• ELMS

Tara Falla, une guadeloupéenne d'envergure internationale.

Tara Falla est une jeune femme pleine de rêves. Malgré son jeune âge, 24 ans, la jeune modèle guadeloupéenne mène une vie à 100 à l'heure. Entre Paris, Milan, Londres, New-York, elle enchaîne les défilés à travers le Monde. Elle a déjà posé pour de grandes marques internationales, on peut citer Giorgio Armani, Tommy Hilfiger, Dolce & Gabbana. De plus, elle a déjà été en couverture pour les plus grands magazines parmi lesquels, Elle USA, Elle India, 160G, Vogue Italia, Grazia, pour ne citer qu'eux. Elle n'a donc rien à envier aux plus grandes top-modèles. D'ailleurs, elle rêve de le devenir. Interview.



Devenir mannequin est le rêve choyé par de nombreuses petites filles dans le monde entier. Cependant, rares sont celles qui parviennent à le réaliser. Entre la question du physique qui sans se mentir, est l'atout principal, la notion de confiance en soi qui est un autre facteur clé de la réussite dans le milieu professionnel du mannequinat, les obstacles sont nombreux. Comme le dit si bien la parabole des noces, il y a beaucoup d'appelées mais peu d'élues.


Autre problème apparent, le manque de diversité, bien que ces dernières années le milieu ait fait quelques efforts d'ouverture vers des modèles moins typées européen avec des castings et des recrutements vers l'Asie, l'Afrique, l'Amérique du Sud et la Caraïbe notamment la Caraïbe francophone dont la Guadeloupe et la Martinique. Malgré les nombreuses difficultés qui jalonnent le monde de la mode, quelques unes sont parvenues à se frayer un chemin et à faire de leurs noms une valeur sûre. Parmi elles, certaines sont devenues de vraies icones internationales, on pense à Naomie Campbell, Tyra Banks, Beverly Jonhson, Chanel Iman, Daniela Braga, Jourdan Dunn ou encore Iman... Autant de noms qui ont marqué l'histoire contemporaine de la mode et qui aujourd'hui encore sont de véritables références pour ces petites filles issues de la diversité.


Parmi la nouvelle génération de modèles, celle que nous allons vous présenter, fait partie des rares qui peuvent dire : " je suis mannequin". Vous la connaissez ou, sans doute, vous avez déjà entendu parler d'elle. Son nom est déjà synonyme de réussite dans le milieu. Elle, c'est Tara Falla. Du haut de ses vingt-quatre ans, la jeune modèle guadeloupéenne mène une vie à 100 à l'heure. Entre Paris, Milan, Londres, New-York, elle enchaîne les défilés à travers le Monde. Elle a déjà posé pour de grandes marques internationales telles que Giorgio Armani, Ralph & Russo, Guo Pei, Tommy Hilfiger, Serkan Cura, Grimaldi, Yanina et Elisabetta Franchi, Dolce & Gabbana. De plus, elle a déjà été en couverture pour les plus grands magazines citons Elle USA, Elle India, 160G, Vogue Italia, WAD, Flaunt , Fguk Magazine, Grazia, Instyle Russia, Marie-Claire, Madame Figaro, NK Still Magazine etc. Elle n'a donc rien à envier au plus grandes top-modèles. D'ailleurs, elle rêve de le devenir.




The Link Fwi : Bonjour Tara, bienvenue sur The Link Fwi. Nous allons parler de toi de ta carrière de jeune mannequin. Premièrement, peux-tu te présenter à nos lecteurs et lectrices ainsi qu'à tous ceux qui ne te connaissent pas encore ? D'où viens-tu et quel âge as-tu ?


Tara Falla : Bonjour à tous et à toutes, je m’appelle Tara Falla, j’ai 24 ans et je suis mannequin. Je suis Guadeloupéenne mais j’ai vécu la majorité de ma vie en France Hexagonale plus précisément à Paris. Je suis mannequin professionnelle et par conséquent, je voyage beaucoup dans le monde pour mon travail.


TLFWI : Pourquoi Tara ? D’où vient ce pseudo qui est devenu depuis une marque de fabrique ?


T.F : J’ai pris le pseudo Tara Falla pour faire une différenciation entre le personnel et le professionnel. J’étais déjà au courant que le monde de la mode pouvait être très dure mentalement et je pense que, le fait de prendre ce pseudo m’a permis de surmonter et me détacher de la négativité que j’ai pu rencontrer, surtout à mes débuts. Maintenant je suis contente d’avoir ce pseudo car, je peux garder ma bulle personnelle et tout donner dans le professionnel avec Tara.



Tara By Lenny GUETTA

The Link Fwi : D’où vient cette passion pour la mode ? Qu’est-ce qui t’a donné l'envie de devenir modèle ?


Tara Falla : La mode m’a toujours intéressée. Ma première inspiration était ma mère, qui adore le luxe et s’habille extrêmement bien à petit prix. Par contre, je ne pensais vraiment pas devenir mannequin. Ma famille m’avait toujours dit que je devais me lancer au vu de mes mensurations mais je disais toujours que je n’étais pas intéressée même si je ne savais pas encore ce que je voulais faire en grandissant. Après avoir rencontré mon agent Steeven et a être entourée de mannequin lorsque je travaillais à Abercrombie & Fitch, j’ai commencé à m’intéresser de plus en plus à cet univers.



TLFWI : Comment es-tu entré dans ce milieu qui fait rêver tant de jeunes filles ?


T.F : Comme je l'ai mentionné, je n'avais aucune intention de devenir mannequin. C'est tout à fait par hasard que je suis entré dans le milieu. C'est grâce à mon agent Steeven, que j’ai rencontré au Sephora des Champs Élysées après le travail. Il m’a abordé et m'a proposé de travailler avec lui car il voyait en moi du potentiel et trouvait que je ressemblais à une de ses anciennes mannequins, Mélodie Monrose qui était à ce moment-là dans la campagne Mac Cosmetic. J’ai eu confiance en lui. Il fallait juste que j’arrive à convaincre ma mère de me laisser travailler avec lui. Elle a accepté très vite. Je dois ma carrière à Steeven, sans lui je ne pense pas que je serais arrivé jusqu’ici aujourd’hui.







The Link Fwi : Quelles sont les modèles nationales ou internationales qui t’ont le plus donné l’envie de devenir modèle ?


Tara Falla : A vrai dire, il n’y en a pas une réellement qui m’a donné le plus envie car je ne m’intéressais pas du tout à ce métier et d'ailleurs, je ne savais même pas qu'être mannequin était un métier (rires). Néanmoins, si je devais donner un nom, je dirais : Naomie Campbell, quand j’ai su qui c’était et que je me suis intéressé à sa carrière qui a été longue et prestigieuse, elle m'inspire.


Dolce-and-Gabbana défilé Automne 21

TLFWI : Du coup, quels sont les magazines ou les photographes avec lesquels tu as déjà travaillé ou posé ?


T.F : Alors là, la liste commence à être longue (rires). Non plus sérieusement, j'ai posé et je suis apparu notamment dans le : Elle USA, Elle India, 160G, Vogue Italia, WAD, Flaunt , Fguk Magazine, Grazia, Instyle Russia, Marie-Claire, Madame Figaro, NK Still Magazine, Sicky Magazine, Ubikwist Magazine,Glamour SA, Dansk, Harper’s Bazaar Quatar. J'espère que je n'ai oublié aucun.



The Link Fwi : Et quelles sont les marques nationales ou internationales pour qui tu as posé ou défilé ?


Tara Falla : Alors, j'ai posé pour, si je m'en souviens bien : Ralph & Russo, Armani privé Haute Couture, Giorgio Armani, Emporio Armani, Guo Pei, Tommy Hilfiger, Serkan Cura, Grimaldi, Yanina Couture, Gmbh, Hogan, Libertine, Rahul Mishra, Carmen Marc Valvo, Issey Miyake, Neem Khan, Alexis Mabille, Milly, Tadashi Shoji, Jacquemus, Talbot Run-off, Agnès B, Vibetta, Ermano Scervino, Icerbeg, Tibi, Daks, Charlotte Olympia, Temperley London, Jasper Conran, Osman, Ashish, Drome, Neith Nyer, Cinq à Sept, Ryan Roche,Vivienne Tam,Fashion Guerilla, Leonard, Noir Kei Ninomiya, Antonio Marras, Andrew GN, Tezenis, System, Victoria Toma, Ulyana Sergeenko, Nicole Miller, Marco de Vincenzo, Christian Siriano, Laquan Smith, Yohji Yamamoto, Elisabetta Franchi, Dolce & Gabbana...


TLFWI : ah ouai tu as déjà posé pour les plus grandes marques et quels ont été tes premiers défilés ?



T.F : J’ai eu de la chance de pouvoir commencer pendant la Haute Couture de Paris pour Ralph & Russo, Serkan Cura Couture. Je garde de bons souvenirs de mes premières expériences.



The Link Fwi : Tu parles de premières expériences mais quels ont été ton plus beau souvenir et bien sûr ton plus mauvais ?



Tara Falla : Mon plus beau souvenir est de loin ma vie à New-York. Oui, j'ai vécu à New York et là-bas, j'ai eu l’occasion de faire des rencontres magnifiques avec des personnes humaines et vraies, mais aussi d’avoir dans toute ma carrière travailler avec des marques exceptionnelles. J'ai aussi rencontré de grands designers comme Giorgio Armani ou bien les designers de Dolce & Gabbana. Après, si je devais parler de mon plus mauvais souvenir, il n’y en a pas un en particulier mais juste que parfois cela peut être très difficile de se prendre des refus alors que tu parcours des villes entières pour rencontrer des directeurs de casting et des designers, cela peut être très dure sur le moral.


Tara By Urivaldo LOPES

TLFWI : Peux-tu nous parler de l’ambiance dans les fashion-weeks ? Comment es-tu sélectionné par les marques ?



T.F : L’ambiance pendant les fashion-weeks peut être très hectique. Je m'explique, on doit courir partout entre les différents castings, les fittings ( NDLR : les essayages), les défilés, les shows, mais une fois qu’on est sur le podium en train de défiler, c’est magique. Personnellement, je me concentre que sur ma démarche et ce qui peut mettre le vêtement que je porte en valeur. Et pour être sélectionné par les marques, il faut déjà rencontrer le directeur de casting qui est avec son équipe ou bien même avec le designer en personne. Il faut donner son composite qui est notre carte de visite. Parfois ils nous demandent de marcher ou parfois non. Bien souvent, on nous demande de prendre deux, trois photos avec des polaroids afin qu’ils puissent garder nos photos avec eux pour le show. Si on est sélectionné, on fait d’abord un fitting, un essayage, pour voir si les vêtements nous vont et puis si c’est le cas direction le show, le défilé. Là, les regards sont braqués sur toi. Honnêtement, j'aime ce que je fais, c'est comme un rêve éveillé. ( rires)


The Link Fwi : Quelles sont celles donc les Fashions-Weeks auxquelles tu as participé ?


Tara Falla : Depuis que j'ai commencé en 2015, j'ai participé à énormément de Fashion-Weeks. J'ai débuté par la Haute Couture à Paris. Puis, il y a eu la fashion-week Prêt-A-Porter à New York. Ensuite, j'ai enchainé avec Londres, Milan et Paris en septembre 2015 et depuis, je ne fais que ça.



Tara Falla pour KIM



TLFWI : En tant que mannequin noire dans le milieu professionnel as-tu déjà été confronté à du racisme ? Et quel accueil réserve t'on aux filles noires ?


T.F : En tant que mannequin noire dans ce milieu ce n’est pas toujours facile. Lorsque j’ai commencé, il a d'abord fallu que je me défrise les cheveux pour que je me fonde dans la masse. Un peu à l'image de la société occidentale et ses codes et sa vision qu’une femme noire ne devrait pas porter ses cheveux naturels. Evidemment, j’ai déjà été confronté à du racisme comme dans chaque domaine d’ailleurs, ce qui est malheureusement une réalité pour la femme noire. Aujourd’hui, nous sommes mieux acceptés dans ce milieu. Le fait de voir énormément de mannequins garder leurs cheveux naturels est un grand pas. Beaucoup de marques aussi prennent plus de femmes noires pour leurs shows et autres projets. Je trouve que le monde de la mode devient de plus en plus inclusif par rapport à mes débuts, mais il reste encore beaucoup de travail à faire pusiqu'il y a encore la question du « quota » à combler pour ne pas se faire épingler par les médias et notamment sur le net.


The Link Fwi : Comment gères-tu ta carrière ? As-tu un agent ? Comment décroches-tu des contrats ? Est-ce que ce sont les magazines, les créateurs ou les photographes qui te contactent ou c’est toi qui te mets en valeur ?



Tara Falla : J’ai de la chance d’avoir une équipe exceptionnelle derrière moi qui m’aide à gérer ma carrière. J’ai mon agent qui m’a repéré depuis le début, Steeven Jean-Yves Zamor. Il s'occupe de faire la relation entre mes différentes agences dans le monde et moi. Il gère aussi mon emploi du temps et capitalise au mieux mes contrats. Ceux qui se confirment se font via mon équipe. Ils me proposent à des clients, montrent le travail que j’ai déjà effectué et moi, je n’ai plus qu’à me rendre sur les lieux du shoot, du défilé et à donner 100% de moi-même au client.

TARA By Gilad SASPORTA


TLFWI : Tu es née en Guadeloupe, mais tu a toujours vécu à Paris, on sait que tes parents sont marie-galantais plus précisément, quelle place occupe la Guadeloupe dans ta vie et comment tentes-tu de la faire rayonner à l’international ?


T.F : La Guadeloupe occupe une grande place dans mon cœur. Toute jeune, j’y allais très régulièrement avec ma famille. Mon seul regret c’est de ne pas y être retournée pendant 10 ans, mais je compte bien ne pas refaire la même erreur et d’y retourner chaque année et utiliser ma plateforme pour la faire découvrir car, c'est une merveilleuse île que le monde entier devrait connaître. J’ai déjà commencé au début de cette année à montrer les beaux paysages de l’île sur mon Instagram et beaucoup de personnes ont été charmées par les décors, les paysages les plages etc et ça me rend très fière.



The Link Fwi : Comment te vois-tu dans cinq ou dix ans ? Penses-tu devenir un supermodel à l’image des Tyra Banks, Maria Borges, Naomi Campbell, Iman, Cindy Bruna, Joan Smalls ou Jourdan Dunn ?



Tara Falla : Honnêtement, ce serait un rêve et j'espère réellement me hisser dans le cercle très fermé des supermodels. Steeven y croit et me pousse tous les jours en ce sens. J’aime beaucoup les présentations vidéos dans les cosmétiques, pourquoi pas avoir mon émission Mode/Beauté. ( rires)



TLFWI : Avec l’actuelle pandémie de la COVID-19, l’année 2020 a été assez particulière. Le monde entier s’est un peu mis sur pause, comment as-tu vécu l’arrêt de toutes ces activités notamment au niveau professionnel ?


T.F : Pour moi l’arrêt de mes activités professionnelles m’a fait énormément de bien parce qu'à ce moment là, je voyageais beaucoup et j'avais peu de temps pour moi-même. J’ai pu me recentrer, me redécouvrir et rétablir mes objectifs de vie. Parce que je commençais à me perdre. Et j’ai eu de la chance de ne pas avoir été trop affecté financièrement car j’avais enchaîné pas mal de contrats avant ça. Quant à la reprise, elle aussi s'est bien déroulée. J’ai réussi à garder ma clientèle et même m’en faire une nouvelle.





The Link Fwi : Tu es très présente sur les réseaux sociaux, ces outils sont-ils importants pour toi dans la poursuite de tes objectifs ? Comment les utilises-tu ?



Tara Falla : Les réseaux sociaux sont devenus notre portfolio en tant que mannequin. C'est grâce à eux, que je rencontre beaucoup de clients qui m’ont découverte via mon Instagram et qui ont contacté mon agent ou mes agences. Je pense que c’est une bonne porte pour de nouveaux projets.


TLFWI : Quels seraient tes conseils pour une jeune antillaise qui souhaite entrer dans le milieu de la mode ?



T.F : Je conseille à tout le monde de ne pas se précipiter dans ce monde en pensant que c’est facile d’être mannequin, cela reste un travail qu’il faut prendre très au sérieux. Oui, c’est un travail un peu plus facile que d’autres car tu voyages et tu rencontres énormément de gens exceptionnels mais cela peut être très dur sur le moral par moment surtout si on est déjà fragile. Il faut savoir aussi qu'au début, les revenus ne sont pas constants, on ne se fait pas 1 millions d’euro dès le début. On peut habiter avec des mannequins dans des appartements plutôt médiocres. Mais si c’est ce que vous voulez faire et que vous croyez en vous ou que vous avez un entourage qui va vous permettre d’avoir les pieds sur terre, lancez-vous. Commencez à démarcher des agences et surtout tenez le coup. Surtout, mon deuxième conseil serait de ne pas changer sa personnalité pour plaire aux autres. En gros, restez vous-même. AU NATUREL (rires)


The Link Fwi : Tara Falla merci !


Tara Falla : c'est moi qui vous remercie.







Tara FALLA for GLAMOUR SOUTH-AFRICA S/S 2017



Tara FALLA - REPORTAGE - 12H45 sur M6