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Une paire de basket signée Marie-José Pérec

D'ordinaire, lorsque l'on parle de sneakers on pense au Basketball. Il faut dire que les basketteurs américains ont été et sont encore aujourd'hui les précurseurs du domaine. Apparues au début des années 1980, le marché des sneaker est en perpétuel évolution et conquiert chaque année de nouveaux adeptes. Il y a les inconditionnelles Jordans, puis les Kobes, les Lebrons, les Melos, les Durants...Il faudra désormais compter sur la sneaker signée par la championne guadeloupéenne Marie-José Pérec. Il s'agit d'un partenariat entre l'équipementier américain et la Gazelle.



Abordable ou à prix d'or, colorée ou sobre la Sneaker est un véritable phénomène de mode et de société . Symbole de ce siècle mondialisé où les frontières sont abolies, la sneaker est partout; sur les parquets des gymnases de basket aux trottoirs des grandes métropoles d'Amérique du Nord, d'Europe, d'Asie et même d'Afrique, au boulot comme sur les pistes des discothèques, mais aussi sur les podiums des défilés des Fashions Week, elle est partout ! Rien ne l'arrête, pas même les crises économiques ou sanitaires que nous avons traversé ces dernières années. Depuis son lancement au début des années 1980 le marché de la sneaker ne fait que croître tandis que le marché des autres chaussures est lui, déclinant.


Pour la petite histoire, pendant les années 1970, alors que les cultures urbaines et hip-hop se développent, les amateurs de breakdance recherchent des chaussures confortables et au style soigné pour effectuer leurs enchaînements sans accroc. Ils se tournent vers les paires de sneakers, qui par leur esthétisme, leur résistance et leur confort sont plus adaptées pour eux. Très vite les paires de sneakers vont conquérir les parquets de basket avec de partenariats signés entre les marques de sportwear et les légendes du basketball. Des deals à plusieurs dizaines de millions de $. Le premier basketteur à franchir le pas est évidemment le légendaire Michael Jordan. C’est en 1984 que le joueur des Chicago Bulls signe son premier contrat avec Nike, avant de lancer un modèle à son nom : la Nike Air Jordan One. Bien plus qu’une simple collaboration éphémère, ce modèle est bel et bien l’un des plus mythiques de la marque. Depuis le lancement de la collection, plus de 100 millions de baskets Jordan se sont vendues dans le monde. Le n°23 des Chicago Bulls inspirera d'autres joueurs tels Iverson, Kobe Bryant, Lebron James, Carmelo Anthony, Kevin Durant etc. Depuis une bonne dizaine d'années, les stars du Hip Hop américain se sont eux aussi lancés dans ce marché juteux. C'est notamment le cas du rappeur et compositeur Kanye West avec sa fameuse Yeezy, sortie en 2015 en collaboration avec Adidas. Le chiffre d’affaire de la marque a été évalué à 1,5 milliards de dollars en un an (sur l’année 2017) des résultats qui lui ont permis d'intégrer la liste des milliardaires. D'autres rappeurs ont eux aussi signé des sneakers c'est le cas de Jay-Z et sa collaboration avec Nike, à travers les Air Force One "All Black Everything" et Pharrell Williams qui a collaboré avec Addidas à plusieurs reprise.


Le marché de la sneaker a surtout engendré des millions de fans à travers la planète capables de payer une paire de chaussures à plus de 500, 600 voire 800€. Cependant, au-delà du prix, la sneaker est avant tout un objet de collection qui s'échange, se revend ou se conserve. Le succès est sans conteste. En 2018, l'industrie de la Sneakers était de 55 milliards $ que se partagent les mastodontes Nike et Addidas. Sur l’année 2017, l'équipementier allemand a enregistré une augmentation de son chiffre d’affaire de 14,8%, pour atteindre les 21,2 milliards d’euros. Le territoire numéro un des ventes reste l’Europe de l’Ouest avec 5,9 milliards d’euros, devant l’Amérique du Nord avec 4,3 milliards d’euros. Tandis que son rival nord-américain, pour son année fiscale 2018 (de juin 2017 à mai 2018), affichait un chiffre d’affaire à 36,6 milliards de dollars. Des revenus en augmentation de 6% par rapport à l’année précédente. En détails, 22,2 milliards de dollars proviennent de la seule vente des baskets et 10,7 milliards du textile. Les principales ventes se font en Amérique du Nord, ce qui représente 10,4 milliards de dollars, suivi par l’Europe de l’Ouest pour 9,2 milliards.  Selon BFM Business : " Rien qu’en France, 150 marques ont débarqué sur le marché ces cinq dernières années, selon la FFC. Et en seulement un an, les ventes de sneakers ont progressé de 5,5 millions d’euros. "


Une Sneaker signée Marie-José Pérec :



D'ordinaire, lorsque l'on parle de sneakers on pense au Basketball ou aux rappeurs, il faudra désormais compter sur la sneaker signée par la championne guadeloupéenne Marie-José Pérec. Il s'agit d'un partenariat entre l'équipementier américain Reebok et la Gazelle. L'ancienne record woman l'a annoncé sur son Facebook.


L'ancienne sprinteuse Guadeloupéenne qui a pulvérisé tous les records sur piste durant sa carrière est donc la première sportive française à se lancer dans business de la sneaker. Sponsorisée par la marque Reebok du temps où elle affolait les compteurs, c'est donc un retour aux sources pour celle que l'on surnomme la Gazelle. La Guadeloupéenne au palmarès incroyable en athlétisme, 4ème femme la plus rapide de tous les temps et surtout, seule athlète française à être triple championne olympique : en 1992 aux Jeux de Barcelone sur 400 mètres et deux fois aux Jeux d'Atlanta en 1996 sur 400 mètres et 200 mètres, se diversifie donc. Après avoir été consultante pour l'Equipe, elle rentre dans le milieu fermé des sneakers.


Fière de ses racines, de son origine et son île natale, avec la marque américaine, elle donne naissance à une chaussure à son image et à celle de sa Guadeloupe. Sur ces baskets peu ordinaires, on trouve une semelle intérieure unique qui comprend la phrase imprimée « GWADA » avec un imprimé à l'effigie de la coureuse tricolore.





Sur les talons, on retrouve une citation : "Ce Qui Ne Vous Tue Pas Vous Rend Plus Fort" (Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort), tirée d'une publicité Reebok de 2000, mettant en avant Marie-José Pérec. La palette de couleurs est inspirée des bâtiments des Caraïbes blanc/blanc cassé. Le graphisme en spirale sur la semelle intérieure et la semelle extérieure est le même que celui utilisé sur les uniformes aux Jeux de 1996 à Atlanta, où Reebok était le sponsor principal. Trois subtiles étoiles d’or sur le devant de la chaussure représentent les trois médailles de l'ancienne athlète aux Jeux de 1992 et de 1996.


Vous l'aurez compris à travers cette sneaker Marijo retrace son histoire et ses palmarès. Une basket unique qu'il faudrait se procurer assez rapidement.


A lire ou à relire notre article biographique sur Marie-José Pérec




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