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Raphaël Lapin : Un engagement pour la Guadeloupe.

Dernière mise à jour : 26 juin 2021

Bien souvent, on reproche aux jeunes de ne pas prendre part aux divers débats politiques ou sociétaux qui ont lieu en Guadeloupe. Assez souvent, l'avis de cette jeunesse importe peu. Il est aussi reproché à la classe politique de ne parler de la jeunesse qu'en période électorale, mais de façon générale, les jeunes sont les grands oubliés de la vie communautaire. Cette année, un changement semble s'être opéré. En effet, sur la majorité des listes électorales, des jeunes se sont illustrés par leur dynamisme. Parmi eux, Raphaël Lapin qu'on ne présente plus et qui a fait de la politique son terrain de jeu favori.





Grands oubliés des politiques publiques, premières victimes du chômage endémique qui touche l'Archipel français des Caraïbes, le constat est fait. Les jeunes ont tout simplement un désintérêt pour la politique et n'accordent peu leur confiance à cette classe politique en généralement vieillissante. Selon un dernier sondage mené par Qualistat daté du 10 mai 2021, qui soulignait que l'intérêt politique est plus marqué chez les 40-59 ans où il atteint 63%, tandis que pour la tranche d'âge des 18-24 ans, il n'excède pas les 18%. Le constat est quasi identique s’agissant de l’intérêt porté aux élections régionales, qui ne passionnent que 37% des Guadeloupéens interrogés. D'ailleurs, les résultats du premier tour l'ont confirmé. Avec un taux d'abstention record établi à 69% (alors qu'en 2015 il était à 55%), la tendance est même au désamour.


Nous pouvons dire qu'un certain clivage entre la classe politique et la jeunesse existe et bien souvent, on reproche aux jeunes de ne pas prendre part aux divers débats politiques ou sociétaux qui ont lieu. Assez souvent, l'avis de cette jeunesse importe peu. Il est aussi reproché à la classe politique de ne parler de la jeunesse qu'en période électorale, mais de façon générale, les jeunes sont les grands oubliés de la vie communautaire. Cette année, un changement semble s'être opéré. En effet, depuis le début de la campagne pour les élections régionales, nous sommes allés à la rencontre de ces jeunes hommes et jeunes femmes passionnés, engagés mais surtout résolus à changer le cours du destin de leur terre, la Guadeloupe. De part leur décision de s'exposer publiquement pour leurs convictions, ils font mentir celles et ceux qui émettent ces reproches.


Sur la majorité des listes électorales pour ces Régionales 2021, des jeunes se sont illustrés par leur dynamisme. Parmi eux, Raphaël Lapin. Son nom ne vous dit rien ? Pourtant, depuis quelques années, ce jeune guadeloupéen a fait de la politique son terrain de jeu favori.

Docteur en Droit, avocat spécialiste en droit des affaires et pénaliste. Auteur d'un ouvrage porteur d'idées politiques : Autonomie : Manifeste pour une évolution statutaire de la Guadeloupe, ancien président du Think Thank Gaston Monnerville qui mettait en avant les jeunes talents ultramarins avec son concours d’éloquence. Actuellement président de l'association GANM ( Gwadloup an mouvman ) qui est à la croisée des chemins entre le groupe de réflexion et l'association prônant les valeurs positives guadeloupéennes. Raphaël Lapin a aussi été le collaborateur parlementaire du député Olivier Serva. Raphaël Lapin est donc un jeune homme écouté par la classe politique. Pour ces élections, c'est du côté de la liste " Continuons d'Avancer " conduite par le président sortant qu'il a décidé de militer.



The Link Fwi : Bonjour Raphael Lapin bienvenue sur The Link Fwi, qui êtes vous pouvez- vous présenter à nos lecteurs et lectrices ?



Raphaël Lapin : Bonjour, je suis Raphaël Lapin, un jeune sainte-rosien et un Guadeloupéen, amoureux de son pays. J'aime me présenter par des émotions plus par ce que je fais, parce qu'en réalité ce ne sont pas les mêmes questions. " Qui êtes-vous ? " et " Que faites-vous « évidemment ce n'est pas la même chose. A la question qui je suis ? J'essaie d'être passionné, humain, engagé et sincère. Voilà si je devais me définir ce serait ça. Cela étant, il y a ce que l'on fait dans la vie et cela participe à ce que nous sommes.


J'exerce la profession d'avocat. J'ai aussi été collaborateur parlementaire auprès du député Olivier Serva. J'ai fait une thèse en droit et j'ai un parcours autour de la Loi, avec des engagements associatifs importants. Je préside un mouvement citoyen et militant qui se nomme GANM (Gwadloup an mouvman ) avec lequel, nous demandons aux Guadeloupéens et aux Guadeloupéennes « ki ganm yo ka poté ba péyi la ». Un peu comme ce que John Fitzgerald Kennedy avait dit dans son discours d'inauguration " Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays «, j'essaie d'apporter ma pierre à l'édifice du Péyi Gwadloup avec les membres qui composent ce mouvement citoyen.



TLFWI : Dans quel domaine exercez-vous ? Etes-vous toujours étudiant ou actif, à la recherche d’un emploi ou tout simplement entrepreneur ?



Raphael Lapin : J'ai longtemps été étudiant (rires). Après, nous n'arrêtons jamais d'apprendre et j'y crois dur comme fer. Je suis actif, hyper actif même. Je n'aime pas m'ennuyer et avoir le sentiment que je ne réalise pas les choses. Il m'arrive aussi de faire des pauses. Le temps pour moi est une notion qui doit être nécessaire et donc utile. Je suis donc avocat, en tant qu'avocat, je suis chef d'entreprise. Je dois gérer au quotidien mon entreprise, son portefeuille clients. Ces derniers appellent, il faut répondre à leurs sollicitations. Il faut gérer les charges, le FISC. Il faut gérer les relations avec l'Ordre du Barreau de la Guadeloupe. Il faut être dans le développement et aller à la recherche de nouveaux clients, sans pour autant être dans une démarche agressive car, nous sommes dans une profession réglementée vis à vis du marché. Je suis chef d'entreprise en réalité. Au quotidien, un avocat c'est un chef d'entreprise. A côté de cela, je suis engagé dans des associations à plusieurs niveaux. A Sainte-Rose ma commune, je suis membre de l'association " Sainte-Rose en nous ". A l'échelle de la Guadeloupe, " GANM ( Gwadloup an mouvman " et bien d'autres associations encore. Lorsque j'étais étudiant à Paris, avec des amis, nous avions créé l'Institut Gaston Monerville qui était un Think Thank qui avait pour ambition de faire nos pays dits ultramarins " même si je n'aime pas ce mot " ultramarin" penser par eux-mêmes qu'ils existent et là je cite Rosan Girard.



TLFWI : Qu’est-ce que la liste “ Continuons d’avancer“ ? Qui sont ses membres ?


Raphael Lapin : La liste " Continuons d'Avancer " est évidemment celle conduite par le président de région sortant Ary Chalus qui reprend un certain nombre de conseillers régionaux sortants avec des personnalités aussi compétentes que travailleuses, je pense à Sylvie Gustave dit Duflo qui est pour moi un modèle d'engagement et de travail en politique. J'ai eu l'occasion de travailler avec elle à l'époque où j'étais collaborateur parlementaire à l'Assemblée nationale. Elle nous faisait des propositions d'amendements sur des textes qui relevaient de son champs de compétences au niveau de la Région. Nous avions un vrai dialogue avec d'un côté le législateur et la collectivité régionale de l'autre et pour moi, c'est ce qu'un élu doit faire, car la Région en réalité est une collectivité, elle est dans la démarche de l'exécution, c'est un exécutif en réalité, sauf que Sylvie ne reste pas dans le stricte cadre de l'exécutif puisqu'elle a une vision prospective sur son champs de compétences et donc elle peut aller jusqu'à faire des propositions et être pro-active en la matière et donc pour moi, c'est quelque chose d'inspirant. Je pense aussi à d'autres personnes comme Marie-Luce Penchard qui a été à la tâche au quotidien, dans ses fonctions de présidentes de commission. Je pense aussi à Maguy Céligny, qui a travaillé durement sur la question énergétique. Voilà des illustrations des élus sortants qui entourent le président sortant et la liste " Continuons d'Avancer " et qui inspirent sur la question du travail en tant qu'élus. C'est vrai qu'il y a ce sentiment que les élus ne travaillent pas, et comme à l'échelle nationale, il y a une sorte de rejet de la classe politique des élus comme celles que j'ai cité et qui sont des modèles de travail se doivent de redonner confiance dans la chose publique.

A côté de cela, il y a des maires récemment élus, mais aussi des membres de la société civile et puis des jeunes comme Jennifer Linon, Loïc Tonton, et moi-même. La liste Continuons d'Avancer a une moyenne d'âge de 54 ans, contrairement à d'autres listes qui pouvaient dépasser les 60 ans, nous sommes donc une liste jeune et qui est représentative de toutes les composantes de la société Guadeloupéenne.



The Link Fwi : Pourquoi avoir rejoint, la liste “Continuons d’Avancer“ conduite par Ary Chalus ?


Raphaël Lapin : Premièrement, le président m'a contacté et m'a proposé de faire partie de cette liste et de l'accompagner dans cette campagne. Ensuite, je suis quelqu'un qui ne s'engage que sur la foi de ses convictions. Evidemment, s'est posée la question de mes convictions dans tout ça. En 2017, j'ai écrit un ouvrage " Autonomie : Manifeste pour un changement statutaire de la Guadeloupe". Le titre illustre parfaitement mes convictions. Je me suis donc posé la question de mes convictions, de mes motivations et des raisons qui me pousseraient à m'engager aux côtés du président de la Région Ary Chalus. J'avais conscience que la mandature à venir allait être une mandature importante pour le devenir du pays et cela m'a été confirmé par le Contrat de gouvernance concerté qui est pour moi un pas élémentaire sur le chemin de la domiciliation du pouvoir et de l'émancipation du peuple.


Tant que nous ne comprendrons pas que nous avons un schéma de gouvernance institutionnel existant que celui-ci doit vivre pour que l'on puisse préparer demain, nous ne comprendrons jamais les enjeux.


On pourra rester dans les incantations ou encore faire beaucoup de formules magiques qui touchent ou qui suscitent une adhésion spontanée ou faire beaucoup de sophisme du type « tel biten pa ka maché, fò sa chanjé »


Et nous, nous tenons le discours de la méthode. Me concernant, je suis certainement un idéaliste mais, je suis aussi pragmatique et sur cette question du pragmatisme, je ne veux pas que demain, on puisse nous dire que nou ka vann chat an sak, nou pa o nivo, kè ti vwati jonn la paka pasé. Qu'est-ce que cela veut dire ? Simplement que nous puissions tenir une méthode, car, lorsque l'on parle de domiciliation du pouvoir, on parle d'enjeux essentiels pour un pays.

Nous devons tenir cette méthode et c'est le rôle du Contrat de gouvernance concerté signé par les membres de la liste " Continuons d'avancer " et les candidats investis et soutenus par le GUSR et son Président Guy LOSBAR. C’est donc-là que j'ai trouvé à la fois cet horizon et cette mécanique, en définitive ce discours de la méthode.


Lorsque nous le lisons, nous voyons cet horizon dans le traitement permanent des urgences et d'ailleurs les deux vont de pair avec une méthode consciente des institutions actuelles, donc l'utilisation de la CTAP (Conférence Territoriale de l'action publique) comme étant une instance de décision réunissant les deux collectivités de manière concertée et dans laquelle on retrouve l'ensemble des collectivités et qui ensemble discutent du devenir de la Guadeloupe autour de sujets essentiels.


Cette dernière va se réunir en commissions thématiques et elles vont devoir délibérer sur les politiques publiques qui sont dans des compétences partagées entre la Région et le Département et c'est une innovation. De plus, ce contrat prévoit que l'on puisse mettre en place une conférence permanente des cadres territoriaux, ce qui veut dire que les cadre de la Régions et ceux du Département vont devoir dialoguer entre eux. Donc, il y aura un dialogue de gestion des compétences et à ce moment-là, nous allons créer des synergies entre les deux collectivités plutôt que d'avoir des collectivités qui rivalisent entre elles. Troisième volet et qui pour moi est le plus important, c'est la place du citoyen.


Ce dernier sera au cœur de ce dispositif avec la création de conseils participatifs citoyens. Il y aura dans ces conseils, d'un côté des personnes tirées au sort et de l'autre côté des personnes issues de la société civile, représentatives des syndicats, des associations afin que nous puissions faire parler les gens sur les décisions qui seront prises dans les commissions thématiques réunies en CTAP et recueillir un avis qui viendra quelque part s'ajouter à d'autres tels que le CESCC etc. Voilà ce qui me motive de rejoindre la liste




The Link Fwi Sur cette liste, figurent des visages connus de la politique locale, des maires,, etc cette liste n’est-elle pas la liste des élites politiques ? On prend les mêmes et on recommence avec les mêmes personnes ?



Raphaël Lapin : En fait, j'ai beaucoup de mal avec cette question. Pour moi, c'est une question qui consisterait à dire que du moment que nous sommes élus, nous ne pouvons briguer un autre mandat. Pour l'instant la loi le permet. Par la suite, avant de parler d'une élite politique, regardons les visages qui figurent sur la liste. Nous retrouvons des maires qui ont été élus pour la plupart l'an dernier donc cela fait à peine un an de mandat. Ce sont des personnes que ce sont soit des personnes qui n'étaient pas très proches du milieu politique soit qui étaient déjà engagées et ont été élues récemment. Pour moi, il ne s'agit donc pas d'une liste des élites mais tout simplement d'une liste composée de ceux qui ont recueilli les suffrages dans les différents territoires de la Guadeloupe et ensuite, ce sont des personnes qui viennent d'être élues donc ce ne sont nullement des Apparatchiks. Elles ne sont pas au pouvoir depuis soixante ou soixante-dix ans. En réalité, ce sont des personnes qui pour beaucoup ne sont aux responsabilités que depuis un an. Pour moi c'est une liste composite. Quand on prend les cas d'Aurélie Bitufwila-Yerbé qui était certes engagée et qui aujourd'hui, se retrouve sur la liste d'Ary Chalus pour être conseillère régionale. Jim Lapin n'est ni un maire, ni un conseiller régional, il est simplement conseiller municipal d'opposition. En somme, pour moi, cette n'est nullement une liste des élites politiques.






TLFWI : Cette année, pour ce Premier tour des Régionales, ils étaient onze à se présenter face au président sortant, n’est-ce pas encore une fois un aveu d’échec ? Car douze candidats pour un poste c’est du jamais vu en Guadeloupe.



Raphaël Lapin : Lors de la dernière élection législative, il y avait une vingtaine de candidats sur certaines circonscriptions, donc on a déjà vu des élections avec tout autant voire plus de candidats que celle qui a lieu en ce moment. Par exemple, à Sainte-Rose, pour la dernière élection municipale, il y avait une dizaine de candidats.


C'est au contraire un signe de vitalité du débat démocratique en Guadeloupe.


Cela prouve que nous ne sommes pas sur le régime d'un parti unique où personne n'a rien à dire, bien au contraire, nous vivons dans un pays qui est extrêmement politique.


L'abstention n'est pas un signal absolu du désintérêt de la vie publique, car les personnes qui s'abstiennent, ont un avis sur les choses qui se passent et qui parfois pour des raisons multiples ne l'expriment pas dans les urnes.


Ensuite, je refuse, totalement l'idée d'un échec car, au contraire alors que je n'étais même pas dans l'équipe sortante, j'ai défendu le bilan du président Chalus.


J'ai été sur le terrain au contact de la population. Je l'ai défendu car, à mes yeux, il est bon.


Si je prends le cas de ma commune Sainte-Rose et toutes les difficultés que les Sainte-rosiens rencontrent comme le trop difficile accès à la commune qui empêche son dynamisme alors qu'elle est la plus belle de Guadeloupe avec tout son potentiel.


Elle aurait dû être le joyau de la couronne. Sainte-Rose aurait dû être comme le Moule, un pôle d'attractivité secondaire du territoire, c'est ce qui était prévu dans le schéma d'aménagement territorial et quelque part c'est ce que je défends.


Aujourd'hui, le problème de l'accessibilité de la commune rend compliqué son développement économique, ce qui impacte l'attractivité du territoire et empêche à la commune d'avoir de nouveaux habitants.


Le développement qui va être permis par la rénovation des accès routiers va générer des opportunités économiques et donc favoriser l'installation des jeunes, notamment des jeunes originaires de la commune qui pourront retrouver et donc s'occuper de leurs parents vieillissants.


Le développement économique se trouve là précisément, au service des solidarités. Quand on parle de Gouvernance, cette logique de se dire que nous avons deux jambes qui fonctionnent de façon coordonnée est illustrée là avec cet exemple.


Le bilan il y est !


Je suis originaire de cette commune et depuis que je suis enfant, j'entends parler de cette route, des axes routiers de Sainte-Rose, rien avait été fait, les terrains qui auraient dû être achetés ne l'ont pas été.


Très récemment, une camarade sur Sainte-Rose qui est actionnaire d'une société agricole, qui possédait le dernier terrain qui devait être acheté ne l'avait pas encore été mais cela a été fait par la Région il y a quelques mois. Par ailleurs, le président Chalus sur la place Tricolore l'a dit, l'appel d'offre pour le pont qui doit traverser la rivière Goyave a été lancé. Rien que pour ma commune, je crois que ce sont près de 150 millions d'euros qui ont été dépensés en termes d'accès routiers. Le bilan est donc là.


A côté de cela, il faut dégager des perspectives. La Région aura un rôle essentiel parce que en regardant ce qui s'est passé à Capesterre avec la grande route qui permet contourner le bourg de la ville, on se rend compte que l'aspect de la ville a changé. On a constaté qu'en contournant le centre de Capesterre, on a fluidifié la circulation dans le sud-basse-terre et il y a eu un enjeux pour que le bourg continue d'être attractif et que les gens puissent continuer de consommer dans le bourg. Pour Sainte-Rose, ce sera aussi le cas, mais, il est vraiment que des interrogations sur le devenir de la Boucan sont légitimes. Pour rappel, la Boucan était comme le deuxième bourg de Sainte-Rose. D'ores et déjà, les conseillers régionaux qui vont accéder aux responsabilités doivent se projeter et se dire que la Boucan va changer de visage mais pas que, c'est toute la zone qui va changer d'aspect. Avec cette modification, les autres sections connaîtront aussi des modifications, tout en prenant en compte les enjeux écologiques, environnementaux et économiques. Ce sont donc les futurs conseillers régionaux qui auront à répondre à ces interrogations



The Link Fwi : Très récemment, votre tête de liste le président sortant Ary Chalus a été en garde à vue par rapport à des affaires politico-financières, bien qu’il bénéficie de la présomption d’innocence, n’est-ce pas un handicap pour cette liste et pour vous qui êtes un jeune dont la carrière débute ?




Raphaël Lapin : En tant qu'avocat, je suis très à l’aise avec ce genre de sujets.


Votre question pose l'élément élémentaire de cette réponse sur lequel je vais m’arrêter : c’est la présomption d'innocence. Ce d’autant que le Président CHALUS dit qu’il va la conscience tranquille.


Ce principe fondamental doit bénéficier à chaque personne mise en cause et à ce stade, il faut laisser la justice faire son travail



TLFWI : Cette année, l’abstention a atteint des scores record : 69% n’est ce pas là un constat d’échec ? Echec à mobiliser les Guadeloupéens qui ne se reconnaissent plus dans la politique publique locale ?



Raphaël Lapin : D’abord, c’est une réalité qu’on observe à l’échelle nationale qui touche la France entière. C’est un minimum de 62% d’abstention qu’on retrouve dans toutes les régions de France et d’Outre-mer.


C’est donc dans un contexte global qu’il faut rechercher les causes de ce phénomène.


Quoiqu’il en soit cela nous interpelle et nous identifions plusieurs causes à cela.


La première, le premier tour s'est déroulé dans des conditions particulières.


Nous traversons une crise sanitaire sans précédent, j'ai pu le voir sur le terrain.


J'ai rencontré des personnes âgées qui sortaient pour nous écouter mais restaient à distance suffisante en évitant le contact physique. Alors que l'année dernière, pour les Municipales, elles sortaient et venait nous tirer les joues ou nous embrasser. Il y a donc un respect des mesures sanitaires. Puis, j'ai aussi croisé des personnes qui m'ont évoqué leur inquiétude face à la situation sanitaire qui les a poussé à ne pas voter. Ma mère qui travaille dans le secteur de l’aide à la personne me parlait du syndrome de la cabane avec des personnes qui ont littéralement peur de sortir de chez elles.


Le terme Covid-19 les terrorise beaucoup et cela joue fortement dans les résultats du vote.


Deuxièmement, le premier tour des Elections régionales a eu lieu le jour de la fête des pères, donc pour le deuxième tour, je pense que les électeurs se mobiliseront et que le taux de participation sera plus important que celui de la semaine dernière.


Troisièmement, il faut savoir que les élections régionales ou départementales ont toujours moins passionné les électeurs que les élections municipales.


En général, on avoisine les 50% de taux de participation pour les municipales. L'élection par excellence.


Après, il y a toutes ces interrogations liées à cette question de l'abstention et ce que ça dit de notre société. Me concernant, je n'ai pas envie de croire que ce serait un aveu d'échec de la classe politique toute entière. Tout simplement parce que cela consisterait à totalement déresponsabiliser le citoyen.


Cette année, il y avait douze listes, parmi elles, il y avait des personnes qui n'avaient jamais fait de politique, il y avait aussi des jeunes, des nouveaux élus. Tous les bords politiques étaient représentés, la gauche, la droite, l'extrême gauche, l'extrême droite, des indépendantistes, des autonomistes, des progressistes, des assimilationnistes. A vrai dire, toutes les idées politiques étaient représentées. Pendant, longtemps j'ai regretté que les campagnes politiques en Guadeloupe n'étaient pas fondées sur les idées et cette année la campagne a laissé apparaître des idées.


D'ailleurs, on a vu émergé des groupes qui en avaient.


Avec ces douze listes, je ne comprends pas que les propositions n'aient pas suscité une plus grande adhésion sauf à dire qu’en réalité avec ce choix conséquent, nos concitoyens étaient perdus.


Sur ce second tour, après que nous ayons fait une campagne reposant sur des idées et défendu un bilan, tracé des perspectives, je crois que nous pourrons rassurer nos compatriotes et parler à celles et ceux qui doutent… Les inciter à voter pour la liste Continuons d’avancer car nous nous sommes inscrits dans une démarche de construction.


The Link Fwi : Selon vous, qu'est-ce qui pourrait les motiver à se mobiliser pour voter pour votre liste le 27 Juin prochain ?



Raphaël Lapin : Le bilan et le programme.

Nous sommes passés dans les quartiers pour décliner notre programme et tracer des lignes d'avenir.

Nous avons été pédagogiques, ludiques avec notamment des vidéos partagées sur les réseaux sociaux et qui expliquent de façon très simple notre programme. Nous avons rencontrés des personnes chaleureuses et à l'écoute de nos propositions. Nous nous inscrivons dans cette démarche de rendre confiance et cela passe par rendre les politiques publiques plus efficientes.

Créer une méthode de gouvernance qui sera le Contrat de Gouvernance concerté, c'est dire que sur chaque politique qui intéresse les Guadeloupéens(nes), nous avons une méthode de travail tant à la fois sur les questions structurelles, politiques mais aussi sur la question du traitement des urgences comme l'urgence des déchets, des transports, de l'eau, de la biodiversité, mais également sur les enjeux du sport, de l'industrie culturelle à savoir comment structurer l'industrie culturelle locale, aussi savoir comment répondre aux besoins du peuple Guadeloupéen en matière alimentaire afin que nous sortions de cette dépendance aux importations et que nous rentrions dans une démarche beaucoup plus vertueuse en consommant plus de produits chez nous.



TLFWI : Et la jeunesse dans tout ça, quels sont vos objectifs pour elle car les jeunes sont les premières victimes des politiques sociales, beaucoup partent car il y a un manque de perspective économique en Guadeloupe ? Quels sont vos objectifs ?



Raphaël Lapin : On ne pourra pas inverser en un claquement de doigts une politique menée depuis la fin des années 1970. La réalité est que, après le babyboom des années 1950 et 1960, nous avons organisé, voire institutionnalisé, le départ des Guadeloupéens et des Guadeloupéennes de chez eux vers l'Hexagone ou d'autres territoires européens. Il n'y a pas qu'en Guadeloupe, tous les Outremers ont subi ce dépeuplement. C'était un départ organisé avec le BUMIDOM qui institutionnalisait ces départs. Aujourd'hui, les conséquences sont là, nous connaissons un dépeuplement, un vieillissement de la population, nécessairement il y a un enjeu contraire à créer des flux inverses. On se rend compte des effets de cette politique sur notre société, mais la question doit être posée. Que faisons-nous concrètement pour faire revenir ces jeunes ou ces personnes qui sont parties ?


L'association " Alé Vini » avec son Président Yann CERENTON, dont je suis également membre a fait un travail magnifique d'interrogation des personnes autour de ce sujet. Dans leur étude, ils expliquent les raisons qui motivent à revenir mais aussi qui dissuadent ces personnes résidant dans l'Hexagone ou ailleurs.


Evidemment les questions de développement humain et économique sont liées. Il y a un enjeu essentiel de répondre à ces questions et c'est le rôle de la Région. Pour moi, pour répondre à ces questions, il faut recréer de l'attractivité, c'est d'ailleurs ce que je disais pour Sainte-Rose mais cette fois, il faut le faire à une échelle plus grande, à l'échelle de la Guadeloupe toute entière et c’est ce qu’a commencé de faire la majorité sortante et que nous comptons amplifier sur la prochaine mandature.


Justement avant la crise la croissance était de 4 % et elle était au-dessus de la moyenne nationale. Nous figurions dans le trio de tête des départements les plus créateurs d'emplois. Le coronavirus est passé par là, trois mois d'arrêt, les secteurs compétitifs comme le tourisme, restauration ont été fortement impactés. Il y a donc un enjeu à la relance qui se pose. A côté créer, les conditions de l'accueil et du retour passe par un accompagnement et doit passer par imaginer ce retour avant même le départ.


Assez souvent en France, dans certains hôpitaux, ceux-ci financent les études de kiné, d'infirmier avec l'obligation pour la personne subventionnée d'exercer pendant un certain temps dans l'hôpital qui a financé les études. Nous, nous sommes entrain de trouver les ressorts pour faire en sorte que nous fassions ces politiques de retour avec les chefs d'entreprise pour financer les études et permettre le retour des personnes, en gros, nous allons financer leurs études et ils auront l'obligation de revenir exercer au minimum trois ou quatre ans. Je le dis, nous devons sortir du " tout partant " « fò nou arété avè chak avè dèpi ou pran bak ou ka pran avyon pou janmbé ». Au regard du rapport d'activité de LADOM sur le nombre de billets de départ et le nombre de billets de retour, il y a 2/3 de plus d'allers et le dernier tiers est financé pour des vacances, cela veut qu'il y a moins d'1/3 des jeunes qui partent qui rentrent en Guadeloupe. Il faut impérativement créer une agence du retour des forces vives au pays et nous y travaillons.


Quand j'étais collaborateur parlementaire auprès du député Olivier Serva, nous avions déjà commencé à travailler sur cette question. Nous avons fait une proposition de loi qui a été soumise au ministère des Outremers, à cette période, c'était Annick Girardin qui était ministre des Outremers, et donc la réforme de LADOM est quelque chose qui était déjà annoncée et nous devons trouver les moyens de configurer concrètement cette agence du retour.


The Link Fwi : En matière de chômage, d’économie, d’écologie, de politique du logement, de transport et du retour au pays, quelles sont les ambitions de la liste “ Continuons d'Avancer “ ?



Raphaël Lapin : Nous avons un très beau projet qui repose sur sept piliers. Les principaux sont évidemment l'eau, la transition écologique et solidaire, le développement économique et la lutte contre le chômage. Tous ces piliers sont l'ambition que nous poursuivrons à travers la création d'une agence du développement économique qui sera un guichet unique auquel les porteurs de projets pourraient s'adresser, cela passera par la mise en place de la pépinière d'entreprise Audacia, avec une démarche proactive et dynamique basée sur la création d'entreprise pour que chacun puisse pourvoir à son emploi mais aussi d'accompagnement des entreprises déjà existantes sur l'embauche, sur ce point 19 millions d'€ sont alloués à l' Aide Régionale à l'investissement et à la création d'emploi et à l'ARDA, qui sont des aides à la création d'entreprise et d'activité. Il faut aussi avoir une démarche structurelle, voir l'état du pays, voir où est-ce que les subventions peuvent être pilotées pour créer des secteurs d'activité compétitifs, c'est notre objectif avec les domaines du numérique. Au-delà de ça, générer des gisements d'emploi et cela passe par la prise de conscience que certains secteurs comme la biodiversité, la culture, la coopération régionale sont des gisements d'emploi et pour ce faire, nous devons regarder le pays tel qu'il est et c'est ce que nous faisons avec la liste " Continuons d'Avancer " et notre leader Ary CHALUS.



TLFWI : Quelles sont les objectifs de votre liste en matière de lutte contre la pauvreté qui a fortement augmenté depuis la crise sanitaire ? Près de 12 000 familles vivent sous le seuil de pauvreté en Guadeloupe que ferez-vous ?



Raphaël Lapin : Alors, deux choses. Premièrement, la Gouvernance concertée dont j'ai parlé précédemment. Le Département a un rôle essentiel dans la protection des personnes vulnérables ; avec la protection maternelle infantile, l'aide aux personnes en situation d’handicap, avec d'une manière tout un ensemble de dispositifs pour aider aussi bien les enfants, les personnes âgées ou encore les personnes en grande difficulté. L'idée pour lutter contre la pauvreté est de créer ce dynamisme économique qui est à la charge du Conseil Régional et la solidarité qui est entre les mains du Conseil Départemental. L'économiste Olivier Sudrie disait justement " qu'il ne faut pas opposer développement économique et développement humain et la solidarité " parce que le social et l'économie sont en réalité les deux jambes sur lesquels marche une société. Il y a donc une perspective à placer les deux dans une même dynamique pour précisément chercher une coordination. Quand on parle de pauvreté, il y a évidemment des enjeux matériels très immédiats par exemple, une toiture qui coule figurez-vous que la Région a doublé l'aide allouée aux personnes pour la rénovation de l'habitat.


Nous étions à 8000€ désormais on parle d'une aide à 20 000€ et même 24 000€ pour les îles du Sud, puisque nous savons qu'il est plus cher d'acheminer ces matériaux vers ces îles que sur la Guadeloupe dite continentale. Voilà une illustration de ce que la Région, au delà de son rôle dans le développement économique, a conscience de l'enjeu de la proximité et de la solidarité. Donc que l'économie soit au service de l'humain.



TLFWI : Et au sujet de l'eau, cette problématique n'est-elle pas aussi impérative à l'heure actuelle, surtout quand on sait que des Guadeloupéens(nes) vivent parfois une semaine, deux semaines, trois semaines et même plus sans eau ?



Raphaël Lapin :C'est une question essentielle. Au mois de Novembre avec mon association GANM ( Gwadloup An mouvman), nous avons organisé un débat sur la question. Nous avons formulé dix propositions à la classe politique. L'idée était de susciter des réactions et il y en a eu. Récemment, une loi a été votée au niveau du Parlement permettant la création d'un syndicat mixte d'eau et au delà de cela, l'idée est de rénover concrètement la Gouvernance de l'eau. L'eau est une question qui se pose matériellement au sens où lorsque nous ouvrons nos robinets, nous nous demandons est-ce que ça coule ou non ? Est-ce que l'eau qui coulera sera claire ? Mais la question de l'eau se pose de façon très technique voire obscure. Nous devons répondre à toutes ces questions à la fois techniques et obscures. L'enjeu du syndicat unique est essentiel. Aujourd'hui, notre liste soutient la perspective d'une structure unique de l'eau qui, si je ne me trompe pas, c'est peut-être même l'une des propositions que nous avions faite en Novembre avec Ganm et, au delà de ça, la Région qui n'était pas compétente dans ce domaine a investi des millions d'€ dans le secteur de l'eau, malheureusement, je n'ai pas les chiffres en tête mais c'est pour dire que la question de l'eau est centrale et, il va falloir continuer de travailler sur cette question, cela prendra le temps qu'il faudra, mais je crois en la détermination du président Chalus pour résoudre ce problème.




The Link Fwi : Pour ces élections 2021, il semblerait que la question statutaire de l’archipel ressurgisse, l’ensemble des listes parle d’un” Péyi Gwadloup “ et des guadeloupéens comme d’un peuple. Quelle est votre position sur cette question ? Pensez-vous qu’il soit important de changer le statut politique de la Guadeloupe et que la question de l’évolution politique de nos îles soit un passage obligé ?


Raphaël Lapin : Vous savez mes convictions, je les ai écrites dans un livre : " Autonomie : Manifeste pour une évolution statutaire de la Guadeloupe ". Aujourd'hui, la liste " Continuons d'Avancer " a posé les jalons de la gouvernance du péyi Gwadloup pour les sept prochaines années et au-delà. Ils reposent sur le contrat de gouvernance concertée dont j'ai plusieurs fois détaillé les tenants et aboutissants mais aussi sur deux choses, la domiciliation des pouvoirs au niveau local, la Guadeloupe doit assumer des compétences pour répondre concrètement et avec précision aux besoins du peuple. De plus, nous ne devons pas occulter le traitement des urgences et nous ne devons pas oublier qu'avant de parler de quelque évolution que ce soit, les institutions doivent continuer de répondre aux besoins du pays. Ensuite, rien ne pourra se faire, sans que les Guadeloupéens et Guadeloupéennes n'aient à s'exprimer. C'est le peuple qui est souverain et qui décide. A ce jour, il est assez savoureux de voir que les idées ont fait leur chemin et quand on observe le tableau des résultats du Premier Tour, nous constatons que les idées progressistes sont en haut du tableau et les idées conservatrices et même conservatistes, celles qui prônent le statut quo figurent en bas du tableau. Il y a donc un éveil du peuple et une conscientisation qui s'opère dans la population. De ce fait, nous devons continuer d'avancer aux côtés du président Ary Chalus.

Après, si vous me demandez mon opinion personnelle, c'est l'horizon que je trace pour mon pays, mais quoi qu'il arrive, il faut construire cette autonomie là et je vous invite donc à lire la fin de mon livre car, tout est déjà évoqué.



TLFWI : Si je me mets à la place du citoyen lambda qui ne sait pas pour qui voter, celui qui n’a jamais voter ou tout simplement celui qui refuse de voter, quels seraient vos arguments pour me convaincre et comment allez-vous présenter vos idées afin de me persuader de me rendre dans un bureau de vote ?



Raphaël Lapin : Nous avons fait une campagne magnifique dans laquelle je me suis senti extrêmement à l'aise. Nous avons parlé bilan et programme. Nous avons évoqué le pays et son peuple et nous n'avons pas attaqué les personnes. J'ai trouvé cela magnifique car, j'envisage mon engagement comme celui d'un jeune guadeloupéen qui préfère parler projet et programme.


Je préfère m'inscrire dans la proposition, dans la pro-activité plutôt que dans la critique inutile d'êtres humains, dans des attaques ab hominem, dans le cancan.


Nos contradicteurs sont des humains, des guadeloupéens, comme nous-mêmes qui ont fait le choix de s'engager pour leurs idées…


Ce d’autant que j’ai une conviction qui surpasse toutes les autres, c’est que demain, nous aurons besoin de tous les Guadeloupéens et Guadeloupéennes pour continuer d’avancer « é pou gadé pli lwen ».



The Link Fwi : Le président sortant a obtenu 49,31% des suffrages, il lui manquait peu de voix pour être réélu dès le 1er Tour, pensez-vous que le peuple vous reconduira à l’hôtel de Région pour cinq années à venir ?


Raphaël Lapin : Il manquait 600 voix pour qu'il soit élu dès le premier tour. Si on regarde le déroulement de cette première journée électorale, ces 600 voix, nous les aurions eu si certains bureaux de vote avaient ouvert plus tôt. Pour moi, la dynamique est présente, le peuple est mobilisé. Ces jours-ci je suis encore allé à la rencontre du peuple, nous recevons beaucoup de soutiens et c'est magnifique. Même pour la campagne du premier tour, c'était beau. Les gens sortaient, c'était chaleureux. Nous avons vraiment partagé quelque chose et je pense que ce dimanche, nous allons sortir largement en tête. J'invite encore une fois le peuple à se mobiliser et à se rendre aux urnes pour voter pour la liste " Continuons d'avancer ".


TLFWI : Lorsque vous serez élus à la Région quels sont les dossiers sur lesquels vous travaillerez les 100 premiers jours ?



Raphaël Lapin: On l'a déjà dit, que les six premiers mois, nous allons réunir une CTAP qui traitera des dix politiques publiques prioritaires pour la Guadeloupe, transports, déchets, eau, relance économique etc elles feront de la mise en place d'une commission thématique avec l'enjeu qui d'envisager la perspective de la domiciliation de la compétence locale et la celle du traitement de l'urgence. Nous avons une méthode, des sujets de travail, des propositions. Sept piliers avec un nombre important de propositions dans chacun d'entre eux. Nous allons continuer d'avancer sur cette politique publique dans les cent premiers jours mais pas uniquement. Nous serons à la tâche aussi, sur l’ensemble des urgences rencontrées par nos concitoyens. Un mandat de président de région est fait pour durer sept ans,il y a donc un enjeu pour nous d'être pro-actifs et pour moi c'est important.


The Link Fwi : Où pouvons-nous suivre l’actualité de “ Continuons d’avancer “ ? et la vôtre ?


Raphaël Lapin : Alors, nous sommes présents sur Facebook, Instagram, Twitter, sur l'ensemble des réseaux sociaux " Continuons d'avancer " ou encore en rejoignant les comités communaux qui sont très dynamiques. N'hésitez pas à vous connecter sur les réseaux sociaux et à suivre notre actualité.


Sinon, mon actualité personnelle est celle d'un jeune Guadeloupéen engagé au service de son pays et qui continuera de l'être à l'avenir.


TLFWI : Merci beaucoup Raphaël Lapin.


Raphaël Lapin : Avec plaisir.




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