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Rencontre avec : Yanel dit MR TISSU

Yanel est un jeune entrepreneur Guadeloupéen qui évolue dans un domaine particulier, celui du tissu. Elevé par des parents qui étaient eux aussi dans le secteur, c’est donc naturellement dans cet univers que le jeune entrepreneur s’est lancé, il y a trois ans, à la fin de ces études. Aujourd’hui, malgré son jeune âge et à force de travail acharné, le jeune chef d’entreprise s’impose dans un milieu ultra concurrentiel mais fortement impacté par l’actuelle pandémie de coronavirus. Portrait.



Pointe-à-Pitre n’est pas seulement une ville d’art et d’histoire. L’ancienne capitale économique de la Guadeloupe n’est pas non plus tournée uniquement sur le tourisme. Pendant très longtemps, son économie reposait sur le commerce textile, faisant d’elle, la capitale du tissu. C’est à Pointe-à-Pitre que l’on trouvait les plus belles pièces pour la confection de vêtements, de rideaux, et autres éléments pour la décoration d’intérieur. De mémoire de Pointois, la ville vivait au rythme du commerce avec des rues animées et des magasins achalandés et, professionnels comme amateurs y trouvaient leur compte dans les différents magasins spécialisés qui rivalisaient d’ingéniosité pour attirer l’attention de leur clientèle. Désormais, la ville n’est plus que l’ombre d’elle-même. Ebranlée par les différentes crises sociales. Malgré cette ombre au tableau, les commerçants gardent un certain optimisme.


Parmi eux, Yanel, jeune entrepreneur Guadeloupéen qui évolue dans le milieu du tissu. Secteur qu’il connaît bien puisque, ses parents ont eux-mêmes possédé un magasin de tissu à Pointe-à-Pitre. C’est donc tout naturellement vers ce domaine qu’il s’est dirigé, à la fin de ses études à l’ASFO. Il a donc créé sa structure, au nom évocateur : Mr Tissu. Situé à Quai Lefèvre à Pointe-à-Pitre, le magasin est visible par tous :


J’ai eu un parcours tout à fait normal. J’ai eu un Baccalauréat L. Ensuite, j’ai fait un BTS négociation et relation client à l’ASFO. J’ai eu quelques expériences professionnelles, ce qui m’a permis de découvrir l’univers du travail. Cependant, je connaissais déjà l’univers du commerce de par mes parents qui possédaient un magasin de tissu, donc j’ai plus ou moins grandi dans ce domaine et c’est comme cela que j’ai eu l’envie de monter mon propre commerce.”


Ses parents justement sont ses premiers mentors. Présents à ses côtés, dès le début, ces derniers l’ont épaulé et lui ont permis de rentrer en contact avec des fournisseurs et de gérer la clientèle. Sous leurs bons conseils, Yanel commence à se faire un nom : “ Dès le début ils ont été là pour moi. Ils m’ont ouvert leur carnet d’adresses. Ils m’ont mis en contact premièrement avec des fournisseurs, même au niveau de la clientèle. “



Ce qui lui plait dans le commerce, c’est l’aspect relationnel avec les clients et les nombreuses interactions qui ont lieu :

“ Au-delà de l’aspect financier du commerce, c’est l’échange qui se créé avec le client. Les interactions ne concernent pas uniquement les produits, quand les clients viennent, il y a des discussions autour de sujets variés, nous prenons de nos nouvelles. Grâce au commerce, je rencontre différents profils de personnes et ce que j’aime c’est cet aspect relationnel qu’il y a dans le commerce. “



Cette année, Mr Tissu fêtera ses trois ans. Une troisième année particulièrement difficile au regard l’actuelle situation sanitaire qui a désormais des répercussions économiques du fait des différents confinements, mais Yanel garde espoir et reste positif quant à l’avenir de son commerce :


“ L’année dernière, les commerces de tissu ont bénéficié d’un régime spécial en ayant la possibilité de rester ouverts car, rappelons-nous, la fabrication de masques en tissu était autorisée donc les clients venaient au magasin pour s’approvisionner. Par ailleurs, nous faisions également des livraisons à domicile, ce qui m’a permis de pouvoir continuer de fonctionner. Néanmoins, avec le deuxième confinement qui certes était beaucoup plus souple, l’activité a connu un certain ralentissement, même encore aujourd’hui. Il faut savoir que l’industrie de l’événementiel, incluant les mariages, les baptêmes, ou encore le Carnaval, est fortement liée au commerce du tissu mais avec les mesures sanitaires et le fait qu’il n’y ait pas ce genre d’événement, l’activité est donc au ralenti. “






Yanel reste malgré tout optimiste et voit l’avenir sur un angle meilleur. Le jeune chef d’entreprise parle même d’étendre son affaire et d’une diversification des produits en vente pour le plus grand plaisir de ses clients(es)et se dit prêt à relever les nombreux défis :


“ Mon ambition est toujours de faire croître mon entreprise. Je suis parti avec une petite base, depuis j’essaie de l’étendre au fur et à mesure, tant au niveau de la structure en elle-même de son emplacement mais aussi au niveau des produits. Il y a régulièrement de nouveaux arrivages comme les accessoires de merceries que ne je vendais pas au début. Après me concernant, le Covid m’impose de relever le défi quotidiennement. Sachant que nous ne savons pas combien de temps cette pandémie durera, nous devons nous adapter et de toujours chercher plus loin. C’est mon conseil. J’espère que tout reviendra à la normale et que l’activité économique pourra reprendre. "

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