vers le boulevard du général de Gaulle. Ils se sont ensuite rendus sur La Savane où les échauffourées se sont poursuivis avec les forces, non loin de la bibliothèque Schoelcher.

Des violences jusqu'à 23 heures :


Sur la place de la Savane, le feu a été mis à la statue de Pierre Belain d’Esnambuc qui s’est enflammé.

Les forces de l’ordre ont essayé de protéger, en vain, l’effigie de cette personnalité de l’Histoire de France qui a pris possession de l’île de la Martinique en 1635 en y établissant la première colonie française. « Situation chaotique à Fort de France. Le calme n’est toujours pas revenu », résume un témoin qui publie sur les réseaux sociaux la vidéo d’un jeune militant traîné de force par les gendarmes, la tête dans une marre de sang. Plus tard dans la soirée, des poubelles et des ordures ont été incendiés.





Quatre militants ont été interpellés. L’un d’entre eux a été relâché pour des raisons médicales.Les trois autres ont passé la nuit au commissariat, a-t-on indiqué de sources policières. Un militant qui devait être appréhendé le jeudi matin avec les deux gardés à vue, s’est rendu de lui-même dans la journée de jeudi au commissariat, accompagné de son avocat. La situation a été sous contrôle aux environs de 23 heures. Par précaution, des gardes mobiles de la gendarmerie nationale ont été postés autour du commissariat pour en assurer la sécurité durant la nuit.


source : people bo kay

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