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Spotify enfin aux Antilles avant la fin de l'année, Glawdys Kerhel nous dit tout

C'était l'un des plus gros dilemmes du milieu musical aux Antilles-Guyane. Depuis son lancement en 2006 et son déploiement dans le Monde 2010, l'application d'écoute en ligne la plus utilisée sur le marché brillait par son absence en Guadeloupe, à la Martinique et en Guyane.Face à ce problème, plusieurs artistes originaires de ces territoires se sont mobilisés suite à l'appel de Kalash pour cesse ce problème. Résultat, Mercredi 15 Septembre 2021 s'est tenue à l'Assemblée Nationale une réunion entre le DG de Spotify, les artistes Jahyanai King, GolnB, Lénaïck Adam et Glawdys Kerhel, Présidente de l'association Hit Lokal qui nous en dit plus.




Le développement d'internet et des moteurs de recherche dans les années 1990 a favorisé le développement de nouveaux moyens de communication et de consommation. Parmi eux, on a vu, l'émergence au début des années 2000 de sites comme Napster, Youtube ou encore Dailymotion permettant l'écoute en ligne de musiques ou de vidéos clips, tous genres confondus. Par la suite, au sortir de la décennie 2010, nous avons constaté le déploiement d'applications comme le français Deezer, Spotify, et les américains Apple Music, Youtube Music, Tidal, Amazon Music etc. Face à l'accroissement de ce nouveaux moyens d'écoute musicaux, beaucoup voyaient cette nouvelle façon de consommer la musique comme un véritable danger pour l'industrie musicale. Certains, pessimistes prédisaient même un avenir ombrageux pour la musique.


Pourtant, au fil des années, les prédictions ombrageuses se sont estompées, car l'industrie s'est adaptée. Désormais, ces nouveaux moyens d'écoute et de diffusion même dans les cérémonies de récompenses tant au niveau local, national et international, des catégories streaming ont été crées pour récompenser les artistes qui ont débuté ou qui ont connu le succès sur ces plateformes.


A l'image de d'autres territoires dans le Monde, les Antilles-Guyane, ont elles-aussi été touchées par l'engouement pour les sites d'écoute en ligne. Sauf que, problème, certaines plateformes d'écoute ne sont pas déployées. C'est le cas de SPOTIFY. L'application en ligne, n°1 mondial qui comptabilise pas moins de 350 millions d'utilisateurs n'était pas disponible ni en Guadeloupe, ni à la Martinique et encore moins en Guyane. Trois territoires qui sont pourtant français. Enfin, non elle l'était et selon les responsables, il y aurait eu un problème technique qui n'avait jamais pu être résolu. Conséquences, Guadeloupéens, Martiniquais et Guyanais grands consommateurs de musique étaient lésés par rapport aux autres territoires français. Cependant, les principaux perdants dans cette histoire, sont avant tout les artistes, commerciaux comme underground qui ne peuvent pas jusqu'à ce jour créer de compte en leur nom propre et les utilisateurs ne peuvent pas écouter leurs titres, alors que leurs fans se trouvent principalement dans ces territoires ultramarins. C'est donc un véritable frein pour leur carrière surtout lorsque l'on sait que le marché streaming représentait 59% des ventes dans l'Hexagone et que le chiffre d'affaires mondial du streaming musical s'élevait environ 9 milliards de dollars en 2018 et représentait près de 50% des revenus totaux de l'industrie de la musique à travers le Monde. En France, Spotify est la première application d'écoute en ligne représente 41% des consommateurs.






Face à ce contexte, plusieurs artistes et producteurs de Guadeloupe, Martinique et Guyane avaient tiré la sonnette l'alarme. C'est notamment le cas du chanteur martiniquais qui dénonçait en Juin dernier une " injustice " qui pénalisait les artistes de la région. Ils ont été rejoins dans leur combat par l'association Hit Lokal qui récompense, en France, les artistes de l’outre-mer. et par le député guyanais de La République En Mache ! Lénaïck Adam. Pour trouver une solution à ce dilemme, un rendez-vous, en compagnie d’artistes concernés, a été organisée mercredi à l'Assemblée Nationale avec le directeur général de Spotify France. La branche française du colosse suédois a affimé, que l'application serait disponible avant la fin de l'année 2021, sans pour autant donner de date.


Nous avons interviewé Glawdys Kerhel Présidente de l'association Hit Lokal qui a pour objet de promouvoir les artistes et les musiques d'Outremer, pour avoir plus de détails sur la réunion :








The Link Fwi : Comment expliquez-vous que l'application d'écoute la plus utilisée ne soit pas déployée dans ces territoires français ?


Glawdys Kerhel : Dans le cadre de mon association, depuis plusieurs années, nous nous intéressons au streaming en général et particulièrement aux difficultés liées à la consommation de la musique dans sa globalité. Nous nous intéressons aux difficultés que rencontrent les artistes mais aussi les utilisateurs. Il faut savoir que l'application a été déployée à un moment donné. Elle fonctionnait aux Antilles mais c'est un bug technique qui a fait qu'elle n'a plus été disponible. Cela fait bien cinq ou six ans qu'elle n'est plus accessible dans ces territoires et depuis, les Antilles n'y ont toujours pas accès.



TLFWI : Comment est née cette mobilisation concernant l'absence de Spotify aux Antilles-Guyane ?



Glawdys Kerhel : Dans le cadre de mon association, depuis plusieurs années, nous nous intéressons au streaming en général et particulièrement aux difficultés liées à la consommation de la musique dans sa globalité. Nous nous intéressons aux difficultés que rencontrent les artistes mais aussi les utilisateurs. Nous rédigeons également des articles, où on interroge la population sur le streaming et tout au long de l'année 2020, nous avons abordé la thématique du streaming qui était le thème de l'année. L'objectif était de faire prendre conscience l'importance du streaming et les enjeux du streaming. De plus, nous voulions faire comprendre que si nos compatriotes ne streamaient pas c'était aussi parce qu'il y avait ce problème avec cette application là. Nous avons relayé ces problèmes rencontrés à travers des articles. Donc les nôtres et ceux d'autres médias ont été vus par le député Lenaïck Adam qui nous a contacté au début de Juillet Août l'année dernière. Il m'a reçu dans son bureau et nous nous sommes entretenus sur ce sujet dont il n'avait pas connaissance. C'est vrai qu'il y a d'autres applications comme Deezer, Apple, Tidal et même pour Tidal ce n'est pas le top non plus. Les gens rencontrent des problèmes pour l'installer. Concernant Spotify, le problème est qu'elle l'application leader sur le marché. De ce fait, un artiste antillais qui a sa fan base aux Antilles ou en Guyane, et qu'elle ne peut pas créer un compte pour écouter les musiques de son artiste favori, cela joue à l'encontre de l'artiste. Au sens que si la fan base a accès à Spotify, écoute de la musique, cela joue sur l'algorithme. Prenons l'exemple, si le public antillais écoute Aya Nakamura puis part écouter Fanny J, ils vont orienter l'algorithme qui va se dire la prochaine fois " quand je proposerais aléatoirement Aya Nakamura " tu peux pas proposer ta musique donc quand toute cette partie de la population ne peut pas accéder à la musique, ça invisibilise nos artistes, sachant aussi que la rémunération est moindre. Ainsi donc, si ta fan base ne peut pas se connecter donc ça signifie perte d'argent. Puis, même en terme de crédibilité face au marché, nos artistes cherchent à s'exporter dans l'Hexagone et leurs chiffres sont relativement bas par rapport à la notoriété qu'ils ont. C'est plus facile d'être crédible sur le marché national si, on a des chiffres sur les plateformes importantes. Les vues Youtube, ne sont plus un indicateur réel. De nos jours, les labels, les bookers, les maisons de disque se fient aux chiffres sur Spotify ou les autres plateformes.


The Link Fwi : Il s'agit d'un véritable problème pour la quasi totalité de nos artistes ou alors les gros artistes arrivent à se tirer l'épingle du jeu ?


Glawdys Kerhel : Tous les artistes sont concernés, sans exception, même les gros artistes antillais. Ils perdent forcément un pourcentage. Je prends un autre exemple fort : le chanteur Were Vana qui explose au niveau national. Il passe à la télévision, sur les chaînes musicales nationales ( M6, Nrj etc) mais sachez que les autres artistes n'ont pas cette visibilité là. Tout ce que génère dans la musique en dehors des prestations, le stream rapporte de l'argent, et c'est tout une partie qui n'est pas très visible par le public, mais, c'est une perte financière énorme pour nos artistes.



TLFWI : Mercredi 15 Septembre 2021 avait lieu à l'Assemblée Nationale, une réunion entre vous, les artistes Jahyanai King, Kalash en visio, le député Lenaïck Adam ainsi que le Directeur général de Spotify France, qu'avez-vous évoqué et quels sont les tenants et aboutissants mais surtout que vous a répondu Spotify France ?



Glawdys Kerhel : Alors ce qui est important de savoir c'est que dès Septembre dernier, le député et moi-même avions déjà écrit à la direction de Spotify France leur expliquant le dilemme. Elle nous avait répondu que les équipes de Spotify France allaient se pencher sur ce problème, donc que c'est un dossier qui était en cours de traitement. En Janvier, soit au début de l'année, Spotify a annoncé qu'elle était désormais disponible dans la Caraïbe. Nous leur avons demandé quelle Caraïbe ? Et si les Antilles-Françaises étaient aussi concernées ? Vu que la Guadeloupe et la Martinique font partie de la Caraïbe aussi. Pourtant malgré l'annonce de leur venue dans la Caraïbe, les deux îles françaises de la zone n'y avaient toujours pas accès. Ce fut l'objet d'un article que j'ai posté car quand j'ai vu que Spotify était disponible, j'ai cherché sur la liste des pays où l'application est présente afin de savoir si la Guadeloupe, la Martinique ou la Guyane-Française étaient concernées, elles n'y étaient pas car, nous ne sommes pas considérés comme des pays, forcément nous ne sommes pas dedans. Puis, je me suis dis, peut-être que nous étions dans la France, mais toujours pas disponible.

Par la suite, en Mars/ Avril, le chanteur Kalash a lui aussi posté sur ses réseaux sociaux, le problème avec Spotify et il a rejoint le combat et, il a apporté la puissance de son réseau.

Je souligne aussi que le rendez-vous de Mercredi était avec le DG de Spotify France. Ce qui n'est pas rien. Il nous a dit que d'ici quelques semaines voire quelques mois, l'application serait disponible. Sans nous donner d'explication technique...


The Link Fwi : Donc il n'y a pas de date précise ni plus de précision ?



Glawdys Kerhel : Voilà, il n'y a pas de date. Sans doute n'ont-ils pas voulu donner de date, de peur d'avoir des problèmes mais ils nous ont assuré que c'était très proche.



TLFWI : Vous avez évoqué le rôle de Kalash dans ce combat, justement quel fût-il ?



Glawdys Kerhel : Me concernant, je n'ai pas eu de contact avec Kalash, j'étais en rapport avec le député et ses équipes. Je sais que Kalash était aussi en contact avec lui. On sait bien que Kalash est un artiste majeur de la scène musicale antillaise. Il a une place au niveau national, dont il est connu des grands médias nationaux. Cela a permis de remettre le dossier au goût du jour et permettre sa médiatisation à travers des presses hexagonales qui relayent aussi cette aberration.



The Link Fwi : Et la presse dans tout ça ? A t-elle vraiment relayé votre lutte ? Où a t'elle juste évoqué ce problème au moment de la rencontre avec le DG de Spotify ?


Glawdys Kerhel : Les premiers rendez-vous que nous avons eu avec Spotify étaient officieux. Nous savions que nous aurions rendez-vous avec SPOTIFY. Après, il y a eu les deux confinements dû au Covid-19, cela retardé le rendez-vous. Puis lorsque Kalash en a parlé, il y a eu une plus grande assise face à ce problème dans les différents médias. Ensuite, Kalash a vu le député. Il y a eu des médias français spécialisés dans le domaine musical tels que Mouv' en ont parlé, ainsi que Outremer La 1ère.



TLFWI : Concernant le député, quel fût son rôle ? Cela a t'il été bénéfique pour cette cause artistique ?



Glawdys Kerhel : Oh oui ! Dans l'historique aussi au mois d'Octobre, le député Lenaïck Adam était dans une démarche avec Spotif quand est apparu sur les réseaux sociaux une mobilisation lancée à la Martinique par un producteur qui a donc lancé une campagne avec le hastag #LibérezSpotifydanslaCaraibe . Tandis que nous, nous étions déjà en discussion avec les responsables de Spotify, cela a permis de mettre je dirais une petite pression sur la Direction générale du site de Streaming. Vous comprenez qu'il y a eu de nombreuses étapes. Le courrier au mois de Septembre 2020. La mobilisation au mois d'Octobre. L'intervention de Kalash au mois de Mai et la réunion en Septembre 2021.



The Link Fwi : Quels sont les retours de la part du public et même des artistes en question ?



Glawdys Kerhel : A la réunion c'était intéressant parce que le chanteur Jahyanai King qui est un artiste guyanais très connu au niveau national, GoldnB qui est moins connue donc deux artistes avec des parcours différents et qui sont de deux camps différents de la musique de chez nous, était intéressant. Au final, tous les artistes sont ravis. Ils espèrent que cette décision va booster les chiffres. Après, selon moi, il y a toute une partie " éducation " à faire. Aux Antilles-Guyane, les gens sont très consommateurs de musique à travers Youtube. Ils sont beaucoup dans le téléchargement illégal également. Je le sais car, il y a quelques années, j'avais mené une enquête sur le streaming et le comportement face à la consommation de la musique, je sais que par exemple, un jeune étudiant qui est en Guadeloupe ou en Martinique, va facilement télécharger. Tout simplement parce que ce n'est pas très répandu de télécharger une application. Il faut rajouter les problèmes de couverture réseau internet. La fibre n'est pas bonne s'il y en a une. Les abonnements coutent chers. Ce n'est que lorsqu'ils arrivent à Paris ou ailleurs en France ils peuvent se permettre de prendre des abonnements téléphone et internet moins chers, tu as des forfaits à 5€, étant un jeune tu gères ton budget, ton forfait, tu es beaucoup plus libre. De plus, la couverture réseau est excellente, tu captes partout, ce qui fait que dans l'Hexagone peu de gens téléchargent. Le streaming est vraiment rentré dans les mœurs.


Par exemple, moi, cela fait très longtemps que je suis au streaming. J'ai commencé avec Napster, la version ancienne et payante. Mon abonnement était couplé à mon abonnement téléphonique. A l'époque en France, il n'y avait pas encore cet engouement. Après, je suis passé chez Deezer, puis sur Spotify. J'ai aussi Apple Music. Résidant en France, j'ai pu voir le développement du streaming et la façon dont il a facilité. Quand tu vois que tu peux écouter de la musique sur Deezer alors que tu es dans le Métro, tu es content. Voilà pourquoi, je disais qu'il faut une certaine pédagogie. Il faut expliquer aux Guadeloupéens, Martiniquais, Guyanais pourquoi il faut qu'ils utilisent les applications de streaming. Il faut bien leur faire comprendre que même le jeune ou ton voisin à côté de chez toi qui fait de la musique, fait lui aussi partie de l'industrie musicale. Du coup, quand tu ne finances pas cette industrie même à hauteur de 5€ ou 10€ / an, tu pénalises le chanteur et tu lui retires de quoi manger surtout avec cette pandémie de Covid-19. C'est une perte de revenues énormes pour les artistes. Sans les streams, l'artiste quant à lui, ne pourra pas aller démarcher des majors et leur prouver que sa musique à la côte, ce qui fait qu'il n'aura pas de signature. En n'utilisant pas ces applications musicales, on pénalise nos artistes qui ont besoin de cela pour avoir une assise au niveau national. Lors que l'on voit que Were Vana a fait plus de 15 millions de streams, c'est énorme. Du jamais vue pour un artiste antillais. Nous pouvons compter ces rares artistes Antillais qui ont fait ce genre de chiffres, alors il y a Kalash, Were Vana que j'ai cité Jahyanai King et Bamby. Vous voyez, ils ne sont que cinq à avoir des scores affolants sur les streams et à avoir eu des disques d'or grâce au streaming. Quand tu vois des artistes comme Fanny J ou des Stony dans le Zouk qui sont très connues et qui pourtant, n'ont obtenu aucun disque d'or grâce au streaming. Même Kassav' j'en doute. Je me dis qu'il y a quelque chose à faire.



TLFWI : Dans ce cas, peut-on dire que le streaming remplace et a plus de valeur que les disques physiques ? Face à tous ces problèmes, nos artistes ne sont-ils pas les plus lésés ?




Glawdys Kerhel : Qui utilises encore le cd ou vinyles ? ( rires ) Si vous le faites, désolé de vous le dire mais vous avez déjà un certain âge (rires). Petite anecdote, l'an dernier dans un gala, on nous a donné les cd d'un artiste à ganger. Je me suis dit " ok, on peut les faire dédicacer etc mais un jeune, il va écouter le cd dans quoi ? Cela ne se vend presque plus. L'écoute de la musique à évoluer à partir du moment où, Appel a inventé le Ipod, ça a bouleversé l'industrie. Puis, lorsqu'ils ont créé l'Iphone, ils n'avaient même pas imaginé que ce bijoux technologique tuerait l'Ipod. De nos jours, plus personne n'écoute de la musique sur un autre support que son téléphone. A moins que cette personne soit mélomane. Moi, en ce moment, je suis dans une démarche où je veux acheter un tourne disques parce que je veux écouter des vinyles, mais maintenant, le téléphone joue ce rôle. Tout est intégré dans le mobile. J'ai réfléchis à cela, et je me suis dit, quand Apple est arrivé avec l'Ipod, c'était révolutionnaire mais le fait qu'il fallait avoir l'ipod, le store. Néanmoins une fois que les technologies ont débarqué que les smartphones sont arrivés, tout s'est combiné pour tuer l'Ipod et pour que les gens changent encore une fois leur façon de consommer la musique. Vous avez sans doute constater que je suis très technologie et quand j'analyse, je me dis ça va trop vite. Des fois, les gens te parlent d'une technologie, ce n'est pas clair car, tu n'as pas encore accès à cette réalité là. Souvenez vous quand, vous étiez petit, je présume que vous auriez aimé mettre pause à un programme au moment où vous vous absentez et le remettre quand vous revenez ? Aujourd'hui, c'est faisable. Tout ceci est possible grâce au streaming et aujourd'hui, tout le monde écoute de la musique, regarde des films depuis son téléphone. Autre chose importante, les artistes font très peu de télé. Aujourd'hui, un artiste fait un album, sort un clip, le met sur les plateformes d'écoute en ligne et c'est après que le clip sort sur les chaînes de télévision. Autre constat, je ne vois plus de gens aller à la FNAC, pour écouter des albums avant de les acheter. Maintenant, tu prends ton téléphone tu écoute l'artiste de ton choix, une fois, deux fois, trois fois, le nombre de fois que tu veux en toute tranquillité.



The Link Fwi : Merci Glawdys Kerhel pour ce bel échange.


Glawdys Kerhel : C'est moi qui vous remercie.





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